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BORD Antoine
à Paris (°1843)


1844 - 1902

1844

PARIS - "M. BORD, à Paris, rue du Sentier, 11, - A exposé deux pianos à queue; un de ces instruments, de petit format, a mérité d'être placé au troisième rang dans le concours.

Le jury décerne une médaille de bronze à M. Bord." Rapport du Jury central, Paris Jury central, Imprimerie de Fain et Thunot, 1844, p. 542-543

PARIS - "1015. Bord, facteur de pianos, rue du Sentier, 11, à Paris.

Il est bien avéré que l'on ne peut obtenir des sons bien purs et bien nourris qu'à l'aide d'un piano à queue, et tout exécutant d'une certaine force ne peut tirer partie de son talent que sur le genre d'instruments que M. Bord a eu l'idée de fabriquer spécialement, ce qui le met à même d'obtenir des sons supérieurs tout en donnant à des prix modérés ses pianos à queue, qu'on n'avait pu établir jusqu'à ce jour qu'à des prix exhorbitants.

Les résultats obtenus par M. Bord sont tels que l'acheteur peut s'en assurer avant de conclure une affaire, en comparant ses pianos avec ceux des autres fabriques." Catalogue explicatif et raisonné des produits admis à l'exposition quinquennale de 1844, p. 28 (Gallica)

1849

PARIS - "Médailles Jean-Denis BORD, Boulevard Bonne-Nouvelle, n°36, à d'argent. Paris - Le grand piano à queue de M. Bord a obtenu le quatrième rang dans sa catégorie.

Le jury a remarqué la qualité brillante des sons de cet instrument. Ce facteur a été moins heureux pour son piano droit, qui a été mis au treizième rang.

M. Bord avait obtenu une médaille de bronze en 1844. Le jury, prenant en considération le rang de son piano à queue, lui décerne une médaille d'argent." Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie ..., France Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, 1849

1855

PARIS - "Parmi les facteurs de Paris (France), la Médaille De Première Classe a été décernée également à MM. BORD.

Ses excellents pianos offraient la mise en pratique de sa cheville à épaulement, qui évite dans les cordes les changements brusques de tension, non-seulement nuisibles à l'accord, mais encore fatiguant outre mesure et rompant lesdites cordes." Album de l'Exposition universelle, Léon Brisse, 1855, p. 426

PARIS - "[...] M. Bord, de Paris, a, dans le même but, imaginé des chevilles à épaulement." Le travail universel : revue complète des oeuvres de l'art et de l'industrie exposées à Paris en 1855, p. 602

1860

TROYES - "Bord a envoyé un seul instrument. Ses qualités les plus remarquables sont la solidité et la vigueur de timbre : c'est peut-être de tous celui qui brave le mieux l'étendue du local." L'Exposition de Troyes illustrée. Journal du Concours, 1860, p. 28

TROYES - "Bord, boulevard Bonne-Nouvelle, à Paris. - Pianos. Annuaire administratif et statistique du département de l'Aube, 1860, p. 149

1862

LONDRES - "A l'entrée de la cour française, par la galerie des machines, se trouve de plain-pied un piano de M. Bord (n° 1,684 ) qui doit sans doute cette place d'honneur à la beauté et à l'ornementation de la caisse; on voit donc, qu'en toutes choses, la parure ne saurait nuire.

Je ne veux pas dire que ce piano vertical ne soit pas bon ; je reconnais sa bonne et belle construction ; mais sa sonorité pèche par un mordant qui finit par irriter les nerfs de l'auditeur le plus débonnaire : d'autant plus que l'artiste, qui est payé pour le faire valoir, ne vole pas l'argent de son conmiettant, je puis vous l'assurer.

Lui, le piano mécanique de M. Debain et les Automates musiciens, font un vacarme à abasourdir les oreilles les plus réfractaires. Je crois vraiment que ce piano n'a ni pédale ni étouffoir, tant il vibre.

