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GAVIOLI
à Paris (°1845)

1862

LONDRES - "Voici MM. Gavioli et Cie, facteurs d'orgues, orchestres et pianos mécaniques, à cylindres et manivelles, pour salons, bals, cafés et même pour la rue ; [...]" La France à Londres en 1862 : revue de l'Exposition universelle du Palais de Kensington, Année 46, M. Aymar-Bression, 1862, p. 71 (Gallica)

1878

PARIS - "15, Rué des Charbonniers, 15. — Usine à Vapeur : Avenue Daumesnil. — PARIS.

Cette importante maison, dont l'éloge n'est plus à faire, a été l'une des premières à entrer dans cette voie de progrès qui a donné en France une si vive impulsion à cette industrie. Les recherches de M. GAVIOLI ont principalement porté sur les instruments à claviers, je veux dire, les Orgues, les Harmoniums et les Pianos.
Cette partie spéciale et importante de la facture lui est donc redevable de nombreux perfectionnements, et ses inventions récentes ont surtout ajouté à sa réputation.
Nous nous contenterons de citer les plus répandues pour lesquelles M. GAVIOLI s'est fait breveter s. g. d. g., et cette simple nomenclature suffirait à prouver qu'elles ont été ses recherches, et qu'elle laborieuse carrière il a parcourue :

1° Orgue-Bureau, avec et sans cylindre, a l'usage des éciles et salles d'asile

2° Harmonium, à cylindre, jouant à la manivelle et au clavier

3° Melodium, nouvel instrument de salon pour la danse, jouant automatiquement

4° Clavicordéon, petit instrument portatif, pour artistes et compositeurs, se pliant et se réduisant en un très-petit volume  

5° Harmonium-Transpositeur, à cylindre, jouant automatiquement des morceaux à eliets d'orchestre pour églises, ainsi que pour l'accompagnement du plain-chant

6° Pianos, avec application de la flûte d'orchestre, supprimant toute annexe.

On le voit, M. GAVIOLI est un de ceux qui se sont lo plus appliqués aux inventions et aux perfectionnements, tant pour les instruments de musique automatiques que pour ceux destinés spécialement aux artistes. M. GAVIOLI a obtenu plusieurs médailles d'or, et n'eu est plus à compter les éloges flatteurs qu'il a reçus des gens les plus autorisés. Les qualités constantes de sa fabrication, les soins donnés à tout ce qui sort des ateliers, ont attiré à cette maison une clientèle nombreuse et font tous les jours croître le chiffre de ses affaires." Catalogue général descriptif de l'exposition : section française / Exposition universelle de Paris, 1878 (Gallica)

1885

EXPOSITION DU TRAVAIL - INSTRUMENTS DE MUSIQUE MÉCANIQUES

Piano-exécutant,
Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 30/08/1885, p. 261 (Gallica)

 

et Harmonium perfectionné
de la maison GAVIOLI et Cie,
Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 30/08/1885, p. 261 (Gallica)

PARIS - "Nous n'ignorons pas qu'un certain nombre d'artistes ou d'amateurs ne peuvent souffrir même le nom de la musique mécanique ; qu'ils se fâchent, quand on leur parle d'instruments à manivelle, au nom de l'inspiration personnelle de l'exécutant, etc. etc. et prétendent, pour tout dire d'un mot, qu'un instrument mécanique ne saurait être un instrument vivant.

Tant il est facile d'aligner des phrases et d'ymer des mots plus ou moins brillants, lors mêi que la vérité et la logique y font défaut !

Non, l'exécutant qui tourne une manivelle n'a aucun titre de paternité sur la musique qu'il exécute; aucune part ne lui revient dans la précisiol, du mouvement, la justesse des sons, l'expression de l'exécution, et il ne saurait prétendre à une place quelconque dans l'orchestre de l'Opéra, quel que régularité qu'il mette dans le mouvement d rotation du cylindre.

Mais cela empêche-t-il que les artistes qui est entendu, à Anvers, les concerts militaires ou orchestre parisien construits et exposés par MM. Gavioli et Cie (2 bis, rue de Taillebourg, à Paris que ceux qui entendent journellement, à l'Exposition actuelle du Travail, le piano exécutant, construit par la même maison, soient unanimes à reconnaître qu'ils entendent d'excellente musique très juste, très expressive, dont l'honneur revient tout entier au point de vue de l'exécution, aux constructeurs des instruments ?

Et pourquoi ceux qui veulent faire une part si exclusive au talent de l'exécutant, ne se plaignent-ils pas que celui-ci se borne à interprêter la musique d'autrui, et ne réclament-ils pas pour tout musicien un talent de compositeur ou, pour mieux dire, d'improvisateur ?

