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PAPE Jean-Henri
de Paris (°1815)

1825

Exemple d'un brevet de Pape

 

Piano sans cordes,
Notice sur les inventions et
les perfectionnements de H. Pape, 1845
, p. 60

Brevet de 1825 : 'Piano sans cordes', piano métallique construit par PAPE, de Paris, en 1825; Hill, Nunn et Papelard, de Londres, de New-York et de Paris, essayèrent aussi ce système, en 1847. Jacquot, Dictionnaire des instruments de musique, 1886

"Pape, en 1825, construisit un Piano sans cordes. Dans cet instrument, les touches du clavier soulevaient les marteaux qui frappaient à la fois les deux extrémités de deux ressorts. Ces touches soulevaient également un petit levier fixé par une charnière qui faisait monter un pilote communiquant le mouvement à une pièce de bois articulée dans laquelle étaient fixées des baleines.

Ces baleines, pressées par le ressort, portaient sur les deux parties recourbées du ressort, de manière à étouffer le son. Quand l'une des baleines était soulevée, l'autre s'abaissait et touchait le cylindre cannelé qui, mis en mouvement par un barillet, faisait éprouver à l'étouffoir des mouvements fréquents d'oscillation qui entretenaient le son des ressorts.

Cet instrument se composait de cent cinquante-six ressorts de formes et grandeurs différentes, dont soixante-dix-huit à une branche et vingtsix à deux.

Il y avait trois pédales : la première transportait tout le système des ressorts, soit de gauche à droite, soit de droite à gauche pour varier les tons; la seconde pédelle servait à lâcher la détente du barillet, et la troisième servait à remonter le ressort du barillet. (Nous ferons remarquer que nous verrons ces mouvements d'oscillation imprimés aux étouffoirs, pour causer un long trémolo servant à la prolongation du son, se reproduire plus tard, en 1844, dans le Trémolophone de M. Girard)." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  

"N° 2981 - 24 novembre 1825, Brevet d'invention de dix ans. Pour un piano sans cordes, avec l'addition d'un moyen propre à en prolonger le son, Au sieur Pape (Henri), facteur de pianos, à Paris.

Description, — Explication des figures.

PL 31 fig. 1re, Coupe horizontale ou vue supérieure de l'instrument.
Fig. 2e Coupe verticale en élévation.
Fig. 3e, 4e et 5e Ressorts.

a, Touches du clavier s'appuyant sur b, et soulevant un marteau c, qui frappe à la fois l'extrémité de deux ressorts d. Les mêmes touches a soulèvent en même temps le petit levier e, fixé par une charnière f, qui fait monter l'un des pilotes g, communiquant le mouvement à une pièce de bois h, articulée .en it dans laquelle sont fixées deux baleines k, l.

La baleine k, pressée par le ressort m, porte à son extrémité deux tampons en drap n, qui appuient sur les deux parties recourbées des ressorts d de manière à étouffer le son. Quand la baleine k est soulevée, la baleine l s'abaisse et touche le cylindre cannelé o, qui, mis en mouvement par le barillet p, fait éprouver à l'étouffoir k un mouvement d'oscillation qui, par la fréquence de ses mouvemens, entretient le son des ressorts d, au lieu de l'étouffer tout à fait.

q, Vis propre à régler la hauteur de l'échappement au moyen d'un plan incliné.

r, Vis servant à régler l'échappement selon la méthode ordinaire.

s, Boites en fer, en fonte de fer ou en cuivre, servant de sommier, sur lesquelles sont fixés par des vis les ressorts c, remplaçant les cordes des pianos ordinaires.

t, Tables d'harmonie.

Ce piano porte sur quatre pédales v. La première transporte le système des ressorts de gauche à droite ou de droite à gauche pour varier les tons; la deuxième sert à lâcher la délente du barillet p, qui fait tourner le cylindre cannelé o; la troisième sert à remonter le ressort du barillet; la quatrième enfin sert à soulever à la fois tous les étouffoirs, ce qui produit le forté.

On peut faire observer que le barillet et le cylindre cannelé sont appliqués avec succès aux pianos à cordes pour prolonger le son de la même manière que pour les pianos à ressorts.

Les ressorts d, au nombre de cent cinquante-six, qui composent ce système, n'ont pas tous la même forme ni la même longueur, ainsi qu'on le voit dans le plan, fig. 1re, et dans les fig. 3e 4e et 5e.

De ce nombre, cinquante-deux ressorts les plus longs sont formés chacun d'une seule branche; dans les cinquante-deux :ressorcts qui suivent immédiatement, vingt-six sont formés de deux branches, et les vingt-six autres, de la rangée correspondante, n'ont qtr'nne'seule branche qui se loge dans l'intervalle des premiers.

Enfin, les ressorts du dernier tiers sont composés chacun de deux branches, formées et disposées de manière à n'occuper que le même espace que chacun des ressorts désignés ci-dessus.

Il résulte de cette forme et disposition que le même marteau fait vibrer en même temp3 les deux ressorts appartenant à chacune des deux rangées, et à mesure que les ressorts diminuent de longueur, ils produisent un son égal dans toute l'étendue de l'instrument." Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1837, p. 192-193 Dommage qu'il n'ya pas d'images.


1826

sommier en fer fondu

Brevet de 1826 : "Pape, en 1826, introduisit dans ses pianos un sommier en fer fondu, avec les pointes et tous les accessoires. Un chevalet de fonte était placé sur la table d'harmonie et un châssis de fer servait à résister à la tension des cordes; il avait également adopté une nouvelle garniture de marteau." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

Piano mélographe

Brevet de 1826 : 'Piano mélographe', plusieurs facteurs construisirent des instruments de ce genre : Masera, en 1823; PAPE, en 1826 et en 1843 et en 1855. Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886

"Le Piano mélographe de Pape, qui répétait après avoir écrit, fut construit en 1826; mais l'inventeur ne fit jamais connaître ses moyens de reproduction; il eu fut de même d'un instrument également destiné à écrire la musique, construit par M. Charreyre et présenté à l'Académie des Beaux-Arts, qui, tout en approuvant l'invention, s'est tue sur les procédés." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  

 n° 4918 - BREVET D'INVENTION DE QUINZE ANS, en date du 12 mai 1826.

"Au sieur Pape (Jean-Henri), à Paris, Pour la construction simplifiée des pianos.

Les principaux perfectionnements de mes instruments consistent en un nouveau sommier fondu avec ses pointes et tous ses accessoires, un chevalet en fonte placé sur la table d'harmonie, un châssis en fonte de fer servant à résister à la tension des cordes, et enfin une nouvelle garniture et disposition de marteaux, etc.

Description.

Les mêmes lettres indiquent, dans les différentes figures, les mêmes objets.
PL 18e, fig. 1re, Vue en plan du piano.

Fig. 2e, Coupe en élévation suivant la ligne a b du plan.

Fig. 3e, Vue et disposition du mécanisme servant à fermer le devant du piano, à l'aide d'une partie cylindrique au lieu d'une partie droite.

Du sommier.

Le sommier, au lieu d'être en bois comme il est habituellement, est fondu d'un seul jet, avec tous ses accessoires, tels que les trous qui servent de passage aux pilotes, les pointes où sont fixées les cordes, celles enfin placées sur le chevalet du sommier, tel qu'il est représenté sur les fig. 1e et 2e par les lettres c c.

Ce sommier a un avantage remarquable sur celui en bois, en ce que ce dernier demande un soin particulier de la part de l'ouvrier, pour fixer et placer les pointes à des distances déterminées et d'une manière inébranlable; car, sans cette précaution, les cordes produiraient de faux sons et manqueraient de solidité; ces inconvénients n'existent pas avec l'autre, car toutes les pointes, ainsi que les trous et les autres accessoires, se trouvent placés avec régularité dans le moule qui sert à le couler : il en sort, par conséquent, tout prêt à être placé dans l'instrument; il offre, en outre, de l'économie dans la fabrication.

Du chevalet de la table d'harmonie.

Le chevalet de la table d'harmonie est surmonté d'une semelle également fondue avec ses pointes; elle a 3 lignes d'épaisseur environ et offre les mêmes avantages que le sommier : il est représenté, fig. 1re et 2e par les lettres d d.