J'en suis fâché pour M. Bord, je reconnais sa médaille, comme modicité du prix, bien méritée, mais s'il faut de la sonorité, pas trop n'en faut ; l'excès nuit même parfois à la beauté." Douze jours à Londres: voyage d'un mélomane à travers l'Exposition universelle, 1862, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, p. 135

LONDRES - "M. Bord s'attache à construire des pianos à bon marche. Sous ce rapport, son petit piano droit il 400 francs est remarquable et a vivement intéressé le jury.

Mais le même succès était plus difficile à obtenir dans le grand piano droit, et surtout dans les pianos à queue, instruments d'artistes qui exigent avaut tout le fini du mécanisme et la distinction du son.

Il est facile dans cette fabrication de descendre a un point ou l'acheteur perd plus sous le rapport de la valeur artistique qu'il ne gagne sous le rapport de l'argent.

Il nous reste à parler de trois facteurs qui ne sont pas de Paris. L'industrie de la facture en province ne peut pas se développer, comme à Paris, au centre d'un milieu artistique, et avec l'aide de toutes les ressources de la science par cela seul elle mérite d'ètre encouragée.

Elle fournit d'ailleurs aux artistes un utile concours, et donne souvent le paino quotidien à de nombreuses familles." Rapports des membres de la section française du jury international sur l'ensemble de l'exposition. M. Michel Chevalier, Exposition universelle de Londres de 1862, p. 210

LONDRES - "Je me souviens que, dans mes fonctions de membre du jury en 1835, je n’avais pas beaucoup de sympathie pour les grands et petits pianos de M. Bord; mes collègues m’opposèrent le bon marché de ses instruments et l’importance de son établissement, car il n’y a pas moins de cent ouvriers dans les ateliers de M. Bord.

Je n’avais pas, je l’avoue, la conviction que la modicité relative du prix d’acquisition soit précisément du bon marché ; mais la majorité du public n’a pas les mêmes idées à ce sujet, puisque M. Bord vend beaucoup de pianos.

Donc, l’opinion de mes collègues l’emporta, et M. Bord eut une médaillede première classe.

Cette fois, à Londres, je me suis retrouvé devant les pianos de cet industriel dans les mêmes conditions qu’à Paris; mais on m’a objecté la distinction d’une médaille de première classe décernée à ses instruments en 1855, et j’ai dû me soumettre à l’argument d’un précédent." Le Guide Musical, 31/07/1862, p. 90

LONDRES - "M. Bord of Paris (1684) exhibits a grand and three uprights, one in a handsome case, one small and cheap, the price to the public being about twenty-one pounds. He has a Medal for quality combined with cheapness." Reports by the Juries on the subjects in the thirty-six classes into which ..., 1862, p. 149

1865

PORTO - "128. Bord (A.). boul. Poissonnière, 14 bis, Paris.- Piano de cauda. - Tres pianos de bufete, de cordas demi-obliquas. - B.1844 - A.1849 - M.1e Cl. 1855.- PM. 1862." Catalogo official da exposição internacional de Porto em 1865, p. 17

1867

PARIS - "A côté de cela nous voyons une certaine vogue des pianos de M. Bord, qui sont livrés à des conditions incroyables pour Paris; à des 400 et 350 francs.

Mais il est triste d'entendre ces embryons d'instruments... et ils rappellent trop vraiment, sauf la forme, les épinettes dent se servaient nos grands pères." Etudes sur l'exposition de 1867 ou les Archives de l'industrie au ..., Volume 3, Eugène Lacroix, p. 224

PARIS - "M. BORD. - Nous voici en présence des produits de la maison sinon la plus haute en renommée, du moins une des plus importantes comme fabrication et commerce. M. Bord, de même que tous les commençants, chercha d'abord à améliorer ce qui existait déjà.

Ainsi, en 1846, M. Bord imagina un mécanisme ayant pour but de faire instantanément réagir le marteau pour répéter la note. Mécanisme consistant dans la combinaison du pilote et du ressort qui le tient suspendu et le relève au besoin.

En 1851, il produisit un mécanisme à double échappement auquel il donna son nom. Al. Bord apporta, en 1851, des perfectionnements aux instruments à cordes pour lesquels il prit un brevet ; et, la même année, il adapta à ses pianos une garniture de chevilles à épaulement pour faciliter l'accord.

