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PFEIFFER Jean François Antoine
à Paris (°1814)

1822

"PFEIFFER (J.), Pianos et Harpes, rue Montmartre, no. 18. Facteur de forte-pianos de S. A. R. Monseigneur le Duc d'Angoulème. Cet artiste, breveté et encouragé déjà par le gouvernement dans les années 1806 et 1807; obtint la médaille d'argent à l'Exposition de 1819.

Voici les termes du rapport fait sur ses travaux :

« M. Pfeiffer a perfectionné le piano carré qui, jusqua lui, était demeuré inférieur au piano à queue. Par sa construction, le piano carré était borné à une courte table d'harmonie.

M. Pfeiffer, le premier, l'a fait à longue table avec une mécanique qui règne sur une seule ligne, d'un bout à l'autre du clavier ; il a aussi introduit dans les détails de la mécanique des améliorations qui en rendent le son plus net. Les pianos carrés de M. Pfeiffer sont recherchés dans les pays où, jusqu'à ce jour, on ne se servait que de pianos à queue.

Les premiers professeurs de Paris donnent la préférence aux pianos de M. Pfeiffer.

Il confectionne aussi des harpes d'une nouvelle invention, dont l'ingénieux mécanisme est due M. Brimmeyr." Bazar parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et fabricans de Paris : offrant l'examen de leurs travaux, fabrications, découvertes, produits, inventions, etc. : ouvrage utile à toutes les classes de la société, 1822-23, p. 415-416 (Gallica)

"Pfeiffer, fact. de M. le duc d'Angoulème; il a perfectionné le piano carré, borné à une courte table d'harmonie: le premier il l'a fait à longue table avec une mécanique qui regne le long du clavier, et a donné, par d'autres améliorations, plus de netteté aux sons, [...], r. Montmartre, 18." Almanach du commerce de Paris, Duverneuil, 1822, p. 447 (Gallica)

"Dans la note insérée sur le concert de M. Mansui nous avons omis de pailer d'un piano carré à six octaves et demie, d'une structure élégante et nouvelle, et dont les qualités intérieures nous ont paru très-remarquables.

On doit cet instrument à M. Pfeiffer, facteur de forte-piano, rue Montmartre, n. 18, et qui a obtenu le premier prix à l'Exposition de 1819." Le Miroir des spectacles, des lettres, des moeurs et des arts, 28/05/1822, p. 4 (Gallica)


1826

"PFEIFFER (J.), rue Montmartre, n. 18. Facteur de pianos de S. A. R. Mgr. le Dauphin ; il est le premier qui ait réusi à nous affranchir du tribut que nous paions à l'Allemagne et à l'Angleterre pour leurs pianos.

Les améliorations qu'il apporta furent graduelles ; mais il est enfent parvenu à perfectionner le piano carré de telle manière qu'il produit des sons aussi beaux, aussi vigoureux et aussi veloutés que lesont ceux du piano à queue.

Les instrumens sortis de ses ateliers sont préférés par nos premiers professeurs, recherchés dans les pays ou l'on nese servait que de pianos à queue.

Il confectionne surtout des pianos à deux cordes, d'un quart meilleur marché que les autres qui font le charme des amateurs. Ce qui prouve d'ailleurs autant en sa faveur c'est que jamais ses instrumens ne sont vendus comme pianos de hasard.

M. Pfeiffer, encouragé par le Gouvernement en 1806 et 1807, reçut en 1819 une A [médaille d'argent] et les éloges les plus flatteurs du Jury. En 1823, son piano fut joué dans le Louvre tous les jours de l'Exposition ; et le Jury, frappé du mérite de cet instrument, ne confirma pas seulement la même récompense à l'auteur, mais il décerna une seconde A [médaille d'argent] : la plus haute distinction accordée à ce genre d'industrie.

M. Pfeiffer confectionne aussi les harpes de nouvelle invention, dont l'ingénieuse mécanisme est dû à M. Brimmeyer : par son moyen, l'enfant le plus faible pour accorder seul un de ces instrumens, sans effort et sans que les chevilles puisse bouger." Bazar parisien, ou Annuaire raisonné de l'industrie des premiers artistes et fabricans de Paris : offrant l'examen de leurs travaux, fabrications, découvertes, produits, inventions, etc., 1826, p. 442 (Gallica)


1827

"Avant que M. Pfeiffer, facteur d'instrumens, rue Montmartre, n. 18, eût perfectionné le piano à longue table, cet instrument était considéré comme inférieur de beaucoup au piano à queue; c'est maintenant à ceux de M. Pfeiffer que les premiers professeurs donnent la préférence.

Il vient d'exposer, sous le n. 830, quatre nouveaux instrumens de son invention.

Savoir le premier piano à queue, transpositeur d'un ton (nouvelle construction); le second, piano à trois cordes, transpositeur (nouvelle mécanique); le troisième, piano à deux cordes (nouvelle mécanique); le quatrième, piano à deux cordes, petit patron.

