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PAPE Jean-Henri
de Paris (°1815)

1837

"CZECHOWICZ (Antoni), officier polonais, né en Lithuanie, travailla d'abord la gravure sur bois, ensuite, il est entré chez Pape, l'habile facteur de pianos, chez lequel il s'appliqua à l'acoustique et à l'accord d'instruments. M. Czechowicz ne tarda pas à devenir un des meilleurs accordeurs de pianos de Paris." Les musiciens polonais et slaves, anciens et modernes: dictionnaire, Albert Sowiński, 1837, p. 133

1843

"M. Frédéric-Emile Pape, le plus jeune fils du célèbre facteur de pianos, vient de mourir à l'âge de dix-sept ans, des suites d'une maladie de poitrine. Toutes les personnes qui ont connu ce jeune homme font le plus grand éloge de son caractère et de ses talents, et sa mort prématurée, nous n'hésitons pas à le dire, est une perte réelle pour l'art auquel il se vouait avec un zéie particulier.

Doué des plus heureuses dispositions pour les arts mécaniques M. Émile Pape montrait une rare intelligence pour la facture des instruments, et tout fait présumer qu'il aurait un jour dignement continué la haute réputation de son père." Revue et gazette musicale de Paris, 1843, p. 293 (Gallica)

1847

TENTATIVE DE SUICICE PAR DÉLICATESSE

"M. Pape, célèbre facteur de pianos, employait parmi ses ouvriers un nommé Martin. Celui-ci avait vieilli dans l'atelier, les infirmités ensuite étaient venues l'atteindre, et cette doublé causé paralysait son aptitude au travail. Martin s'indignait de la lenteur et de l'imperfection de son travail, tandis qu'il recevait toujours le même salaire il s'imaginait que son patron devait être mécontent et que c'elait par un sentiment de pitié qu'il le conservait.

Ces impressions agirent sur ce malheureux d'une manière funeste et blessaient cruellemont son amour-propre et sa délicatesse.

Il ignorait, hélas que M. Pape, pour lui tenir compte de ses anciens services, s'occupait de lui, au contraire, avec sollicitude, et pour assurer le repos de sa vieillesse allait lui confier un emploi paisible, que son grand âge et ses infirmités ne l'auraient pas empêché de gérer.

Encore huit jours, et Martin était le plus heureux des hommes; mais il 'n'en savait rien, et, cédant à la sombre mélancolie qu'il nourrissait depuis longtemps, il résolut d'en finir avec l'existence.

Pour accomplir son funeste projet, Martin descendit ce matin dans la cave de son patron, et à l'aide d'un couteau long et acéré dont il faisait usage pour son travail, il se fit d'abord une profondie incision à la gorge. Le sang coula en abondance mais la mort arrivant trop lentement à son gré, il se tranche encore les artères des deux bras.

Ce malheureux se trouva bientôt en prie à de souffrances cruelles qui firent flèchir sa résolution et dans cet état, il recueillit ce qui lui restait, de force pour remonter l'escalier et demander du secours.

On peut juger de l'impression qu'éprouvèrent ceux qui lus premiers aperçurent le pauvre ouvrier, dont tout le corps était; inondé de sang. Un médecin fut appelé aussitôt, et tous les soins lui ont été prodigués. Mais l'état de ses blessures est tel, qu'on à fort peu d'espoir de le rappeler à la vie. Il a été transporté dans un hospice." La Presse, 11/08/1847, p. 2 (Gallica)

1853

PAPE NEVEU

"Au Rédacteur. Monsieur, Veuillez annoncer, s'il vous plaît, à vos abonnés que je suis entièrement étranger aux annonces faites au nom de la maison Pape, et que je n'ai jamais fait de pianos droits dans le genre de ceux portant le nom de PAPE-NEVEU.

Je termine en ce moment un nouveau piano avec des perfectionnements très-importans, et j'enverrai aussitôt que possible chez M. Loddé, marchand de musique, qui s'empressera de le faire connaître à Orléans. Recevez, etc. H. Pape." Journal du Loiret, 15/08/1853, p. 3 (Aurelia.Orleans.fr) - Voir Pape Neveu

1854

"Un fait de révoltante brutalité a eu lieu hier au faubourg Montmartre et a motivé l'arrestation de son auteur. 