Le piano à queue exposé par M. Bord est un bel et bon instrument, que tout artiste serait heureux deposséder dans son salon, parce qu'il réunit toutes les qualités que l'on désire et que l'on recherche dans un instrument : docilité de mécanisme, belle sonorité, facilité du clavier, énergie des étouffoirs et solide construction.

M. Bord est un facteur de la nouvelle école, qui a reconnu que faire bon et se contenter d'un bénéfice raisonnable était le moyen de vendre beaucoup et fructueusement pour ses intérêts. Ce qui fait souvent défaut dans une manufacture, ce sont les ouvriers capables, et ils ne sont pas aussi communs qu'on pourrait l'imaginer.

A peine un apprenti a-t-il fini son temps, que parfois il quitte l'atelier pour aller porter son savoir-faire dans un autre établissement.

M. Bord a compris que l'intérêt stal aujourd'hui peut fixer un ouvrier; il a donc formé avec ses ouvriers une sorte de société en participation, et ses employés se trouvant fixés financièrement à son établissement.

A l'Exposition de 1844, M. Bord reçut une Médaille De Bronze pour un piano à queue petit format (3° rang). En 1849, une Médaille D'argent, pour un piano à queue (4° rang).

A Paris, en 1855, M. Bord obtint une Médaille de 1° Classe. A celle de Londres, en 1862, la Prize Medal lui fut attribuée pour bonne qualité de piano jointe au bon marché.

Le jury international a décerné, en 1867, à M. Bord, une Médaille d'argent." La musique à l'Exposition universelle de 1867, Louis-Adolphe le Doulcet Pontécoulant, p. 150-151

1872

LYON - "BORD — 14, Boulevard Poissonnière — PARIS - PIANOS — MÉDAILLE D'OR - Le piano BORD est l'un des plus répandus, et il doit sa réputation, autant à la qualité de ses sons qu'à l'extrême modestie de son prix de vente.

Cependant il ne faut pas conclure contre lui par le fait de ce bon marché que nous signalons; c'est une qualité de plus, et une qualité qui mérite bien d'être appréciée par les amateurs, parmi lesquels tous n'ont pas le mérite d'être doués d'une grande fortune." Les merveilles de l'industrie à l'Exposition de Lyon, MM. Henry de Lagorce, Ernest Fontès et Georges Baretti, 1872, p. 318

LYON - "A côté de cela, nous voyons une certaine vogue des pianos de M. Bord, qui sont livrés à des conditions incroyables pour Paris; à des 400 et 350 francs. Mais il est triste d'entendre ces embryons d'instruments, et ils rappellent trop vraiment, sauf la forme, les épinettes dont se servaient nos grands pères." Nouvelle technologie des arts et métiers des manufactures, des mines, de l'agriculture, 1872, p. 224

LONDRES - "10. M. Bord has a grand pianoforte, fitted with Erard's complicated but perfect action." Journal of the Royal Society of Arts, 1872, p. 890-891

1878

PARIS - "M. Bord, mis hors concours en sa qualité de membre du jury, avait une exposition très variée, comprenant des pianos à queue a cordes parallèles et à cordes croisées. Le jury a particulièrement remarqué ses pianos droits, et le rapporteur le félicite d’être parvenu à livrer à très bas prix des instruments d’une grande solidité.

Ce facteur n’emploie jamais la fonte, et semble préférer le système mixte à tout autre : barrage en bois par derrière, et quatre barres de fer par devant, de façon à ce que le tirage des cordes se trouve pris, pour ainsi dire, entre les deux éléments de résistance.

Comme plusieurs de ses émules, il applique sur le sommier des chevilles une plaque en acier de 2 ou 3 millimètres d’épaisseur, afin que la cheville reste appuyée sur le champ de la tôle d’acier, lorsqu’elle rencontre par hasard une veine de bois trop tendre." Expo 1867  Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

1880

Photo de l'exposition à Melbourne Australie en 1880, section pianos français

MELBOURNE - "Bord, of Paris, sends six instruments.