Du châssis en fonte de fer qui se trouve sous la table d'harmonie.

Ce châssis, placé sous la table d'harmonie, sert à résister à, la tension des cordes et, par sa dispositiou, doit aussi empêcher la détérioration de la table d'harmonie et mieux conserver l'accord du piano.

Les fig. 1re et 2e indiquent sa forme et la manière dont il est disposé et placé avec des vis dans le piano, par les lettres e e e.

Du marteau.

m, Marteau; il porte une nouvelle garniture, imitant le feutre de laine, propre à remplacer celle de peau de daim; elle est plus avantageuse à produire le son, et parait aussi devoir moins se détériorer par l'usage et par les variations de la température.

n, Bascule qui sert à régler l'échappement du marteau.

Cette bascule est réglée par une vis o, qui porte deux pas différents: le premier, vers la tête, a une plus grande course; tandis que le deuxième a un pas très-serré, de manière que le premier règle la bascule sans que l'autre sorte de sa place, ou du moins que de Irés-peu, vu que, quand l'un parcourt un grand espace, l'autre n'en parcourt qu'une très-petite partie.

On peut aussi disposer la caisse du piano de manière que la partiedu devant ferme à cylindre, comme je l'emploie dans le piano à queue, et dont voici les avantages et la disposition, fig. 5e.

Cette portion de cylindre est propre à remplacer la partie qui couvre le clavier dans les pianos, offre, en outre, de l'élégance et présente une grande commodité à ceux qui en font usage, à l'aide de cette portion de cylindre, qui décrit un quart de révolution à volonté, couvre ou découvre le clavier, sans cesser d'être fixée sur le piano, et, de plus, fait remonter ou descendre la partie s, de manière à fermer entièrement sur le clavier et ne pas gêner les mains lorsqu'on se sert de l'instrument.

Les quatre branches r r r r indiquent les quatre pédales ordinaires; la première sert à lever les étouffoirs; la deuxième, appelée sourdine, est celle qui imite la harpe; la troisième est le basson, et la quatrième est le jeu céleste: cette dernière, au lieu de produire le son, comme habituellement, avec des peaux, est aussi en feutre comme les marteaux.

Il est à observer que les parties suivantes, qui constituent le nouveau piano, qui sont le sommier et le chevalet fondu avec ses pointes, celui de la table d'harmonie, le châssis en fer, la garniture en feutre des marteaux, la bascule ou régulateur de l'échappement et le jeu céleste, sont de nouvelle invention." Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1841, p. 441-448

18 novembre 1826. PREMIER BREVET DE PERFECTIONNEMENT ET D'ADDITION.

"Nouvelle disposition d'un piano carré. La construction et le mécanisme de ce genre de piano sont établis de manière à pouvoir remplacer le piano à queue, pour la force et la beauté du son : il offre, sur ce dernier, l'avantage d'une forme plus commode.

PL 18e. La fig. 4e représente un piano; on y voit le clavier, les cordes et les chevilles placés en avant comme dans le piano à queue, les marteaux frappant par-dessus les cordes, les étouffoirs placés en-dessous, les chevalets, la table d'harmonie et la pièce de bois sur laquelle les cordes sont attachées.

La fig. 5e représente la coupe du même piano. Les mêmes lettres indiquent les mêmes parties dans chaque figure. a, Touche du clavier qui, par son mouvement de bascule ordinaire, fait monter, par l'échappement b, le levier c, articulé en d, surmonté d'un pilotée, lequel porte, à son extrémité supérieure, une pièce de bois f, qui donne l'impulsion au marteau g, articulé en h, et a un ressort j placé derrière: la même pièce de bois  f sert à faire remonter le marteau après avoir frappé la corde en pressant contre une autre pièce de bois r placée derrière; le marteau, contre l'ordinaire, frappe la corde au-dessus du chevalet et de la table d'harmonie, ce qui, par la disposition de la table et des cordes, produit un son plus fort et plus beau.

L'échappement b se règle de hauteur par la vis m, et son effet s'opère par le ressort l, qui se règle par la vis «y le petit levier o est à charnière en p, il est surmonté d'un fil de laiton q recourbé à son extrémité supérieure, et embrassant un autre levier articulé en r, au bout duquel est placé l'étouffoir s, qui quitte la corde en même temps que le marteau reçoit son mouvement par la touche a.

v, Est une pédale.

t, Est une seconde pédale qui sert à faire reculer la barre u, fig. 1re, sur laquelle sont fixés les marteaux de manière à ce qu'ils frappent une ou plusieurs cordes; on peut, avec facilité, enlever cette barre avec les marteaux sans craindre de rien déranger dans le mécanisme; il en est de même du clavier.

Le mécanisme dont il s'agit peut être adapté au piano à queue, au moyen des additions ou changements suivants.

Cette sorte de piano porte quatre cordes par chaque note, qui sont frappées par deux marteaux différents : ils touchent chacun deux cordes à la fois; l'un de ces marteaux frappe les cordes par-dessus, comme dans le piano carré, et le second marteau a, fig. 1re bis, frappe par-dessus.

Ce second marteau est fixé et articulé air levier b, et reçoit le même mouvement que le premier. c, Est une chaise qui sert à recevoir le marteau après qu'il a frappé les cordes d, Est un levier servant à faire lever les étouffoirs qui sont placés par-dessus les cordes, c, Est une pédale, f, Est une seconde pédale servant à changer la position des marteaux.

Pour un piano vertical, j'y adapte une mécanique dont la construction est aussi simple que solide : elle est représentée dans la fig. 6e.

a, Touche du clavier qui soulève, à son extrémité, le grand levier b, lequel donne l'impulsion au marteau c : ce levier opère son échappement au moyen du ressort e, et la vis d sert à le régler. f, Est une seconde vis qui fait fonction de chaise. g, Est un étoufibir placé à la queue : il produit son effet par le poids du marteau. h, Est une corde verticale.

Jusqu'à ce moment on a toujours employé des cordes en fil de fer ou en fil de laiton; je me propose de faire usage de cordes en acier détrempé; l'expérience m'a démontré qu'elles étaient plus solides et qu'elles produisaient un son plus doux et en même temps plus sonore.

L'expérience m'ayaut démontré que la peau dont on se sert ordinairement pour garnir les marteaux présentait de graves inconvénients sous le rapport de la qualité du son, j'ai dirigé mes recherches vers la composition d'une étoile qui obvierait à ces inconvénients; je pense avoir atteint le but que je me suis proposé : cette étoffe se compose avec les matières suivantes.

Je prends une partie de poil de lapin et un sixième de bourre de soie que je fais carder ensemble : ce mélange sert à former une première couche; je prends ensuite une partie de poil de lièvre que je mêle avec un tiers d'édredon, et je fais également carder ensemble ces deux matières dont je forme une seconde couche : ces matières ainsi disposées, je les fais fortement feutrer par les procédés connus, jusqu'à ce que l'étoffe ait une consistance convenable et la souplesse nécessaire.

Je suis convaincu qu'une étoffe ainsi composée n'éprouve aucune altération par l'usage et qu'elle est à l'abri des influences de la température.

Je fais observer que les matières que je viens d'indiquer ne sont pas les seules que l'on puisse employer pour composer une étoffe de ce genre; mais, comme personne, jusqu'à ce moment, n'a imaginé de garnir les marteaux à l'usage des pianos avec un feutre composé, je réclame le droit exclusif d'employer cette étoffe, quelles que soient d'ailleurs les matières qui pourraient servir à la fabriquer." Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1841, p. 441-448


1827

mécanisme inverse

Brevet de 1827 : "Pape, en 1827, abandonna le mécanisme ordinaire pour lui substituer un mécanisme inverse; Schroeter, comme nous l'avons dit dans le premier volume de cet ouvrage, avait proposé deux systèmes : l'un de marteaux placés en dessous des cordes, et l'autre composé de marteaux frappant en dessus.

Ce fut ce second système que Pape résolut d'adopter, parce que, avec lui, il trouvait plus d'énergie dans la chute du marteau, et puis la corde ne se trouvait plus, par le choc, dérangée de son point d'appui, comme cela a lieu par le frappement en dessous.

