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PFEIFFER & PETZOLD
à Paris (°1806)

1806

PARIS - "596. MM. PFEIFFER et compagnie, rue Neuve-Saint-Martin, n.° 7, Ont présenté un piano dont les cordes sont verticales, et qui donnent en général de beaux sons : une pédale sert à rendre des sons de harpe." Rapport du jury sur les produits de l'industrie française, présenté à S. E. M. de Champagny, ministre de l'intérieur ; précédé du procès-verbal des opérations du jury, 1806, p. 217

PARIS - "[...] et MM. Pfeiffer et compagnie, de la même ville, pour un Piano dont les cordes sont verticales, et donnent en général de beaux sons; une pédale sert à y rendre des sons de harpe." Dictionnaire des productions de la nature et de l'art ..., Volume 2, N° 1, 1809, p. 67

PARIS - "Piano vertical. - La forme verticale des pianos est très-ancienne et fut abandonnée en Allemagne pour la forme hocisontale, qui a enfin prévalu. Cependant le piano vertical offrait plusieurs avantages, parmi lesquels on peut citer celui d'occuper moins de place et la facilité de varier la forme de l'instrument.

MM. Pfeifer et Pezold [sic], fabricans d'instrumens à Paris, sont parvenus à perfectionner le mécanisme de ces pianos, et celui qu'on a vu à l'exposition de 1806 leur a mérité la faveur d'une mention honorable. Les sons en sont doux et mélodieux, comme ceux de la harpe la plus parfaite.

Le clavier est placé sur un des coins du triangle, et supporté tantôt par des colonnes, tantôt par des sphynx ou autres ornements.

Le mécanisme de l'instrument est très ingénieux, et la composition des marteaux paraît meilleure que l'ancienne. Cet instrument peut être placé dans un salon dans toutes les positions les plus commodes, de manière que l'exécutant ne tourne pas le dos aux spectateurs.

Une commission composée de MM. Adam, Gossec, Mèhul, Catel, Jadin, Berton et Kreutzer, a adressé un rapport très-favorable au ministre de l'intérieur sur cet instrument, qu'on peut voir et exaïniner chez MM. Pfeifer et Pezold, rue Vivienne, n° 14." Archives des découvertes et des inventions nouvelles: faites dans les ..., 1809, p. 373

PARIS - "Invention. — MM. Pfeiffer et compagnie. — 1807. —Le piano horizontal et à caisse triangulaire de M. Pfeiffer peut se placer contre les parois de l'appartement saus que l'exécutant soit obligé de tourner le dos aux auditeurs, ce qui arrive avec les pianos en usage, si on ne les isole pas ; le clavier de celui-ci se trouve placé sur l'un-des côtés du triangle.

Le mécanisme de cet instrument a paru à une commission composée de MM. Adam, Berton, Catel, Gossec, Kreutzer, Jadin et Méhul, ne présenter de différence avec les autres pianos, que dans l'application du renversement du clavier, et dans une nouvelle composition de marteaux que les auteurs annoncent devoir être meilleure." Moniteur, 1807, p. 795 et Dictionnaire chronologique et raisonné des découvertes, inventions, 1824, p. 338

PARIS - "Ceux-ci semblaient être condamnés à rester désormais dans leur état d'imperfection, lorsque MM. Pfeiffer et Petzold, alors associés, changèrent tout à coup les principes de leur construction, et obtinrent les plus heureux résultats.

La table sonore, qui précédemment n'occupait qu'une partie dela longueur de l'instrument, fut prolongée d'un bout à l'autre; la caisse fut élargie et permit de donner à la courbe du chevalet une direction telle que la longueur des cordes fut notablement augmentée, surtout dans le haut; un nouveau mécanisme, soigné dans tous les détails, fut calculé pour donner un levier considérable au marteau, afin qu'il frappât les cordes avec plus de force et en tirât plus de son.

Mais l'augmentation de force dans l'action du marteau, jointe à celle de la longueur des cordes, obligeait àdonnera celle-ci un diamètre plus considérable; or, plus les cordes sont grosses, plus elles montent difficilement, et conséquemment, plus leur tension fatigue l'instrument dans le sens de sa longueur.

Il faut donc proportionner la résistance de la caisse à l'action exercée sur elle : tout cela fut fait avec une sagacité et une précision remarquables, et pour prix de leurs efforts, MM. Pfeiffer et Petzold obtinrent des instrumens excellons, dont ils ont successivement perfectionné les détails, et qui satisfont maintenant les artistes les plus exigeans, soit sous le rapport du son, soit sous celui du mécanisme.

Depuis lors, tous les facteurs adoptant les mêmes principes, et les mettant eu pratique avec plus ou moins de succès, y ont seulement introduit quelques variétés, soit dans le mécanisme, soit dans des accessoires qui ont un but d'utilité spéciale.

Par exemple, M. Roller, aujourd'hui associé à M. Blanchet, ayant remarqué la difficulté qu'éprouvent tous les amateurs et même quelques professeurs à transposer sur-le-champ d'un ton dans un autre l'accompagnement de certains morceaux qui sont trop élevés ou trop bas pour les voix, M. Roller, dis-je, a voulu venir à leur secours en réduisant le tout à une simple opération mécanique.

