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DIETZ
à Paris et à Bruxelles (°1801)



1823 – 1834

1823

PARIS - "658 M. Dietz, rue de l'Échiquier, n. 34 On clavi-harpe et quatre pianos."  Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine, 1825, p. 70

PARIS - "315 M. Dietz, rue de l'Échiquier, n. 34 - 316 M. Koska, rue de Richelieu, n. 10. -

317 M. Roller, rue de Paradis -Poissonnière, n°27.

Le jury a cru ne pas devoir séparer ces trois fabricans qui ont présenté des pianos d'une excellente exécution; il appelle sur leurs produits l'attention particulière du jury central." Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine à l'Exposition du Louvre en 1823, 1825, p. 169


1827

PARIS - "Le piano long à ovale, de M. Dietz, a une forme dont le goût pourra être contesté; mais le son ravira tous les suffrages; l'orgue n'a rien de plus moelleux et de plus grandiose." Histoire de l'Exposition des produits de l'industrie française en 1827, Adolphe-Jérôme Blanqui, M. Blanqui, Blanqui (Adolphe-Jérôme), A la Librairie du commerce, chez Renard, 1827

PARIS - "M. Dietz exhibited five piano-fortes, all differing in construction. A square one with four strings is excellent. The fourth string is less meant to increase the power than to prolong the sound; for which purpose the damper only touches three strings, leaving the other to vibrate." The Harmonicon, 1828, p. 6

PARIS - "M. Christian Dietz, à Paris, rue de Bondi. Parmi plusieurs instrumens remarquables qui ont été exposés par cet artiste, on a surtout distingué un grand piano à quatre cordes garni intérieurement d'un sommier métallique." Rapport sur les produits de l'industrie française, 1828, p. 391-395

PARIS - "Encore quelques jours et justice sera rendue aux manuacturiers, qui ont prouvé aux nombreux étrangers que cette exposition attire dans la capitale que si nous ne surpassons en tous points l'industrie étrangère, au moins nous avons élevé à un assez haut dégré celle de notre pays pour qu'il nous soit possible d'espérer que bientôt la France industrielle n'aura plus rien à envier l'Angleterre.

Les éloges que nous avons donnés à quelques facteurs d'instrumens, on peut les appliquer tous à M. Dietz fils, dont les magasins sont établis rue de Bondy, n. 26. Il est, sans contredit, l'un des facteurs de pianos qui se sont le plus distingués à cette exposition.

Il a déposé, sous le n. 426, plusieurs de ces instrumens, remarquables par leurs différentes formes et surtout par leur excellente qualité nous avons vu plusieurs Anglais avouer, en entendant ces pianos, que nous les égalions si nous ne les surpassions pas dans cette branche d'industrie.

Certes, l'exposition de cette année nous offre plus d'un exemple de cette supériorité acquise sur nos voisins. Mais pour en revenir aux pianos de M. Dietz, nous engageons les artistes et les amateurs à les visiter; comme nous ils seront enchantés de la force de la beauté et de la pureté du son qu'il a obtenus.

Nous avons remarqué entre autres un de ces pianos, qui est d'une forme nouvelle, symétrique et très-élégante il nous a paru avoir une force de son "étonnante et surtout on ne peut plus harmonieuse.

Cet instrument doit avoir beaucoup de succès. On parle aussi d'un nouvel instrument du même auteur, qui doit filer les sons par effet de frottement, les enfler ou diminuer à volonté il n'est point encore entièrement achevé; nous en rendrons compte, ainsi que du clavi-harpe, aussitôt qu'on pourra les entendre." Le Figaro, 23/09/1827, p. 585 (Gallica)

PARIS - "Les pianos de M. DIETZ ont beaucoup gagné depuis quelque temps sous le rapport du volume du son. Lors de l'exposition, ils avaient l'inconvénient d'être un peu sourds, mais depuis lors ce facteur a su leur donner du brilliant et de l'intensité." Revue musicale, Volume 3, 1828

PARIS - "Les pianos de M. Dietz fils sont de deux sortes; l'un est un piano à queue, à quatre cordes; (p. 99)[...] Ce sont ces difficultés que M. Dietz fils a voulu résoudre par l'expérience : voici ses résultats.