No. 1, short grand, with iron frame, overstrung, and possessing in a high degree the characteristics of this well-known maker; a light smooth touch, bright agreeable tone, not very much power, but a marvel of cheapness. It is framed in walnut, and its capabilities have been ably displayed by Mdme. Lamal.

No. 2, the semi-grand, differs in the case only, which is of blackwood, engraved.

No. 3 is a drawing-room upright piano, with a handsome frame inlaid with brass marqueterie.

No. 4 is also a drawing-room upright, with a carved medallion ornamenting tho top door.

No. 5 is of similar size and construction, with slightly différent case.

Nos. 6 and: 7 are cottage pianos of the general style, and

No. 8 is a model of the pianno [sic], or school pianos, of which so many have been circulated in the colonies. Messers. Elvy aud Co. are agents for Bord." Pianofortes in the exhibition, The Sydney Morning Herald, 12/01/1880, p. 6

MELBOURNE - "Melbourne, 17 févr. Nous apprenons que M. A. Bord, le célèb. facteur de pianos, 14bis, blv Poissonnière, a reçu de son correspondant une dépêche lui annonçant qu'il a obtenu le 1° prix de ses pianos à l'Expos. de Melbourne." Le Figaro, 19/02/1881, p. 3

AMSTERDAM - "LES NOUVEAUX PIANOS À CADRE EN FER ET À CORDES CROISÉES.

N publiant la biographie de M. A. Bord, à l'occasion de sa nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur, à la suite de l'Exposition d'Amsterdam, nous n'avons pas cru devoir insister sur un point qui appelle aujourd'hui, selon nous, des explications et que nous ne pouvions d'ailleurs développer dans une notice biographique, exclusivement consacrée à la carrière honorable du travailleur et du philanthrope.

Nous voulons parler aujourd'hui de deux nouveaux types de pianos, présentés par M. Bord à l'Exposition d'Amsterdam et qui sont certainement appelés à un très grand succès par leur construction spéciale et par leurs qualités exceptionnelles de sonorité et de résistance. Ce sont les pianos à cadre en fer et à cordes croisées dont nous publions deux spécimens dans le présent numéro.

Nouveau piano de la maison A. Bord,
à cadre en fer et à cordes croisées
,
A. CORROYER." Le Panthéon de l'industrie :
journal hebdomadaire illustré, 1883
, p. 404 (Gallica)

On sait que M. Bord est à la tête d'une des plus importantes de nos manufactures de pianos parisiennes, et que son usine de Saint-Ouen et ses ateliers de la rue des Poissonniers occupent une population de cinq cents ouvriers. On sait enfin que c'est la seule maison en France qui fabrique douze pianos par jour, ce qui s'explique par la grande spécialité d'exportation qu'elle a entreprise et par la faveur dont jouissent les pianos de Bord dans les colonies et le Nouveau-Monde.

C'était donc merveilleusement répondre aux nécessités et aux convenances particulières d'une production assujettie à de si longues traversées que de créer un type de piano dont la construction spéciale offre les garanties que nous allons exposer.

Le système de pianos à cordes croisées présente cet avantage spécial de produire dans un espace restreint, c'est-à-dire dans un instrument tenant peu de place, des vibrations plus riches et une intensité de sons plus considérable, par suite du développement complet qu'on peut donner à la longueur des cordes sur toute la table d'harmonie.

D'autre part, les cadres en fer forgé, d'une seule pièce, qui soutiennent tout le poids de la tension des cordes, assurent d'une manière absolue la solidité générale de l'instrument et le maintien en quelque sorte indéfini de l'accord. De plus, ces dispositions mettent le piano complètement à l'abri des moindres avaries pouvant résulter des variations atmosphériques, des excès de chaleur ou d'humidité auxquels ils sont exposés dans les longs parcours qu'ils ont à traverser.