Il a rendu son clavier mobile, afin qu'on pûl le transporter à volonté un demi-ton, un ton, ou un ton et demi plus bas, ou enfin tin demi-ton plus haut, en sorte que l'exécutant jouant la musique telle qu'elle est écrite transpose sans occuper son esprit d'un calcul difficile.

M. Pfeiffer a perfectionné ce mécanisme eu y appliquant une pédale; mais ses pianos ne transposent qu'à un demi-ton au-dessous, ce qui suffît dans l'usage le plus habituel. L'idée des pianos - transpositeurs n'était pas nouvelle.

MM. Erard et Pfeiffer en avaient exécuté autrefois dans lesquels la table sonore était une colonne verticale sûr laquelle les cordes étaient tendues, et qu'on pouvait tourner à volonté, de manière que le même marteau frappât telle note voulue.

Mais l'obligation de contraindre le bois pour lui faire prendre la forme cylindrique le privait de vibration, et l'on n'obtenait qu'un son défectueux. On avait donc été forcé d'abandonner cette invention." Revue musicale, Volume 1, 1827, p. 34-36

PARIS - "The instruments in question seemed condemned to make no further progress towards perfection, when MM. Pfeiffer and Petzold at once changed the principles upon which they had formerly been constructed, and obtained the most happy results.

The sounding-board, which before occupied but a portion of the length of the instrument, was prolonged from one end to the other; the body was enlarged, and afforded the means of giving such a direction to the curve of the bridge, that the length of the strings was considerably augmented, particularly in the higher ones; a new mechanism, carefully calculated in all its details, was devised for giving a considerable increase of power to the hammer, in order to enable it to act on the strings with greater effect, and bring forth a greater quantity of sound.

But the increase of power in the action of the hammer, joined to that of the length of the strings, rendered it necessary to give a greater diameter to the latter : now, the thicker the strings, with the more difficulty are they mounted, and consequently the more does their tension distress the instrument in respect to its length.

It was, therefore, necessary to proportion the resistance of the body to the action exercised upon it.

All this has been done with a cleverness and precision entitled to the highest admiration; and, as a reward for their efforts, MM. Pfeiffer and Petzold have obtained excellent instruments, the details of which they have successively continued to improve, and which now satisfy the most scrupulous artists, both with respect to sound and mechanism.

All our instrument-makers have since adopted the same principles, and carried them into effect with more or less success, merely introducing some variations in the mechanism, or in the accessory parts, with a view to some particular point of utility.

For instance, M. Roller having observed the difficulty experienced by all amateurs, and even by some professors, of instantly transposing from one tone into another the accompaniment of certain pieces, either too high or too low for the voice, has endeavoured to facilitate the same, by reducing the whole to a simple mechanical operation.

He has rendered his key-board moveable, in order that it may be transposed at pleasure a half-tone, a tone, or a tone and a half lower, or a halftone higher, so that the performer executing the music as it is written, may at once transpose it, without troubling his mind about a difficult calculation. M. Pfeiffer has improved this mechanism by the addition of a pedal; but his pianos merely transpose half a tone lower, which is sufficient for general purposes.

The idea of transpositionpianos was not, however, new: MM. Erard and Pfeiffer had manufactured instruments, in which the soundingboard consisted of a vertical column, upon which the strings were stretched, and which could be turned at pleasure, so that the hammer could be made to strike any given note.

But the necessity of straining the wood in order to make it take a cylindrical form, so far interfered with the vibration, that only defective sounds could be obtained. The invention was, therefore, obliged to be given up." The Harmonicon, Volumes 4-5, 1826, p. 159

1819

PARIS - "M. PFEIFFER, rue du Mail, n.° 19, à Paris, A perfectionné le piano carré, qui jusqu'à. lui était demeuré inférieur au piano à queue. Par sa construction, le piano carré était borné à une courte table d'harmonie : M. Pfeiffer, le premier, l'a fait à longue table; avec une mécanique qui règne sur une seule ligne d'un bout à l'autre du clavier ; il a aussi introduit dans les détails de la mécanique, des améliorations qui rendent le son plus net.

Les pianos carrés de M. Pfeiffer sont recherchés dans des pays où, jusqu'à ce jour, on ne se servait que de pianos à queue. Les premiers professeurs de Paris donnent la préférence aux pianos de M. Pfeiffer Le jury lui décerne une médaille d'argent."  Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française, présenté à S. E. M. le comte Decazes,... rédigé par M. L. Costaz,..., 1819, p. 268

Et autres commentaires dès 1814 sur la page suivante sur 1814.

Il s'est séparé de son associé PETZOLD en 1814 (à l'occasion du lancement d'un nouveau mécanisme d'échappement inventé par Petzold) et a continué ses activités en solo en tant que facteur de pianos carrés et de harpes.

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Pour les références voyez la page
pianos français 1800 - 1829


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