On conçoit que le mécanisme de Pape dut être plus compliqué que le mécanisme ordinaire : dans celui-ci, le marteau, après avoir frappé la corde, retombe de son propre poids-, dans le nouveau mécanisme, il fallait trouver un moyen de relever le marteau.

Ce facteur rejeta le contrepoid, essayé par quelques confrères, comme rendant la touche lourde; il adopta des ressorts, disposés d'une manière fort ingénieuse." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

22 juin 1827. DEUXIÈME BREVET DE PERFECTIONNEMENT ET D'ADDITION.

"Ces perfectionnements consistent principalement en diverses sortes d'échappements et une nouvelle disposition de marteaux applicables aux pianos à queue carrés et verticaux.

EXPLICATION DES FIGURES.

Coupe du piano à queue.

Pl. 18e, fig. 7e, a, Touche du clavier.

b, Mouvement de bascule remplaçant la pointe du clavier et détaillé fig. b.

c, Pilote qui soulève le levier d, portant l'échappement e, lequel, en soulevant le talon du marteau, le fait frapper sur la corde, qui échappe au' même instant, par le moyen de la vis/, en glissant le long de la pièce g.

k, Autre vis portant un ressort à boudin, qui sert à ramener l'échappement.

h, Autre ressort à boudin servant à faire remonter le marteau : ce ressort emboîte un fil de cuivre taraudé des deux bouts, et tient, à celui du bas, un écrou en cuir et, à celui du haut, un bouton également en cuir et garni de peau, sur lequel la vis i presse de manière à pouvoir donner au ressort la force nécessaire pour relever promptement le marteau.

Fig. 8e, Vue en coupe d'une nouvelle forme de pianos carrés avec la construction intérieure des pianos à queue.

I, Touche. m, Pilote qui soulève le levier n, portant l'échappement o, qui opère son mouvement par le petit bouton p, en touchant le sommier q.

La vis r porte un ressort à boudin servant à ramener l'échappement : la disposition du marteau est la même que dans la fig. 1re.

Fig. 9e Dans laquelle la disposition du marteau est la même que dans les fig. 1re et 2e.

s, Échappement placé directement sur la touche, et qui, à son extrémité supérieure, joint le talon du marteau, où il opère son mouvement, comme dans la fig. 1re. t, Ressort servant à ramener l'échappement. u, chaise qui reçoit le talon du marteau.

Fig. 10e, Autre système dans lequel sa partie inférieure est la même que dans ceux déjà brevetés.

v, Talon du marteau qui se trouve soulevé par le pilote x, et remonté par le ressort à boudin y.

z, Vis qui traverse le talon du marteau, et qui, en appuyant sur le ressort, lui donne plus ou moins de force pour faire relever le marteau, comme il a déjà cté expliqué fig. 1re.

Fig. 11e, Mécanisme de piano vertical.

a, Échappement faisant son effet par la vis b.

c, Levier portant le pilote d, qui joint, par la partie supérieure, le talon du marteau, après lequel il est tenu par une vis e. f, Vis traversant le talon du marteau, laquelle, en appuyant contre le levier qui porte à son autre extrémité l'étouffoir h, fait basculer ce même levier en même temps que le marteau frappe la corde. g, Vis à épaulement taraudée sur ses deux parties, et qui porte sur celle épaulée un ressort à boudin servant a faire éteindre la vibration par le moyen de l'étouffoir." Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1841, p. 441-448

frapper les cordes par les marteaux au-dessus

"Nouveaux pianos; Par M. PAPE. - M. Pape vient d'apporter, dans le mécanisme du piano, un perfectionnement tout nouveau, et qui mérite d'être signalé. Déjà, depuis quelques anées, il avait été reconnu par d'habiles connaisseurs, que si l'on pouvait parvenir à faire frapper les cordes par les marteaux au-dessus et non plus au-dessous, on obtiendrait une meilleure qualité de son, plus de force, plus de solidité et un accord plus durable.

A force d'essais et de persévérance, M. Pape a triomphé de toutes les difficultés, et ce nouveau mécanisme, porté au plus haut degré de perfection, est certainement une des amélioration les plus remarquables qu'on ait inventées depuis l'origine des pianos.

M. Pape en appliquant sa découvert aux pianos à queue, a trouvé la facilité de diminuer beaucoup leur longueur, tout en augmentant le volume des sons.

Les sons de ces nouveaux pianos à queue ayant fait désirer que le même mécanisme fût adapté à ceux de forme carrée, M. Pape a fait de nouveaux essais, et le succès a dépassé ses espérances, car en se renfermant dans de mointres dimensions que celles en usage, on obtient non seulement un toucher plus facile, plus nerveux, plus délicat, mais encore une masse d'harmonie et une qualité de son aussi fortes que dans un piano à queue ordinaire." Archives des découvertes et des inventions nouvelles: faites dans les ..., 1831, p. 227-228


1830

16 décembre 1830. TROISIÈME BREVET D'ADDITION ET DE PERFECTIONNEMENT.

"Fig. 12e. Dans la construction du piano breveté, le clavier était en dehors de la caisse, ce qui obligeait de la tenir très-large; dans celui-ci, le clavier, ainsi que la mécanique, sont placés en dedans et commodément au-dessus des cordes : il ne présente aucun inconvénient; on place les cordes et on l'accorde comme à l'ordinaire.

a, Touches du clavier.

b, Vis à double pas qui sert à régler, par la bascule c, l'échappement de hauteur; cette bascule prend sous le crochet d, qui entre dans la bascule e, portant l'échappement f, lequel prend sous la noix du marteau g, pour faire mouvoir le marteau h.

Cette même bascule e porte la chaise i, qui arrête le marteau après qu'il a frappé; cette même bascule e fait encore relever l'étouffoir j, en tournant sur son centre k : l'étouffoir; a son centre au point l.

La pièce n porte la vis o, qui sert à opérer l'échappement.

p, Deux pièces mobiles, placées entre la table q et la corde r, qui servent, par le moyen de pédales, à faire étouffer une ou deux cordes.

Fig. 13e, a, Sommier de chevilles, en fonte, dont l'intérieur est de bois, et le tout recouvert en cuivre.

Le sommier passe par-dessus la table, raccourcit la longueur des cordes, et facilite ainsi l'accord; il remplace avec avantage la plaque.de tôle, qu'à l'imitation des Anglais plusieurs facteurs avaient substituée au sommier ordinaire, mais qui laisse le désagrément de placer les chevilles au sommier en pointe, ce qui rend les opérations pour accorder ou mettre les cordes trèsincommodes et gêne aussi la place des étouffoirs; ce sommier offre encore cet avantage, c'est que les chevilles, par la tension des cordes, ne peuvent le fendre ni agrandir leurs trous.

b, L'arc-boutant seul n'est.pas nouveau; il a été employé par quelques fabricants anglais.

g, Boulons servant à fixer le sommier, en le traversant, ainsi que les deux barres de fer h, également.

Les barrages d, qui sont ordinairement placés sous la table, le sont en dessus; cette disposition est assez avantageuse, car, lorsque la table se trouve cbargée par le tirage des cordes, elle se tourmente; les barrages peuvent alors se décoller et occasionner des vibrations auxquelles souvent on ne peut remédier qu'en enlevant la table.

e, Cbevalets.

j, Coupe de sommiers.

o, Coupe de chevalets." Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, 1841, p. 441-448


1833

cordes croisées

Brevet de 1833 : 'cordes croisées'


1834

Piano à table

'Piano à table', fait par PAPE, en 1834. Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886

"Pape construisit un piano table dont la table d'harmonie occupait tout le plafond du piano, ce qui donnait plus de volume au son, tout en amoindrissant les dimensions." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  

Nouveaux pianos carrés

"Nouveaux pianos carrés, par M. PAPE. Dans les pianos horizontaux construits jusqu'à ce jour, les marteaux frappent les cordes par-dessous; la table d'harmonie est coupée dans le sens de la longueur du clavier pour livrer passage aux marteaux.

Les cordes sont attachées, par leurs extrémités, sur deux sommiers ou fortes pièces de bois.