La transposition de ton dans ces pianos s'opère par le touché du pied sur la pédale de droite, et est retenu par un locto du même côté droit, situé à la joue du clavier afin que le musicien ne soit pas gêné par l'attention de tenir constamment le pied sur la pédale pour faire revenir le ton naturel il ne faut qu'appuyer sur le petit locto, et le clavier reprend sa première position." Le Figaro, 25/08/1827, p. 1 (Gallica)


1829

"Pfeiffer, facteur de pianos et harpes, facteur du Dauphin, a perfect. le piano carré, r. Montmartre, 18." Almanach du commerce de Paris, Duverneuil, 1829, p. 142 (Gallica)


1836

"Inventeur de la harpe d'Itale, nouvel instrument pour l'accompagnement du chant, à quatre octaves." Agenda musical pour l'année 1836: contenant tous les renseignements utiles aux amateurs de musique et aux artistes, Volume 3, 1836

"50 pianos neufs et d'occasion, plusieurs harpes, et autres beaux meubles de salon, à vendre pour cause de changement du domicile de M. Pfeiffer, facteur de pianos, rue Neuve-St-Augtin [sic], n. 20, les 26 et 27 décembre 1836, heure de midi; exposition publique les 23, 24 et 25, par le ministère de M. Amaury, commissaire-priseurs." Le Ménestrel, 25/12/1836, p. NP (Gallica)

1837

"L'établissement de M. PFEIFFER, l'un de nos premiers facteurs de pianos, fournisseur de S. A. R. madame Adélaïde, et qui était situé rue Neuve-Saint-Augustin, n° 20, vient d'être transporté rue Montmartre n°132, à peu de distance du boulevart." Gazette des salons : journal des modes et de musique, artistique, littéraire et théâtral, 1837 (Gallica)

"PIANOS ET HARPES D'ITALES. - M. PFEIFFER, facteur de pianos et harpes, ci-devant rue Neuve-St.-Augustin, n° 20, vient de transporter sa fabrique et ses magasins, rue Montmartre, n°132.

Les pianos PFEIFFER jouissent depuis long-temps d'une réputation justement méritée, tant pour la bonne confection que pour la qualué.

- On trouve sa a fabrique la harpe éolienne, instrument peu connu en France et qui a la propriété de-rendre des sons harmoniques de la plus grande variété quand on l'expose a un courant d'air ou sur un lieu élevé et bien aéré; le fabricant donnera les explications nécessaires pour obtenir tout ce qu'on peut désirer de cette harpe également agréable à la  ville et à la  campagne." L'Indépendant, 16/07/1837, p. NP (Gallica)


1838

"A MESSIEURS LES ARTISTES ET AMATEURS DE PIANO. - J. PFEIFFER, facteur de pianos, rue Montmartre, 132, breveté du roi, ayant obtenu le premier prix en médailles d'argent aux expositions de 1819 et 1823, ençouragemens confirmés par brevet, en 1827, a l'honneur de prévenir qu'il vient de confectionner un nouveau genre de pianos carrés, à deux et trois cordes, dont la construction est combinée de manière que la caisse est d'un tiers moins haute, et le fond à jour; ce qui est un grand avantage, à cause que le son sort plus librement par dessus et par dessous; ainsi qu'une nouvelle mécanique à l'anglaise, entièrement logée dans l'intérieur de la caisse.

Par ce moyen, rien ne peut être dérangé par qui que ce soit. Levant le couvercle et la fausse table, on ne voit rien que les cordes et les chevilles, par conséquent très-facile à accorder la force que le tirage des cordes exige étant très-près des cordes, lui donne une supériorité à tenir l'accord miéux que dans les constructions ordinaires.

Ce piano a encore l'avantage d'être plus léger que le piano ordinaire.

- Le prix en est très-modéré; ce qui n'exclut pas la beauté ni le fini du travail." L'Indépendant, 18/02/1838, p. NP (Gallica)

"M. Pfeiffer, facteur de pianos, breveté, rue Montmartre, 132, a eu l'heureuse idée de mettre en actions une combinaison nouvelle très-avantageuse pour les actionnaires, l'exploitation qu'il fait depuis trente-cinq ans des pianos fortes et des harpes.

Les capitalistes trouveront dans ces actions un placement sûr et très-lucratif. Les amateurs et les artistes y aurant des pianos supérieurs en grâce et en bonté à tout ce qu'on a fait jusqu'à ce jour." Le Vendeur : journal spécial des ventes et acquisitions d'immeubles, fonds de commerce, actions industrielles,... 18/11/1838, p. 4 (Gallica) et La Presse, 23/09/1838, p. 4 (Gallica)

"Pfeiffer, et harpes, @ 1819, 1823 et 1827, brev. du Roi, fourniss. de Mad. Adélaïde, pianos d'un nouveau genre sans fond, dont les caisses sont moins volumineuses et plus légères; inv. de la harpe ditale ; nouvel instrument pour l'accompag. du chant, a 4 oct., qui se joue sur les genoux et conduit à la grande harpe, r. Montmartre, 132." Almanach du commerce de Paris, 1838, p. 178 (Gallica)

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Pour les références voyez la page
Pianos français 1800 - 1829


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