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Facteurs de pianos en France
PAPE Jean-Henri
de Paris
(°1815)
Doué des plus heureuses dispositions pour les arts mécaniques M. Émile Pape montrait une rare intelligence pour la facture des instruments, et tout fait présumer qu'il aurait un jour dignement continué la haute réputation de son père." Revue et gazette musicale de Paris, 1843, p. 293 (gallica.bnf.fr)
TENTATIVE DE SUICICE PAR DÉLICATESSE
Ces impressions agirent sur ce malheureux d'une manière funeste et blessaient cruellemont son amour-propre et sa délicatesse. Il ignorait, hélas que M. Pape, pour lui tenir compte de ses anciens services, s'occupait de lui, au contraire, avec sollicitude, et pour assurer le repos de sa vieillesse allait lui confier un emploi paisible, que son grand âge et ses infirmités ne l'auraient pas empêché de gérer.
Encore huit jours, et Martin était le plus heureux des hommes; mais il
'n'en savait rien, et, cédant à la sombre mélancolie qu'il nourrissait
depuis longtemps, il résolut d'en finir avec l'existence. On peut juger de l'impression qu'éprouvèrent ceux qui lus premiers aperçurent le pauvre ouvrier, dont tout le corps était; inondé de sang. Un médecin fut appelé aussitôt, et tous les soins lui ont été prodigués. Mais l'état de ses blessures est tel, qu'on à fort peu d'espoir de le rappeler à la vie. Il a été transporté dans un hospice." La Presse, 11/08/1847, p. 2 (gallica.bnf.fr)
PAPE NEVEU
Je termine en ce moment un nouveau piano avec des perfectionnements
très-importans, et j'enverrai aussitôt que possible chez M. Loddé,
marchand de musique, qui s'empressera de le faire connaître à Orléans.
Recevez, etc. H. Pape."
Journal
du Loiret, 15/08/1853, p. 3 (Aurelia.Orleans.fr) - Voir
Le sieur Pape, facteur de pianos, frère du célèbre célèbre de ce nom, sortait, - vers dix heures du soir, d'un café rue des Martyrs, 84, lorsque involontairement il coudoya un individu qui passait au même moment devant la porte qu'il refermait derrière lui. Cet individu interpella auusitôt le sieur Pape dans des termes les plus grossiers, et celui-ci, après avoir vainement cherché à s'excuser, voyant que, loin de calmer cet adversaire, ses excuses ne faisaient que le rendre plus injurieux, prit le parti de s'éloigner sans lui rien répondre d'avantage. Mais ce n'était pas le compte de cet homme. Sans cesser d'adresser au sieur Pape des injures, il se rua sur lui et le frappa avec tant de violence qu'il le jetà à la renverse sur le trottoir où, dans sa chute, celui-ci se cassa le bras gauche à l'hauteur de l'articulation de l'épaule. Arrêté par les temoins indignés de cette odieuse attaque, cet individu a été conduit à la préfecture de police, où il a déclaré se nommer B., et être ouvrier charron." La Presse, 21/01/1854, p. 2 (gallica.bnf.fr)
INCENDIE
Le feu fut bientôt étéint, mais on s'aperçut, vers une heure, qu'un nouveau sinistre plus sérieux cette fois venait d'éclater. Les flammes envahissaient déjà le bâtiment dans toute sa longueur, et en peu d'instants l'incendie, favorisé par l'état de vétusté des constructions, se propagea avec violence, de façon à inspirer de vives inquiétùdes pour les maisons voisines, pour la plupart construites en matériaux légers et fort anciennes. De prompts secours ont été apportés par les sapeurs-pompiers des postes de la rue Coq-Héron, du Louvre de la rue Neuve-des-Bons-Enfants et de la Lingerie. Le commissaire de police du quartier du Palais-Royal avait organisé des chaînes, et l'officier de paix de l'arrondissement avait pris toutes les mesures d'ordre nécessaires. On a pu ainsi se rendre maître du feu après une heure et demie de travail. La toiture de la maison, les combles, et une partie du 4° étage ont été entièrement consumés. On ignore encore le chiffre du dommage et la cause de l'incendie, qui cependant paraît être accidentelle. Tout était assuré." La Presse, 13/09/1860, p. 3 (gallica.bnf.fr)
Les voleurs
A Asnières, comme partout, les Prussiens se sont ignoblement conduits. Ils ont dévalisé la manufacture de pianos de la maison Pape, démontant les machines et les emportant avec tous les outils des ateliers et tous les bois de réserve. M. Pape, vieillard de 80 ans, a été au trois quarts étranglé. Un piano qui avait été enlevé à la pension Tanquerel, n'a pas été emporté l'officier qui l'avait choisi l'ayant trouvé trop faux, en a fait chercher un autre par ses soldats, et après en avoir essayé une dizaine, il a jeté son dévoulu sur celui de la diva Thérésa." Le Petit Journal, 13/03/1871, p. 2 (gallica.bnf.fr)
Henri PAPE
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