Donc, pour nous résumer, les nouveaux pianos à cadre en fer et à cordes croisées, tels qu'ils sont construits dans les ateliers de M. A. Bord, représentent, en leur genre, le dernier mot, la suprême expression du progrès économique, au point de vue de la solidité, de la résistance, et avec cet avantage d'occuper le minimum de place tout en donnant le maximum de sonorité qu'on peut attendre des plus beaux instruments du même genre.

Ajoutons que, par leurs qualités spéciales, ces nouveaux pianos se recommandent non-seulement pour l'exportation, mais pour l'usage des châteaux, .des casinos, des villas, des bords de la mer, et en général dans tous les endroits éloignés des grands centres et où les accordeurs sont si difficiles à trouver.

Nous devons dire enfin, ce qui n'est pas superflu, que les soins donnés à la partie purement mécanique de ces merveilleux instruments, n'excluent pas, tant s'en faut, le cachet de bon goût et d'élégance inséparable de tous les pianos qui sortent des mains des habiles et dévoués collaborateurs de M. Bord.

Ces pianos à cordes croisées et à cadre en fer ne sont pas seulement d'excellents instruments, mais de fort beaux meubles, très soignés dans leurs moindres détails et qui n'ont à redouter, à tous égards, ni par leurs qualités de fonds, ni par la beauté de leur forme, aucune rivalité dans le monde entier. - A. CORROYER." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 1883, p. 404 (Gallica)

1889

SYDNEY - "A. Bord, Paris. - An excellent display of well made pianos, seven uprights and one grand in dark wood, with capital engraving in gold and sparing amount in relief on the small panels. The uprights are very good instruments.

Their interiors are pleasant to look upon, with nicle plating where it is usually, or often, plain iron." The Music Trade Review, 1889, p. 78

PARIS - "18. BORD (A.), à Paris, boulevard Poissonnière, 14 bis. — Pianos à queue, pianos droits à cordes croisées, obliques et verticales. Maison fondée en 1840, Fabrique à Saint-Ouen (Seine). Ateliers, 52, rue des Poissonniers, Paris.

Spécialité de pianos à queue et pianos droits avec cadre en fer à cordes croisées, sommier nickelé. Pianos obliques et à cordes verticales en palissandre, bois noir, noyer, loupeux, etc., avec filets cuivre, marqueterie, etc.

Fabrique spéciale pour les Colonies. Récompenses : Médaille d'or, Melbourne 1882. Médaille d'or, Amsterdam 1883. Diplôme d'honneur, Anvers 1885. Membre du Jury à l'Exposition universelle 1878." Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, p. 2 (Gallica)

PARIS - "Au groupe des pianos, classe 13, on s'arrête devant les instruments merveilleux de nos grandes maisons. La plus belle de ces expositions, celle qui se distingue par sa grande sobriété, qui ne recherche pas le succès dans l'enveloppe, quelle soit peinte ou en bois des Mes, ou bois de rose, c'est assurément l'exposition A. Bord, 14 bis, boulevard Poissonnière.

L'instrument est tout, le revêtement est secondaire. Mais dans le piano Bord, ce que l'on retrouve, c'est l'harmonie du son, la pureté de l'écho, le chant de l'instrument avec toute sa suave précision. Ce qu'il faut encore considérer, dans le piano, c'est qu'il ne fausse pas et tienne l'accord longtemps, ce qui est précieux. Le piano Bord est surtout supérieur en ce point.

Pour les jeunes fliles, les élèves, c'est le piano A. Bord que je ne saurai assez recommander, je suis de l'avis des professeurs du Conservatoire, qui trouvent que ce piano est un précieux accompagnateur.

En tous cas, demandez le catalogue illustré, il vous renseignera sur les prix, et sur le mérite de tel ou tel instrument. Si vous allez à l'Exposition, vous verrez les pianos de cette importante maison qui est hors concours et possède de nombreuses médailles d'or.

