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FISCHER
à Saumur (°1846)


1823 - 1891

1853

  ANGERS - "M. Fischer, facteur de pianos, à Saumur, nous a adressé deux instruments de sa fabrique. Ils ont figuré à notre exposition sous les n° 22 et 23.

Depuis cinq ans environ qu'il a ouvert ses ateliers, M. Fischer s'est efforcé de réaliser les meilleures conditions de bonne et solide construction, de facilité dans le toucher du clavier, et de sonorité dans les proportions qu'il a adoptées; pensant, comme il le dit lui même, «qu'il valait mieux suivre les systèmes déjà acquis à l'usage et sanctionnés par l'expérience, que de chercher des perfectionnements qui peuvent être plus ou moins problématiques. »

Les instruments exposés par M Fischer, sont deux pianos à cordes verticales, qui nous ont paru, en effet, remplir convenablement le but qu'il s'est proposé.

La construction en est solide, et la qualité de sons satisfaisante. L'un est du prix de 700 fr.; l'autre est coté 850, et doit cri partie cette différence à plus de travail dans l'ébénisterie.

Modicité de ces prix recommande M. Fischer à un point de vue qui ne peut manquer d'être apprécié; elle a pour résultat de mettre les produits de son industrie à la portée du plus grand nombre; et c'est sous ce rapport surtout qu'il a droit à des encouragements.

Nous avons cru devoir lui décerner une médaille de bronze. Nous n'admettons pas cependant d'une manière absolue, qu'il convienne de rejeter toute amélioration et tout perfectionnement dans la fabrication du piano, par la raison que, depuis quelques années, il serait parvenu a un degré très satisfaisant.

On ne saurait s'arrêter dans la voie du progrès; et nous pensons qu'il y a lieu d'encourager les efforts qui sont faits dans le but d'améliorations toujours désirables." Bulletin, Volumes 24-25, Société industrielle et agricole d'Angers et du département de Maine-et-Loire, 1853, p. 283-284

1857

ANGERS - "M. Fischer, de Saumur, qui prend pour la seconde fois part à nos expositions, a présenté celle année un piano demi-oblique, en palissandre, du prix de 850 fr. Le fer et le bois sont combinés avec art dans la construction de cet instrument; le clavier en est facile et les sons ne manquent ni d'égalité ni de rondeur.

Dans le but de simplifier le jeu des pédales, M. Fischer a remplacé le mécanisme habituel par des tringles en bois. Quoiqu'elles aient bien fonctionné devant nous, il est à craindre qu'elles ne viennent à se gonfler par les temps humides, ou qu'elles ne perdent leur précision sous l'influence d'une sécheresse prolongée.

Nous engageons donc l'inventeur à étudier encore ce mode de simplification dont il parviendra sans doute à tirer un bon parti. Les améliorations que depuis cinq ans M. Fischer a apportées à sa fabrication ne nous paraissent pas suffisamment importantes pour lui mériter une nouvelle distinction, et nous croyons devoir simplement rappeler la médaille de bronze que ce facteur avait su méritera la précédente exposition." Annuaire musical, 1857, p. 221-222 (Gallica)

1891

- PIANOS ET INSTRUMENTS DE MUSIQUE -

SAUMUR - "VOIR un piano à soi c'est le rêve de bien des gens et surtout de beaucoup de jeunes filles ; avoir un bon piano à soi, c'est le rêve des véritables amateurs !

Si, comme on l'a prétendu, la France possède trois cents fabricants de pianos, il est hors de doute que la vente prime la qualité de l'instrument, presque toujours ordinaire, et ne présentant pas les garanties de bonne sonorité et de durée que l'on est en droit d'exiger de lui..

Un bon piano n'est pas à la portée de tout le monde ; un piano ordinaire suffit à beaucoup de personnes, pour ne pas dire à la majeure partie d'une clientèle courante, et voilà pourquoi on voit tant d'instruments pulmoniques, incapables de résister longtemps au tapotage des commençants.

Un bon piano est un instrument très précieux pour le compositeur ; à lui seul, il résume l'orchestre et reproduit toutes les combinaisons harmoniques désirées; c'est ce qui explique pourquoi toutes les partitions musicales sont réduites pour cet instrument.

En province, le piano est un compagnon indispensable pour les heures de repos et de récréation ; mais là, il existe une lacune difficile à combler, car, précisément, les facteurs de province ne sont pas toujours détenteurs d'instruments perfectionnés, et l'on risque bien souvent d'acquérir, par leur intermédiaire, un piano ne satisfaisant pas aux services que l'on attend de lui.

C'est là un cas qui ne saurait se présenter avec la maison Pillet-Bersoullé, située place de la Bilange, à Saumur.

M. Pillet-Bersoullé, successeur de M. G. Fischer, qui avait fondé la maison en 1846, est un ancien accordeur-égaliseur de la maison Pleyel, Wolff et Cie, de Paris, avec laquelle il a conservé les meilleures relations commerciales.

Il est seul dépositaire des pianos Pleyel, ainsi que des pianos et orgues des premières maisons de Paris. On trouve chez lui un grand assortiment d'excellents instruments de tous facteurs, qu'il vend à ses clients dans les meilleures conditions.

Son installation à l'Exposition de Saumur est très remarquable ; elle comprend des pianos Pleyel 3 bis, 4 et 8, une contrebasse, deux violoncelles, deux mandolines, deux guitares, dix violons, et une série d'accessoires variés pour musiciens.

Nous remarquons également, parmi les objets qu'il expose, un pianista et un harmoni-flùte de fort belle condition.

Cette exposition particulière se recommande au public par l'heureux choix de ses instruments et le bon goût qui a présidé à leur groupement.

C'est ce qu'a su apprécier le jury en lui décernant un Grand Prix, récompense méritée pour tous les efforts accomplis par l'excellente maison Pillet-Bersoullé, qui a contribué à répandre dans le rayon de sa clientèle les pianos et instruments de nos premières fabriques.

Il y a donc ici un exemple à signaler à tous ceux qui se livrent à la vente de ces instruments." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 1891, p. 322 (Gallica)

Pour les références voyez la page
pianos français 1840 - 1849


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