M. Pape place les marteaux de ses pianos en dessus des cordes; ces marteaux sont retenus par de petits ressorts à boudin qui ne peuvent agir contre l'impulsion donnée par l'échappement; le marteau frappe donc la corde aussitôt qu'on agit sur la touche, et avec une promptitude extrême.

En même temps que le marteau saute, l'étouffoir se retire par le fait de l'échappement; mais dès que le choc est donné, la force vive du marteau est détruite, et immédiatement le ressort agut pour retirer le marteau de dessus les cordes.

On y voit arriver l'étouffoir, qui amortit les vibrations. Ces nouveaux pianos sont plus légers de moitié que les pianos ordinaires; leur forme est élégante, le son à la fois doux et nerveux; les marteaux se baissent et se lèvent avec une telle rapidité, que presque aucun intervalle ne semble exister entre les sons qu'on fait rapidement succéder, même en réitérant les fonctions d'une même touche." Archives des découvertes et des inventions nouvelles faites dans les sciences, les arts et les manufactures, 1831-32

"Brevet d'invention de dix ans (Voir, pour plus de détails, les dessins originaux au Conservatoire des arts et métiers.) en date du 22 novembre 1834, au sieur Pape (Henri), à Paris pour des mécanismes de piano.

Le piano qui fait l'objet du brevet mentionné ci-dessus présentait la forme d'une table ovale, la mécanique placée en dessus des cordes; celui-ci est rond et semblable à un guéridon, la mécanique toujours, d'après mon nouveau système, en dessus : c'est à cette disposition de mécanique qu'est due la possibilité de contenir l'instrument dans cette forme ronde, qui a l'avantage d'opposer une grande résistance au tirage des cordes et celui de pouvoir employer une nouvelle disposition de table d'harmonie en forme de timbale, entièrement isolée de la caisse, ainsi qu'il est détaillé ci-dessous.

Pl. 2e, fig. 1re, coupe.

Il devient inutile de détailler la mécanique présentée sur cette figure, qui est la même que celle du piano ovale.

a, demi-boule en cuivre semblable à une timbale, sur laquelle est tendue

la table b par un bord en parchemin introduit entre les deux épaisseurs de la table; ce bord en parchemin est monté et serré par la vis c sur la demi-boule de la même manière-qu'une timbale; des barrages légers sont employés pour empêcher la table de rompre en la serrant : le tout est fixé dessous la caisse par des équerres en fer.

d, sommier de fonte auquel aboutit un cercle de fer e, qui passe dans l'intérieur de la caisse et est destiné à opposer résistance au tirage des cordes, ainsi qu'il est indiqué sur le plan, fig. ie.

Fig. 2e, plan présentant les cordes f attachées au sommier en fonte d. chevilles.

h, chevalet traversé par des barres.

i, ressort sonore monté sur un sommier en fer qui communique avec la table d'harmonie : il est destiné à remplacer les cordes des basses dans le cas où, par leur peu de longueur, elles ne produiraient pas le volume de son nécessaire.

Le clavier rentre comme un tiroir, lorsqu'on veut fermer le piano.
La fig. 3e présente l'instrument en élévation.

Les différentes nouvelles mécaniques dont on va donner ci-dessous le détail possèdent, en outre, un avantage de la plus grande utilité et dont le besoin se fait sentir tous les jours, c'est de pouvoir changer le toucher du clavier on le rendant à volonté plus ou moins dur; c'est vers ce point important que j'ai dirigé mes recherches dans la composition de ces nouvelles mécaniques, et, pour rendre complète l'exécution de cette idée, je me suis occupé du moyen de pouvoir adapter ce perfectionnement même aux pianos qui ne possèdent pas ces nouvelles mécaniques. A cet effet, je me sers des différents moyens indiqués sur les dessius que je présente.

Fig. 4e. Pour opérer le changement du toucher, on lève le bouton a, qui fait basculer la pièce b sur son centre c, laquelle fait appuyer le bouton de ressort d sur la touche, qui, étant placée en arrière de son centre, la rend plus pesante au toucher; en baissant le bouton a par le ressort e, en avant du balancier, on obtient l'effet contraire.

Plusieurs autres moyens peuvent être employés dans le même but, et, à cet effet, au lieu de ressorts on fait usage de poids; on peut aussi arriver au même résultat en renforçant les ressorts employés dans le mécanisme du piano par divers procédés : comme, par exemple, pour ceux placés dessous les marteaux, en levant la tringle sur laquelle ils sont tenus, le toucher deviendrait plus dur. Le même procédé peut être employé aux échappements, aux étouffoirs, et enfin à toutes les pièces composant le mécanisme du piano; j'ai employé aussi, dans le même but, des leviers à charnières et à pivots.

La fig. 5e représente le plan de la même mécanique.

Les différentes nouvelles mécaniques indiquées sur les dessins ont l'avantage d'opérer d'elles-mêmes l'effet de durcir ou faciliter le toucher, ce qui a lieu en rentrant ou avançant le clavier qui est mobile, c'est-à-dire en rapprochant plus ou moins du centre de la bascule a le bouton placé sur le clavier; par la même raison, plus on l'en éloigne et plus il devient facile.

Fig. 6e a, bascule.

b, échappement.

c, tige fixée par la vis d et portant la chaise e; une deuxième chaise f, fixée à l'échappement, fait un mouvement opposé à l'autre pour arrêter le marteau au moment où celui-ci vient de frapper la corde; la bascule d'étouffoir h se trouve soulevée par celle de l'échappement a.

Fig. 7e même principe de mécanique, mais l'échappement renversé.

i, bascule dans laquelle est fixée et serrée la tige j par la vis k; cette tige porte l'échappement l, et, en le soulevant par le bouton m placé sur la touche, fait baisser le marteau et, par la vis o qui touche à la pièce p, le fait échapper; la chaise q se renverse alors et retient le marteau. La bascule i porte une pièce de bois mobile r, qui a un centre s; dans cette pièce de bois est placé un fil de cuivre t, qui communique à l'étouffoir, pris entre deux écrous de cuir v, pour le faire fonctionner : la charge qui porte à l'autre extrémité sur la bascule t lui sert de contre-poids pour le faire étouffer; un ressort w, placé sur cette bascule, est destiné à tenir la pièce mobile en droite ligne et à donner à l'étouffoir le poids qui lui est nécessaire pour étouffer; ce ressort traverse la pièce mobile r, et, lorsqu'il se trouve soulevé par la tringle de bois à, charnière x, il opère le forte.

Mécanique pour piano vertical.

Fig. 8e. La bascule a, fixée sur la touche b, porte une tige sur laquelle est monté l'échappement c, qui, en se levant, renverse le marteau et fait échapper par la vis d. Cette mécanique est également à double chaise : l'une e, placée à l'échappement, retient le marteau au moment d'échapper; l'autre f est placée à la tige et touche la lame d'étouffoir g, qui à son tour touche au bouton h, traversant la noix du marteau i écarté des cordes.

Deuxième système d'échappement renversé.

Fig. 9°. La tige j est fixée sur uné bascule de la même manière que dans la fig. 7e; le clavier est également mobile et entre et sort à volonté sous la bascule pour opérer un changement dans le toucher du clavier : l'échappement k est monté sur la tige, et, se trouvant soulevé, il renverse le marteau; il échappe par la vis l fixée à l'échappement, et, en appuyant contre la noix m, la chaise placée également dans la tige j sert à le relever.

Les barrages des tables, qui ordinairement sont placés dans l'intérieur des pianos sous la table d'harmonie, sont dans ceux-ci posés dessus; ils sont établis sur le principe des ressorts de voitures, c'est-à-dire, les fibres du bois se trouvant graduellement diminuées, les barrages deviennent flexibles tout en opposant une grande résistance : l'expérience m'a démontré un très-grand avantage dans cette manière de barrer les tables, non-seulement pour la sonorité, mais aussi pour la solidité; car, à l'opposé de l'ancien système, plus ces tables sont chargées et moins elles risquent de se décoller.