Soyons pratique, et au lieu de nous payer de grands mots vides, reconnaissons de bonne foi que nous avons vu des aveugles moudre une épouvantable musique sur des orgues de Barbarie, très bien dénommées et construites par des industriels appelés par leur vraie vocation à tailler des coffres à avoine plutôt qu'à préparer des combinaisons de sons ; mais ajoutons bien vite que les instruments de MM. Gavioli et Cie, dûs à des artistes qui ont profond sentiment de l'art, en même temps que celui de la mécanique, que ces instruments donnent une exquise musique, bien supérieure vraiment celle que bien des artistes à nous connus tirent journellement de leur flûte ou de leur piano.

La plupart des instruments construits par cette maison sont, du reste, à deux fins, pouvant se manœuvrer mécaniquement, à l'aide d'une manivelle ou être touchés car ils sont munis d'un clavier comme un piano ou un harmonium ordinaires.

C'est le cas du piano-exécutant, qui a le volume les apparences d'un élégant piano droit, [illisible] qui peut être manœuvré à l'aide d'un appareil spécial qui se place au-dessous de l'instrument.

A vrai dire, cet appareil, complètement indépent de l'instrument, peut s'adapter, sans aucune difficulté, à tous les pianos et les transformer ainsi en pianos mécaniques.

L'organe essentiel de cet appareil, vrai miracle de géniosité mécanique, est une série de cartons percés de trous, rappelant à certains égards les cartons des métiers Jacquard, mais qui, au lieu d'agir les fils de la trame et de la chaîne d'un tissu, [illisible]tent en mouvement les marteaux du piano.

Mais ce qui est vraiment curieux, dans cette proeuse combinaison mécanique, c'est que le piano parmi de son exécutant, au lieu de prendre un caractère purement automatique se traduisant par la secheresse [?], la faiblesse et l'uniformité des sons, a[illisible]t une sonorité plus grande et exprime les [illisible]ndres nuances avec une exquise sensibilité.

L'harmonium perfectionné, basé sur un principe [illisible]èrement différent, n'est pas moins remarquable pour la conception mécanique et pour la variété  des effets.

Les constructeurs ont su, sans augmenter le volume des instruments ordinaires, y installer un clavier de quatre octaves dont les touches sont aussi volumineuses que celles d'un piano, deux jeux, quatre registres pour le forte, l'expression, la voix céleste et le tremolo.

L'orchestre parisien, par lequel nous allons clore cette nomenclature infiniment incomplète, est essentiellement et exclusivement un instrument à cylindre et à manivelle pouvant être mis en mouvement par une force quelconque. Mais quelle pureté d'exécution pour les quadrilles sans coupure (tels qu'on les préfère en France), les polkas, les mazurkas, les schottischs, les valses, etc.. etc. !

L'orchestre parisien est l'instrument de la danse par excellence, et il nous débarrassera, nous en avons la ferme confiance, de ces orchestres composés de cinq ou six musiciens de hasard, que les chefs d'établissements publics : salles de danses, cafés-concerts, etc., etc,, ont tant de peine à rencontrer, qui ne viennent pas toujours à l'heure voulue et que le public regrette souvent de voir réunis pour lui infliger un véritable supplice. Dix, douze, quinze exécutants, et des meilleurs, sont enfermés dans le meuble de l'orchestre parisien et toujours prêts à exécuter avec entrain la valse ou la polka qu'on leur demande.

Depuis 1845, époque où la maison fut fondée par M. Gavioli père, et depuis surtout que le fils en a pris la direction en 1871, tous les jurys d'expositions, à Paris (1867 et 1878), Bayonne, Melbourne, Modène, Philadelphie, Amsterdam, Bruxelles (1880, diplôme d'honneur), Anvers (1885, médaille d'or), etc., etc., se sont empressés de décerner à cette maison les plus hautes récompenses.

A la suite de l'Exposition d'Amsterdam, M. Gavioli, bien qu'ayant exposé dans la section française, a été décoré de l'ordre de la couronne d'Italie.

Nous sommes convaincu qu'aucun jury d'exposition présente ou future n'interrompra cette tradition fondée sur un des mérites les plus réels et les plus évidents qu'il nous ait jamais été donné d'apprécier. LETOUZÉ." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 30/08/1885, p. 260-261 (Gallica)

1889

PARIS - "58. GAVIOLI (Anselme) & Cie, à Paris, avenue de Taillebourg, 2 bis.

— Orgue quatuor. Piano-exécutant. Harpe-mandoline. Pianista.

Chevalier de l'Ordre de la Couronne d'Italie, 1884, pour Expositions Françaises ; médailles d'or : Philadelphie, 1876. Melbourne, 1880. Amsterdam, 1883. Paris, Anvers, 1885. Barcelone, 1888. Médailles d'argent, Paris, 1861 et 1818. Bruxelles, 1888." Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, p. 5 (Gallica)

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Pour les références voyez la page
pianos français 1840 - 1849


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