Son piano à queue n'a point en effet un volume de son proportionné à l'emploi de ses moyens de production, du moins autant que j'en ai pu juger dans l'emplacement extrêmement défavorable où il se trouve à l'exposition.

A l'égard de l'accord, M. Dietz croit que la difficulté de l'obtenir est moindre qu'on ne le croit communément; d'ailleurs il pense que cette difficulté, si elle existait, serait compensée avantageusement par la solidité de cet accord une fois obtenu, attendu que le marteau frappant sur une surface considérable, fatigue moins les cordes que dans le piano ordinaire.

Mais le piano de M. Dietz est surtout remarquable par l'heureuse application d'un principe incontestable.

Considérant que les vibrations de la table sonore et des cordes sont d'autant plus franches que toutes les autres parties de l'instrument en sont dépourvues, il s'est attaché principalement à rendre inerte, autant que cela se peut, le sommier de chevilles, et pour cela, il fait ce sommier en fer fondu, doublé en bois.

Dans le même dessin, il faut aussi le sillet au cuivre, afin que les cordes soient appuyées sur un corps beaucoup plus dur que le bois.

Il résulte de là que le coup de marteau ne se fait pas entendre avant le son, ou conjointement avec lui, comme cela arrive dans les autres pianos, et que les siens se prêtent à jouer parfaitement doux, sans qu'aucun bruit étranger se mêle au son.

Le mécanisme du marteau présente aussi une simplification bien entendue de la mécanique anglaise, et son échappement est combiné de manière à obtenir lu plus grande précision possible.

Si M. Dietz parvient à donner à ses pianos un volume de son plus considérable, nul doute que ses instrumens n'acquièrent une brillante réputation parmi les amateurs et les artistes.

L'autre piano de ce facteur, auquel il n'a point encore été donné de nom, parce que sa forme ne présente aucun rapport précis avec une figure quelconque de géométrie, offre, dans sa partie opposée au clavier, Une ligne droite de six pieds de longueur.

Ses côtés sont une courbe alternativement concentrique et excentrique, et son clavier est en avant-corps. La surface totale de l'instrument n'est pas beaucoup plus considérable que celle d'un piano carré à six octaves et demie et à trois cordes.

C'est à remplacer ce dernier que M. Dietz le destine, mais la disposition de ses diverses parties est telle que ce n'est en effet qu'un piano à queue d'un moindre volume, car le sommier des chevilles est en avant, ainsi que le mécanisme du marteau.

L'avantage de cette disposition consiste à permettre de coller la table sur ses divers côtés, et conséquemment à lui donner une grande solidité, au lieu de délaisser un de ses côtés libres et appuyé sur une légère traverse, comme on est obligé de le faire dans le piano carré ordinaire, à cause du passage qu'il faut livrer au marteau pour qu'il attaque les cordes.

Les autres principes de M. Dietz ont leur application dans ce piano, comme dans le piano à queue. La médiocrité du volume de son est encore le reproche que j'adresserai à ce facteur à l'égard de ce piano; toutes les parties en sont évidemment bien combinées, mais ce son n'a pas l'ampleur qu'on désirerait." Revue Musicale, 1828, p. 101-102


1834

PARIS - "1471 (515). Une médaille d’argent fut décernée, en 1827, à M. Dietz, rue Neuve-des-Capucines, n° 13, à Paris, pour un piano à quatre cordes, garni intérieurement d’un sommier métallique. Les instrumens du même genre qu’il a présentés en 1834, n’ont reçu aucune distinction de la part de MM. les membres du jury." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p. 190

Pour les références voyez la page
pianos français 1800 - 1829


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