Les marteaux sont recouverts d'un feutre perfectionné que j'emploie à la place de peaux, et qui a sur ces dernières le grand avantage de ne pas changer de qualité par l'influence de la température, et aussi de donner plus d'égalité aux sons. Le feutre pour cet usage faisait déjà partie de ma demande d'un brevet d'addition en date du 10 mai 1826.

Je viens aujourd'hui demander une addition pour perfectionnement du feutre à l'usage de la garniture des marteaux : ce perfectionnement consiste à augmenter la solidité et à donner plus de qualité aux sons en employant, dans le feutrage, une étoffe de laine fine, soit cachemire, vigogne ou autre, fabriquée à cet effet, et à lui donner, en feutrant, le degré d'épaisseur graduelle qui est nécessaire pour cet emploi; ce feutre, ainsi préparé, acquiert plus d'élasticité et de consistance, et, par conséquent, est très-convenable pour cet usage." Description des machines et procédés spécifiés ..., 1845, p. 19-23 (dommage qu' il n'y a pas des images)


1835

mécanisme en dessus aux pianos carrés

Brevet de 1835 : "Pape, fit l'application du mécanisme en dessus aux pianos carrés." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861 


1836

piano rond

'Piano rond', construit par PAPE, en 1836. Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886

27 mai 1836.

BREVET D'ADDITION ET DE PERFECTIONNEMENT
.


Le piano qui fait l'objet du brevet présente la forme d'une table ovale, lamécanique placée au-dessus des cordes; celui-ci est de forme hexagone, ce qui donne la possibilité de diminuer encore le volume. La mécanique est toujours, d'après mon nouveau système, en dessus, mais simplifiée.

Explication de la mécanique.

Fig. 11e, a, touche du clavier.

b, échappement qui est tenu et réglé de,hauteur par la bascule c; il échappe par le bouton de cuir d en touchant le crochet e.

f, ressort pour renvoyer l'échappement.

g, chaise qui retient le marteau.

h, ressort à boudin qui le relève.

i, étouffoir que la touche a fait basculer sur son centre j par le bouton k. D'autres formes peuvent être également employées, comme la chaise m remplaçant celle g, et la vis n pour faire échapper, en remplacement du bouton d et du crochet e. Fig. 12e, a, clavier.

b, cordes.

c, chevalet.

d, sommier des pointes.

e, sommier des chevilles.

Le clavier est mobile et rentre dans la caisse lorsqu'on veut fermer le piano. Un des grands avantages de cet instrument est que les cordes sont trés-espacées, comme aux pianos à queue, la former de la caisse se prêtant favorablement pour la longueur des cordes.

Fig. 13e coupe.

a, touche du clavier.

b, bascule qui porte l'échappement c.

d, bouton de cuir qui le fait échapper.

e, vis pour le régler de hauteur.

f, chaise qui le retient.

La touche se régle de hauteur par le bouton g.

Dans la bascule b est fixée une broche de cuivre h qui lève l'étouffoir i. 
j. pièce mobile qui fait le forté.
Fig. 14e, a, touche du clavier.

b, bascule qui porte une tige c, à l'extrémité de laquelle est fixé un galet d; cette tige relève l'échappement e, qui, à son tour, fait frapper le marteau l'échappement s'opère par le mouvement opposé que fait la tige c avec la bascule g, qui fait tomber le galet dans l'entaille et opère l'échappement par le contre-coup; la chaise h se trouve renversée sur la noix du marteau i pour retenir le marteau.

j, ressort à boudin pour le relever.

k, vis pour le régler.

l, bascule d'étouffoir.

m, pièce à charnière qui Fait le forté." Description des machines et procédés spécifiés ..., 1845, p. 19-23 (dommage qu' il n'y a pas des images)

"C'est, je crois, aussi, cette même année (1834) que cet habile facteur fit paraître son piano rond composé d'une demi-boule en cuivre, semblable à une timbale, sur laquelle était tendue une table par une bande en parchemin introduite entre les deux épaisseurs de la table; cette bande de parchemin était montée et serrée par une vis sur la demiboule, de la même manière qu'une timbale; des barrages légers étaient employés pour empêcher la table de rompre en la serrant.

Le tout était fixé sous la caisse par des équerres en fer; les cordes des basses, faute de longueur, ne pouvant produire le volume de son nécessaire étaient remplacées par des ressorts. Le mécanisme de cet instrument était fort ingénieux, et on y trouvait la facilité de pouvoir changer le toucher du clavier en le rendant à volonté plus ou moins dur." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  


1837

nouv. construction de la table d'harmonie

Brevet de 1837 : "Pape, nouv. construction de la table d'harmonie. (B. F.)" Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861


1838

nouveau système d'accordage

Brevet de 1838 : "Pape, substitua à l'ancien mode d'accordage.

Dans l'ancien mode l'accordage consistait dans le moyen de chevilles solidement enfoncées dans le sommier auxquelles sont attachées les cordes dont le tirage moyen est de 31 k, 8179; il faut donc pour mouvoir ces chevilles employer une force au moins de 48 k. 9506.

Dans le système proposé par Pape le tirage est réduit des 9/10* au moins et l'accordage se fait avec une force moyenne de 4 k. 8951.

Entre le sillet ordinaire Pape plaçait un second sillet, et entre ces deux sillets se trouvait placée une petite vis à épaulement sur laquelle et sous son épaulement était appliquée une mouche en peau appuyant sur la corde et lorsque l'on tournait la cheville à droite, laquelle était à vis, elle entrait dans le sommier, faisait baisser la corde et par conséquent hausser le ton; l'opération contraire le faisait baisser. (B. F.)" Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861 


1839

Brevet de 1839 : "Pape, essaya d'employer une double monture de cordes devant produire un véritable contre tirage; quelques mois plus tard il remplaça cette double monture de cordes par des tringles de fer à écrous ordinaires et ensuite toujours dans la même année, il remplaça ces tringles par un système faisant à la fois levier et tirant et composé de gros tubes métalliques. (B. F. — P. A. 8137.)" Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  

Piano-organisé

'Piano-organisé', piano expressif de André STEIN, perfectionné par PAPE, en 1839. Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886

Brevet de 1839 : "HENRY PAPE, of Little Newport-street, Leicester-square, musical instrument maker, for certain improvements on stringed musical insrtuments. July 2 ; six months." The Civil Engineer and Architect's Journal, Volume 2, 1839, p. 318


1840

Piano octaviant

'Piano octaviant', ce système fut employé dans les pianos par PAPE en 1840. Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886


1841

Brevet de 1841 : "PAPE, HENRY. - Improvements in castors. The patentee constructs his castors with two wheels or rollers each." Patents for inventions. Abridgments of specifications, Volume 24, 1969, p. 88


1843

Brevet de 1843 : "Pape, présenta quelques changements dans le mécanisme du piano, et à la table d'harmonie. (B. F., 15,845.)" Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  


1844

Brevet de 1844 : "Pape, produisit également un système d'accordage par la pression des cordes, c'est à peu de choses près le même système que celui décrit précédemment. (B. F., 16,934.)" Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861 

"M. Pape, à qui la facture du piano est redevable d'un si grand nombre d'utiles innovations, vient de perfectionner un système qu'il avait inventé depuis déjà quelques années et dont le but principal est de conserver l'accord des pianos et en même temps d'en alléger la caisse.

En effet, avec ce système, M. Pape remplace par une seule tringle de fer placée en dessous ou derrière la caisse et agissant par la traction, toutes les armatures qui se trouvent habituellement au-dessus des cordes.

Déjà cette innovation a été, tant en Angleterre qu'en France, l'objet de spéculations qui mettent l'inventeur dans la nécessité de faire connaître ses droits." Le Ménestrel, 15/08/1847, p. 4

BREVET D'INVENTION DE QUINZE ANS. en date du 27 décembre 1844.

"Brevet d'invention de quinze ans, en date du 27 décembre 1844, au sieur Pepe, à Paris, pour de nouvelles dispositions applicables aux pianos.

J'ai déjà en
1826 pris un brevet d'invention pour la substitution d'un feutre à la peau employée dans la garniture des marteaux; mais cette garniture ne présente pas toute la durée désirable.

