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CÔTE
à Lyon (°1820)

1834

PARIS - "L'instrument que M. Côte a présenté est renfermé dans une caisse de bois de palissandre, fort belle et bien marquetée. Les événemens funestes qui ont désolé la ville de Lyon ont empêché M. Côte de se trouver en mesure de participer à la dernière l'exposition des produits de l'Industrie, et il n'a pu soumettre son piano au jugement du jury : c'est au vôtre, Messieurs, qu'il le présente.

Ce qui rend cet instrument remarquable, c'est le système moteur des marteaux; ils frappent les cordes en dessus, à la manière de celui de M. Pape, mais avec un procédé d'échappement diffèrent et nouveau. Je n'entreprendrai pas de vous expliquer ce mécanisme, qui a besoin d'une figure pour être compris; c'est ce que le Bulletin pourra mettre sous les yeux du lecteur.

Le Comité des arts mécaniques s'est aidé des lumières de M. Savart, si bon juge en ces matières, et le sentiment général a été que ce piano fonctionnait très bien, que les sons en étaient doux et agréables, mais qu'il manquait d'une certaine énergie, surtout dans les basses, inconvénient aux yeux de quelques artistes, avantages selon d'autres, qui préfèrent les sons propres à ménager la voiх et à soutenir le chant !

La table d'harmonie est un peu voilée, ce qui annonce que la force de tirage des cordes n'est point suffisamment contre-balancée par celle du bois; mais on peut remédier facilement à ce défaut, sans même recourir aux barres de fer qu'on est forcé d'employer dans les pianos où les marteaux frappent les cordes en dessous, et où il faut laisser un fossé longitudinal pour leur passage.

Nous avons trouvé aussi que, dans l'échappement de M. Cote, on voit deux fils de soie à chaque levier de touche, destinés à faire fonctionner, l'un le marteau, l'autre l'étouffoir, et ces fils nous ont paru présenter des inconvéniens, à raison de leur qualité hygrométrique et de l'extension qu'ils peuvent prendre par une traction réitérée.

Il est vrai que des vis qu'on fait tourner, tendent ces fils au degré voulu, et que la réparation est facile; cependant il paraît vraisemblable que l'usage, en rendant cette réparation fréquente et minutieuse, fera reconnaître comme un défaut cette espéré de mécanisme. Le temps seul fera décider cette question; il est d'ailleurs facile d'y suppléer.

En résumé, le piano de M. Côte est remarquable par un mécanisme nouveau, et parce qu'il a été fait à Lyon, ville où jusqu'ici ce genre d'industrie n'avait pas été entrepris. Nous pensons, Messieurs, qu'à ces titres l'artiste mérite encouragement, et nous vous proposons
1°. De graver et de décrire au Bulletin l'échappement de M. Coté;
2°. De remercier cet artiste de la communication qu'il vous a faite.

Le brevet de M. Côte étant expiré et méritant d'être rendu public, votre témoignage sera propre à le faire connaître avantageusement, sans nuire à l'auteur."  Gazette musicale de Paris, Volume 1, 1834, p. 370-373


1838

PARIS - "MM Côte frères et Perdrix, inventeurs brevetés, rue Grange-Batelière, n°21, ont exposé un piano qui diffère essentiellement de tous les autres, en ce que les cordes sont frappées en-dessus par des marteaux, ce qui donne au son une force prolongée que l'on n'obtient pas même dans les pianos à queue de la plus grande dimension.

Touché dans la salle de l'Orangerie, on entendait distinctement le son de ce piano aux deux extrémités de cette vaste salle. Les notes hautes ont, surtout de loin, une pureté et une force qui le disputent au timbre du cristal. Les nouveaux pianos de la maison Côte et Perdrix sont, grâce à la beauté de leur harmonie, exçellens pour faire de la musique dans de vastes salons : leur volume est inférieur à celui des grands pianos carrés ordinaires, et leur poids est moindre de moitié, ce qui facilite le transport, surtout pour les expéditions d'outre-mer. Les inventeurs viennent de recevoir une médaille d'argent dé l'Académie de l'industrie." Expo l'Orangerie des Tuileries, L'Indépendant, 12/07/1838, p. 3 (Gallica)


1839

PARIS - "M. Cote, à Paris, rue Grange-Batelière, 21, - Il expose deux pianos carrés à frapper en dessus; celui de ces instruments qu'il a présenté au concours était à deux cordes, il a été placé au troisième rang; mais il aurait mérité d'être placé au deuxième rang, si son clavier n'avait pas paru un peu dur, défaut que M. Côte connaissait, auquel il pouvait facilement remédier et qu'il n'avait laissé à son instrument que sur de mauvaises indications qui lui avaient été données.

M. Côte est un artiste habile, qui a imaginé le mécanisme à frapper en dessus qui est dans ses pianos, et diverses dispositions qui semblent heureuses; c'est ainsi qu'il a mis de doubles étouffoirs aux cordes qui forment les trois octaves les plus graves et qu'il a établi un mécanisme au moyen duquel on peut étouffer le son de l'une des deux cordes de chaque touche tandis qu'on accorde l'autre.

Le jury décerne une médaille de bronze à M. Côte." Rapport du Jury Central, Exposition, des produits de l'Industrie Française en 1839, M. Savart, rapporteur, 1839

CÔTE
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Pour les références voyez la page
pianos français 1800 - 1829


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