Le sieur Pape, facteur de pianos, frère du célèbre célèbre de ce nom, sortait, - vers dix heures du soir, d'un café rue des Martyrs, 84, lorsque involontairement il coudoya un individu qui passait au même moment devant la porte qu'il refermait derrière lui.

Cet individu interpella auusitôt le sieur Pape dans des termes les plus grossiers, et celui-ci, après avoir vainement cherché à s'excuser, voyant que, loin de calmer cet adversaire, ses excuses ne faisaient que le rendre plus injurieux, prit le parti de s'éloigner sans lui rien répondre d'avantage.

Mais ce n'était pas le compte de cet homme. Sans cesser d'adresser au sieur Pape des injures, il se rua sur lui et le frappa avec tant de violence qu'il le jetà à la renverse sur le trottoir où, dans sa chute, celui-ci se cassa le bras gauche à l'hauteur de l'articulation de l'épaule.

Arrêté par les temoins indignés de cette odieuse attaque, cet individu a été conduit à la préfecture de police, où il a déclaré se nommer B., et être ouvrier charron." La Presse, 21/01/1854, p. 2 (Gallica)

1860

INCENDIE

"Hier, vers onze heures du matin, un incendie se déclara dans les combles de la maison rue de Valois, 12, occupée par un restaurateur. Cette maison est contiguë à celle qui renferme les bureaux et l'imprimerie du journal le Constitutionnel ainsi que la manufacture de pianos de M. Pape; Du côté gauche, elle touche aux magasins de cristaux et porcelaines décorées de l'Escalier de cristal.

Le feu fut bientôt étéint, mais on s'aperçut, vers une heure, qu'un nouveau sinistre plus sérieux cette fois venait d'éclater.

Les flammes envahissaient déjà le bâtiment dans toute sa longueur, et en peu d'instants l'incendie, favorisé par l'état de vétusté des constructions, se propagea avec violence, de façon à inspirer de vives inquiétùdes pour les maisons voisines, pour la plupart construites en matériaux légers et fort anciennes.

De prompts secours ont été apportés par les sapeurs-pompiers des postes de la rue Coq-Héron, du Louvre de la rue Neuve-des-Bons-Enfants et de la Lingerie. Le commissaire de police du quartier du Palais-Royal avait organisé des chaînes, et l'officier de paix de l'arrondissement avait pris toutes les mesures d'ordre nécessaires. On a pu ainsi se rendre maître du feu après une heure et demie de travail.

La toiture de la maison, les combles, et une partie du 4° étage ont été entièrement consumés. On ignore encore le chiffre du dommage et la cause de l'incendie, qui cependant paraît être accidentelle. Tout était assuré." La Presse, 13/09/1860, p. 3 (Gallica)

1871

Les voleurs

"Les Voleurs - L'accident survenu à Puteaux sur la ligne de l'Ouest a coûté la vie à vingt personnes. Le nombre des blesses s'élève à plus de cent. A la suite de cette catastrophe, deux régiments prussiens sont revenus prendre leurs cantonnements d'Asnières qu'ils avaient évacués lundi dernier.

A Asnières, comme partout, les Prussiens se sont ignoblement conduits. Ils ont dévalisé la manufacture de pianos de la maison Pape, démontant les machines et les emportant avec tous les outils des ateliers et tous les bois de réserve.

M. Pape, vieillard de 80 ans, a été au trois quarts étranglé. Un piano qui avait été enlevé à la pension Tanquerel, n'a pas été emporté l'officier qui l'avait choisi l'ayant trouvé trop faux, en a fait chercher un autre par ses soldats, et après en avoir essayé une dizaine, il a jeté son dévoulu sur celui de la diva Thérésa." Le Petit Journal, 13/03/1871, p. 2 (Gallica)

1897

"Ajoutons que dans le treizième arrondissement la rue qui porte aujourd'hui le nom de rue Edmond-Talentin échange ce nom contre celui de rue Henri-Pape. Or, nous pensons bien qu'il s'agit ici du fameux facteur Jean-Henri Pape, né en 1787, mort en 1873, à qui l'un doit de si importants et si grands progrès dans la construction des pianos." Le Ménestrel, 11/04/1897, p. 119 (Gallica)

Henri PAPE
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