C'est pour remplir cette condition, si nécessaire aujourd'hui, en raison de la fatigue qu'on fait éprouver aux pianos, que je me suis livré à de nouvelles recherches. et les marteaux que je présente ici réunissent, au plus haut point, la solidité à la bonté.

Les marteaux ordinaires sont, comme on le sait, fixés sur le manche, de manière à ne toucher la corde que d'un seul point, et, par conséquent, lorsque cette petite partie est usée, il faut en renouveler la garniture.

Les marteaux dont il s‘agit ici étant montés, comme un galet, sur son centre, sont susceptibles d'être tournés à mesure que la partie qui est en contact avec la corde est usée; et cela se fait avec la plus grande facilité.

Cette amélioration. si simple en elle-même, est, en outre d‘une très-grande importance sous le rapport de l'exécution du marteau et de l'égalité des sons qui en résulte.

Ainsi, les marteaux ordinaires ne peuvent être faits que un à un, et il devient, par suite de cela, difficile que la peau et le feutre employés soient toujours également tendus, pour l'un comme pour l'autre; tandis que les nouveaux marteaux sont garnis par un moyen mécanique, et tous ensemble.

Je me sers aujourd‘hui, à cet effet, d'une baguette de bois arrondie et en cône, c'est-à-dire, plus petite pour les marteaux des dessus que pour ceux des basses. Ensuite je colle dessus la première bande de peau, jusqu'à ce que le marteau ait l'épaisseur voulue.

Lorsque toute la garniture est placée, je la découpe en marteaux, au moyen d'une scie à lame de couteau, et suivant la largeur demandée par l'espacement des cordes; puis je perce ces marteaux, au centre, d'un petit trou dans lequel j'introduits du casimir, et les monte ensuite.

Fig. 9 et 10, pl. LXVI, a, marteau.

b, centre dans lequel on fait entrer. de chaque côté. un fil de métal c, formé en équerre, et dont l'autre bout, aussi en équerre, entre dans le talon du marteau d, où il est retenu par la vis de pression c. Lorsqu'on veut défaire le marteau, il suffit de desserrer cette vis, et de tirer l'un des fils. Comme on le voit, en cette position, le marteau peut être tourné à volonté.

Fig. 11. Le marteau, au lieu d'être fixé par le centre. est retenu par de petites lames de métal f, contenant des dents g, et il suffit d'ôter une de ces pièces pour pouvoir le déplacer. Cette fixation peut être faite de difl'érentes manières, il faut seulement que la disposition employée soit de nature à pouvoir permettre de tourner le marteau à volonté.

Je me sers aussi, pour former le fond du marteau, au lieu de baguettes de bois, dont j'ai parlé plus haut, de cuir collé en tube, et rempli de bois, dans lequel je place le centre.

Le perfectionnement pour lequel je réclame ici la priorité. consiste donc, non-seulement dans le procédé qui permet de changer, à volonté, la face du marteau en contact avec la corde, mais aussi dans les moyens mécaniques employés pour la fabrication, ou plutôt le garnissage de tout le jeu des marteaux ensemble.

Modèle de harpe sans pédales.

Il existe, comme on le sait, aux harpes ordinaires, des pédales pour hausser et baisser chaque note d'un demi-ton; ce qui occasionne une grande complication, aussi dispendieuse que gênante.

C'est dans le but de simplifier l'instrument. que songé à supprimer ces pédales, en donnant à chaque note sa propre corde.

J'ai commencé, d'abord, par placer ces cordes verticalement sur deux rangées; mais la difficulté de les atteindre dans l'exécution, me fit abandonner provisoirement ce moyen, pour celui que je présente ici. fig. 12.

Comme on le voit, les cordes sont croisées de manière que. en posant la main sur la ligne de croisement 0, il est possible de pincer toutes les cordes indistinctement; ce qui, sous ce rapport, donne à la harpe quelque analogie avec le piano.

Pour la facilité de l'exécutant, et pour éviter la confusion, j'ai disposé les tous d'un côté de la console, et les demi-tons de l'autre, avec cette condition essentielle, que chaque corde a une direction oblique, par rapport à la largeur de la table, c'est-à-dire que celles qui sont fixées au côté droit de la console ont leur point d'attache sur le côté gauche de la table, et, réciproquement, celles du côté gauche de la console correspondent au côté droit de la table, de sorte que leur croisement forme, à la hauteur des mains de l'exécutant. la ligne 0, dont j'ai parlé, qui leur permet d'attaquer, à volonté, les tons ou demi-tons.

Ces tons et ces demi-tons sont aussi distincts par la couleur.

Fig. 12, pl. LXVI. a, a, cordes attachées à deux sillets b, b, et passant, en se croisant, de chacun des côtés de la console c, où elles sont montées, soit sur des chevilles d, il, soit par le moyen suivant :

Fig. 13. pl. LXVI, a, branche en fer en forme de bascule, qui a son centre b au milieu.

c, c, écrous placés de chaque côté, et auxquels les cordes d, d sont fixées.

On comprend que, suivant qu'on rapprochera cet écrou du centre du mouvement du levier, on différenciera plus ou moins le tirage, et, par suite, le son des deux cordes, et que, si, au moyen d'un autre écrou g, placé sur la tige qui porte l'axe du levier, comme la figure l'indique suffisamment, on élève, ou on abaisse ce même levier, les deux sons s'élèveront ou s'abaisseront ensemble, mais conserveront  sensiblement le même rapport entre eux.

Cette condition peut s'étendre à une octave entière en mettant également à l'autre bout de la corde, c'est-à-dire sur la table, des bascules semblables; la seule condition à remplir, est que deux mêmes cordes ne correspondent pas aux deux mêmes leviers de la table et de la console, mais alternent, de manière que l'action produite sur une seule corde, par l'intermédiaire d'un levier, se communique à toutes, et en élève ou en abaisse le son simultanément.

Comme les rapports de sons, entre chaque corde, sont établis d'avance, par la disposition de leur point d'attache sur les leviers de la console, ces mêmes rapports persisteront sensiblement, lorsqu'on déterminera l'élévation ou l'abaissement d'une octave tout entière.

Cette dernière disposition, qui a pour but de faciliter l'accord et de réduire le tirage des cordes, et qui s‘applique à tous les instruments de musique à cordes, est encore en cours d'expérimentation, ainsi que nombre d'autres, qui feront l'objet d'additions à ce brevet." Description des machines et procedes specifies dans les brevets d'invention, 1850, p. 136-139  (et images p. 403)


1845

Brevet de 1845 : "343° Le sieur Pape (Henri), facteur de pianos, demeurant à Paris, rue des Bons-Enfants, n° 19, auquel a été délivré, le 28 septembre dernier, le certificat de sa demande d'un brevet d'addition et de perfectionnement à son brevet d'invention et de perfectionnement de quinze ans, en date du 23 août 1838, pour de nouvelles mécaniques de pianos et dispositions de table d'harmonie et de caisse." Bulletin des lois de la République française, 01/1845, p. 168

feutre vert

"M. Pape avait pris, tant en France qu'en Angleterre, un brevet pour l'application du feutre à la garniture des marteaux. Mais, tandis que les facteurs anglais lui payaient loyalement une prime pour employer cette matière, les facteurs français s'en servaient sans aucune espèce de scrupule, sous le prétexte qu'ils employaient du feutre anglais, dont la couleur était blanche, et que le feutre employé par M. Pape était vert.

Un premier procès, dont les lenteurs et les tracasseries de tout genre avaient appris à M. Pape le peu d'appui que la propriété industrielle trouvait alors dans la jurisprudence des tribunaux français, l'empêcha de faire valoir ses droits légitimes à l'application exclusive de cette importante invention, et les facteurs français purent impunément lui faire la guerre avec ses propres armes, en négligeant toutefois la couleur verte, parce que M. Pape ne leur avait pas appris que son caractère vénéneux empêche le feutre d'être attaqué par les insectes ainsi que les autres étoffes employées à la garniture de certaines pièces du mécanisme." Revue scientifique et industrielle, Volume 17, 1844

Son beaufrère [voir Notice sur les inventions et les perfectionnements de H. Pape, 1845, p. 10 (Gallica)], et probablement ouvrier-tabletier chez PAPE, FISCHER Pierre Frédéric a déposé cet invention de feutre à Londres en 1835. Et voir ses Brevets.

CERTIFICAT D'ADDITION. En date du 10 mai 1845.

"Le perfectionnement dont il s'agit consiste dans l'application, à chacun des côtés de la table d'harmonie. d'une table en bois, tôle, etc., suivant la nuance de son qu'on veut obtenir, au moyen de laquelle on est à même de régler la portion d'air la plus favorable. pour l'intensité et la bonne qualité des sons, comme aussi de produire le forté et le piano, suivant qu'on apprœhe ces tables plus ou moins près de la table d'harmonie.

Cette méthode peut s'appliquer à tous les instruments de musique, mais principalement aux pianos; et, comme chaque modèle exige une disposition différente, il ne m'est guère possible de produire ici un dessin de chacune; je me contenterai de parler des pianos-consoles.

Dans ces instruments, il suffit de placer, contre la surface de la table d'harmonie, une planche ou porte s'ouvrant à mécanique, et de manière à former un intervalle d'environ 15 centimètres dans les basses, et de moitié dans les dessus. Pour tous les autres formats, il faut opérer des deux côtés pour produire l'effet complet."  Description des machines et procedes specifies dans les brevets d'invention, 1850, p. 136-139 (et images p. 403)

CERTIFICAT D'ADDITION. En date du 11 novembre 1845.

"Le perfectionnement dont il s'agit, consiste :

1° Dans l'application d'un nouvel étoufl'oir placé directement au-dessous du marteau, et qui est dirigé par le même ressort que ce dernier;

2° Dans un ressort à galet appliqué au marteau, et servant à la répétition du coup;

3° Dans un autre ressort, fixé à la touche pour la faire relever.

La figure 15. pl. LXVI, représente la coupe du nouveau mécanisme dont quelques parties ont déjà été décrites dans les brevets précédents, et que je répète ici, pour donner plus de clarté à la description.

a, touche.

b, axe de la touche.

c, échappement.

d, noix du marteau.

Lorsque cette noix se trouve abaissée par l'échappement, l'extrémité du pilote e, qui, dans le repos est placé directement au-dessus du centre du galet f; se trouve un peu en avant, par suite de la position qu'a prise la touche par son abaissement; ce qui permet au marteau de se relever un peu au-dessus des cordes; et, dans cette position, l'échappement est à même de fonctionner. Ce moyen. qui agit parfaitement, est infiniment plus simple que tous ceux employés jusqu'à présent pour cet usage.

g, chaise pour retenir le marteau.

h, pilote à bouton pour échapper.

i, autre bouton, appliqué sur le nouveau ressort j pour aider à relever la touche.

k, autre pilote, à deux boutons, servant au même usage; sa partie supérieure s‘appuie sous la touche a, et sa portion inférieure repose sur la bascule de l'étouffoir m, qui est pressée vers le haut par le ressort n.

Cette bascule est en contact avec la petite pièce intermédiaire a, qui a son centre ldans la noix du marteau d, et aide, par cela même, à le relever. Dans cette position, l'étouffoir profite de la force du ressort du marteau; le toucher en vient plus facile. et le mécanisme moins compliqué que dans la disposition ordinaire, où l'étoufl'oir a son ressort à part.

Le fil métallique p, qui tient la toupe r, doit avoir une élasticité dépendant de la position qu'il occupe dans le clavier, c'est-à-dire être plus roide dans les basses que dans les dessus, afin d'étouffer convenablement.

La pièce en cuivre s, sur laquelle sont fixées les bascules d'étouffoirs, est la charnière ou à pivot, et peut être soulevée par une pédale, de manière à faire le forté sans modifier l'action du ressort sur le marteau."  Description des machines et procedes specifies dans les brevets d'invention, 1850, p. 136-139 (et images p. 403)

CERTIFICAT D'ADDITION. En date du 16 février 1845.

Fig. 18, pl. LXVI. instrument à touches creuses. dans le but de laisser un passage aux marteaux. Une feuille de cuivre, sert à leur donner la roideur et la solidité voulues. Cette disposition. quoique fort simple, est très-importante. en ce qu'elle permet l'emploi de toute espèce de mécanique.

Elle est appliquée ici à un piano à queue, semblable en plusieurs points à celui déjà représenté dans d'autres brevets, mais placé en sens contraire; au moyen de ce renversement et du passage des marteaux à travers les touches, je réduis de 0‘30 au moins la largeur de l'instrument.

a, touche. fig. 18, 19.

b, pointe ou centre.

c, plaque de cuivre, rivée de chacun des côtés de la touche, qui est creuse à l'intérieur pour laisser passer le marteau d.

A l'extrémité e, la touche soulève la bascule f, qui est surmontée de l'échappement g, et fonctionne comme cela a été expliqué antérieurement dans d'autres brevets.

h, autre petite bascule, tournant sur son centre i, et ayant à chaque extrémité un ressort à boudin; le premier, k, sert à relever le marteau; le deuxième, l, qui domine le premier par sa force, baisse la bascule f avec son échappement, c'est-à-dire lui donne plus de poids; ce qui est nécessaire pour le jeu de la touche et de l'échappement, et sert aussi, lorsque la bascule se trouve soulevée par la touche, à abaisser le ressort k, au moment même où le marteau descend; ce qui lui, ôte toute la roideur que pourrait lui donner la compression de ce ressort k.

Cette disposition nouvelle présente donc le grand avantage de laisser au marteau toute la vivacité du ressort, sans lui donner la roideur qui résulte de la compression.

m, pilote fixé dans le carré n. Ce carré, logé dans la bascule f, tourne sur son centre 0, et cède lorsqu'on veut ôter la touche. Au moyen du pilote m et d'un autre r, l'étouffoir p, qui est placé sur les cordes q, s'abaisse pour fonctionner. On peut aussi faire agir l'étouffoir par deux crochets placés. l'un, i [ou s ?], à la touche, l'autre, t, à l'arrière partie de la bascule, pour soulever cette partie, et, par suite, baisser l'étouffoir.

Fig. 19. plan de la touche.

Le principe de cette mécanique ayant été déjà décrit dans d'autres brevets, il ne s'agit ici que des diverses modifications qui y ont été adaptées.

a, fig. 20. touche de clavier formant un levier du deuxième genre.

6, autre levier, tenant l'échappement c qui communique à la noix d. Cette noix agit, comme à l'ordinaire, sur un centre e, et le marteau f se trouve relevé par un ressort g.

h, autre ressort à boudin, dominant le premier. et servant à remonter la touche par le pilote i. Ce pilote, fixé, comme le ressort à boudin, dans la bas. cule qui tourne sur son centre k, communique à un autre pilote t, tenant à la touche. Cette disposition est conforme, quant aux ressorts, à celle désignée 18, et présente les mêmes avantages.

m, petite pièce de bois en cône qui, lorsque le marteau et la touche baissent. passe de l'autre côté du galet n fixé dans l'intérieur de la noix, sert à retenir le marteau, et aide supérieurement à la répétition.

0, petite pièce garnie fixée, au moyen d'un fil, dans la bascule j, et qui fait agir l'étouffoir p.

q, nouvelle disposition de chaise pour retenir le marteau par la tête.

r, pièce fonctionnant sur son centre s, et sur laquelle vient appuyer le pilote l fixé dans la touche. La chaise ci-dessus désignée, en raison de sa disposition, me parait devoir devenir une pièce importante dans ce genre de mécanique.

Fig. 21 , arcsboutants servant à consolider la caisse contre le tirage des cordes, et qui peuvent être appliqués à toute espèce de pianos.

Déjà, dans mes brevets antérieurs, on trouve l'énoncé et diverses applications d'un principe d'arcsboutants. soit en bois. soit en fer, agissant par la traction. principe adopté avec succès dans mes atev liers. depuis plusieurs années; l'arc-boutant représenté ici est en fonte. (Il pourrait également être en fer.) Sa section transversale est en forme de T. et les vides sont remplis en bois.

a, sommier des chevilles.

b, cordes.

c, table.

d, chevalet.

e, arcs-boutants appliqués à un piano à queue, entaillés du bout f dans le sommier, et, de l'autre, g, du côté opposé, s'appuyant contre le boulon h, qui traverse le sommier des pointes i et la doublure de la caisse, où il se trouve serré fortement par l'écrou k.

L'arc-boutant, par sa forme aux extrémités, arrive presque au niveau du plan des cordes, et oppose ainsi la résistance la plus directe au tirage des cordes; il laisserait néanmoins fléchir et remonter le sommier, sans le secours de la tringle de traction l, qui. au moyen de l'écrou m, opère l'effet contraire, c'est-à-dire contre-balance ce tirage, et retient le sommier dans sa position.

Cette tringle de traction est en bois et présente quelque avantage par rapport à la table; cependant, je me suis servi indifféremment, et plus souvent même, des tringles de fer ou tubes, en raison de la facilité de l'emploi.

Fig. 22 . arc-boutant en coupe, avec remplissage en bois."  Description des machines et procedes specifies dans les brevets d'invention, 1850, p. 136-139 (et images p. 403)


1848

CERTIFICAT D'ADDITION, En date du 1er septembre 1848.

"L'invention faisant l'objet de la présente addition consisle en un marteau élastique. Déjà, et depuis longtemps, m'étant aperçu que le marteau de piano devait avoir une grande élasticité, j'avais remplacé le marteau en bois, en usage. par un marteau creux formé d'une épaisseur de semelle avec vide au milieu; mais ce système. quoique supérieur à celui qu'on adopte ordinairement. laissait‘cependant à désirer et, tout en exigeant moins de garnitures, en demandait encore une certaine quantité.

Le nouveau marteau que je présente ici, et dont l'élasticité peut se régler au degré désirable, n'a pas besoin, par cette raison même, de beaucoup de garnitures. En effet, les marteaux ordinaires, supportant toute l'impulsion des doigts, qu'ils communiquent aux cordes, doivent naturellement être très-épais pour ne pas produire un son de bois ou de métal lorsqu'ils sont attaqués trop fortement; et cette grande épaisseur, nécessaire sans doute dans ce cas est nuisible cependant au jeu des personnes dont le toucher est doux.

Le marteau élastique, au contraire, n'a à supporter que la force du ressort au lieu de celle de tout le poignet de l'exécutant. Il doit donc être d'un grand avantage, non-seulement pour ce qui vient d'être dit, mais aussi pour la durée; en outre, les cordes, souffrant moins, sont, par conséquent, moins exposées à casser; par ce fait aussi, le piano est plus à même de mieux tenir son accord.

Je n'ai présenté ici que deux systèmes d'élasticité, l'un pour les marteaux ordinaires, l'autre pour les marteaux tournant sur leur centre; mais il est facile de comprendre que cette élasticité peut être produite par divers moyens, et par tout objet élastique, même par le bois, suivant les dispositions données au marteau. Ce n'est donc pas uniquement pour ces deux systèmes que je réclame la priorité, mais pour l'application d'un marteau élastique.

Fig. 17. pl. LXVI.

a, Manche de marteau. armé d'une petite pièce de bois.

b,dans laquelle est ménagée une mortaise.

c. Dans cette mortaise passe la partie inférieure du marteau

d, sur laquelle repose le ressert

e, servant à repousser toujours vers le haut le marteau qui se trouve retenu par l'écrou f.

g, place réservée pour la fonction du marteau au moment du coup.

La mortaise c'est garnie légèrement pour éviter le bruit que pourrait occasionner le frottement du bois.

Fig. 16. a, manche de marteau armé d'une pièce de bois 17, que traversent deux broches c, d. Cette dernière broche d est surmontée d'un ressort à boudin c, qui forme la partie élastique du marteau et qui est réglée à la force convenable pour produire la meilleure qualité de son.

f. écrou pour desserrer ou serrer le marteau ou comprimer plus ou moins le ressort; la broche c servant simplement à empêcher le marteau de tourner. Ce dernier moyen n'est également pas le seul. comme on le présume. qui puisse être employé pour cet objet.

9, partie inférieure du marteau armée de deux plaques de cuivre entre lesquelles la tête du marteau se trouve renfermée. Cette dernière partie. relative au marteau tournant sur son centre, a déjà été brevetée, et l'invention dont il s'agit dans la présente addition vient heureusement seconder la première, puisqu'il ne fallait pas moins de six épaisseurs de peau pour former le marteau ordinairement en usage, et que. dans celui-ci, deux épaisseurs suffisent.

Il est bon d'ajouter que cette possibilité de supprimer une partie des garnitures n'est pas calculée sur l'économie, mais bien sur la qualité de son qu'elle donne au piano et sur l'amélioration qui en résulte pour diverses parties de l’instrument, comme pour le toucher, etc." Description des machines et procedes specifies dans les brevets d'invention, 1850, p. 136-139 (et images p. 403)


1850

Brevet de 1850-51 : "541° Le certificat d'addition dont la demande a été déposée, le  10 octobre 1851, au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par le sieur Pape (Jean-Louis)[un de ses fils], à Paris, rue des Bons-Enfants, n° 19, et se rattachant au brevet d'invention de quinze ans pris, le 5 août 1850, pour diverses améliorations applicables aux instruments de musique, notamment aux pianos et aux orgues soit réunis, soit séparés." Bulletin des lois de la République française, 01/1852, p. 455 et  Bulletin des lois de la République française, 01/1854, p. 272 et 385


1858

Brevet de 1858 : "22214. Brevet d'invention de quinze ans. En date du 28 août 1858, Au sieur Pape, à Paris, Pour des améliorations dans les instruments de musique et notamment dans ceux à clavier.

L'invention consiste principalement dans une nouvelle pointe à clavier. Cette pointe est traversée par un petit trou armé, d'un fil pour former le centre de la touche. Ce nouveau système donne plus de facilité au mouvement du clavier.

On sait que dans l'ancienne méthode ces pointes sont enfoncées dans le balancier; c'est dans ce balancier qu'on applique les pointes et des mouches de drap ou de papier, et c'est là-dessus que se fait le mouvement des touches.

Ce mouvement manque de liberté, et par la nouvelle pointe cet inconvénient disparait. On peut, de plus, régler le clavier par des boutons adaptés à la touche ou même par les pointes en les enfonçant plus ou moins."  Description des machines et procédés pour lesquels des brevets, 1870, p. 166


1859

Certificat d'addition : "En date du 29 avril 1859. L'amélioration dont il s'agit ici consiste dans une nouvelle disposition de pianos au moyen de laquelle la dimension de la caisse a pu être beaucoup réduite, car elle n'a pour toute hauteur que 87 centimètres, et cependant elle possède tout le volume de son d'un grand piano droit; cet instrument a en même temps l'avantage de laisser à découvert l'exécutant tout aussi ; bien qu'un piano à queue ou carré. 

Cette petite hauteur permet aussi d'adapter dessus une étagère ou boîte à musique qui a le double but de toujours pouvoir serrer auprès d'un piano sa musique et celui de donner au meuble un aspect plus ou moins volumineux à volonté, suivant les pièces ou le goût des personnes, et cela sans augmentation de prix." Description des machines et procédés pour lesquels des brevets, 1870, p. 166-167

"En date du 11 septembre 1859. Les perfectionnements et changements dont il s'agit ici consistent en diverses améliorations dans la mécanique que j'ai appliquée à mes nouveaux Instruments, et aussi en partie aux pianos verticaux, dits pianinos ou droits, et qui supprime un assez grand nombre de pièces, tout en améliorant la force et la docilité des touches." et "CERTIFICAT D'ADDITION. En date du 22 juin 1861.

Le clavier courbé est déjà indiqué dans une autre addition, mais la combinaison de la mécanique n'était pas assez complète; cette mécanique si simple s'accorde parfaitement avec le reste du piano, qui n'a que 85 centimètres de hauteur, et possède, par sa petite élévation et son volume, tout avantage désirable pour l'exécution d'un piano carré ou à queue." Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention, Volume 70, 1870, p. 166 -169

Pour voir le brevet original
voyez le site
INPI
(13)

Henri PAPE
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