Tout le monde sait que le fondateur de la maison a été fait chevalier de la Légion d'honneur pour ses travaux qu'ont ouvert un champ immense à l'industrie des pianos." La Grande revue. Paris et Saint-Pétersbourg, 10/04/1889, p. 326 (Gallica)

1896

PARIS - "140 — Bord (A.) et Cie. Paris, boulevard Poissonnière, 14. Pianos." L'Exposition du théâtre et de la musique, Paris, 1896 : catalogue officiel de l'Exposition, 1896, p. 93

1897

BRUXELLES - "A. BORD & Cie - FACTEURS DE PIANOS - 14 bis, Boulevard Poissonnière. - La Manufacture de pianos A. Bord a été fondée en 1840. Son créateur avait eu des débuts modestes; il avait été ouvrier chez les facteurs de cette époque.

Quand il mourut, il avait fait une fortune considérable ; il laissait une maison très importante, dans la direction de laquelle son neveu lui a succédé en 1888, et qui, grâce aux efforts de celui-ci, a pris encore un nouveau développement.

Les magasins de vente sont situés 14 bis, boulevard Poissonnière. C'est là que les amateurs peuvent apprécier les qualités musicales et l'élégance des pianos.

Mais cette installation ne peut donner qu'une idée bien imparfaite de l'activité commerciale de cette maison. Elle possède, avenue Michelet, à Saint-Ouen, une fabrique et une usine à vapeur, et elle occupe encore à Paris, 52, rue des Poissonniers, les grands ateliers qu'il nous a été permis de visiter et dans lesquels nous voudrions, à notre tour, conduire nos lecteurs.

L'usine de Saint-Ouen occupe une étendue de seize mille mètres carrés. Elle reçoit le bois en grume et l'on y peut suivre les diverses transformations que les matières premières subissent jusqu'au moment où le piano est construit.

Les bois des diverses essences qui entrent dans la fabrication sont portes à la scierie, où d'énormes scies à vapeur les débitent en morceaux, qui sont ensuite empilés en plein air pour sécher.

Il y a d'énormes amoncellements de peuplier, de sapin, de charme, de hêtre, de bois d'ébénisterie, acajou, palissandre, noyer, poirier, dont la valeur n'est jamais inférieure à six cent mille francs et qui ne sont mis en oeuvre qu'après avoir passé trois ou quatre ans dans le chantier.

De cette façon, on est sûr qu'ils ne » travaillent » plus, et que les meubles à la construction desquels ils doivent servir ne joueront pas.

Avant de les employer, on les porte dans des séchoirs, dont la température constante est d'environ soixante-dix degrés. Ils séjournent plusieurs semaines pour achever de sécher et ce n'est qu'après ce temps qu'ils sont envoyés aux ateliers d'ébénisterie.

Des scies el des rabots à vapeur, tous mus par une force motrice de soixante-dix chevaux, leur donnent la forme et la dimension appropriées aux usages auxquels ils doivent être employés. Ici, des ouvriers préparent les panneaux destinés à la caisse ; là d' autres fabriquent les consoles; d'autre les moulurent.

Ailleurs, dans des ateliers spéciaux, sont établis les ouvriers qui fabriquent les cordes métalliques.

Autour de fils d'acier de diverses grosseurs, ils enroulent en spirale un fil de fer qui lui-même est recouvert d'un fil de cuivre. Pour les basses, ces fils sont assez forts; mais pour les notes les plus hautes, le fil de cuivre est d'une ténuité extrême, et la fabrication de ces cordes présente de très grandes difficultés.

Les ateliers occupent trois étages reliés entre eux par des monte-charges, et par lesquels passe successivement chaque instrument, à mesure qu'il approche de son point d'achèvement.

Les différentes pièces de bois vont des menuisiers aux ébénistes qui les recouvrent d'un placage de palissandre, de noyer, d'acajou ou d'un autre bois précieux.

Les cordes sont transmises aux ouvriers qui les fixent au cadre de fonte; d'autres établissent la table d'harmonie.

Dans un atelier, on prépare, les claviers en collant sur les touches des lames d'ivoire qui, pour chaque piano, représentent une valeur d'une trentaine de francs.

Les tables d'harmonie, réunies au cadre de fonte muni des cordes, sont envoyées à des spécialistes qui, à trois reprises successives, procèdent à des essais de sonorité par pincement. Enfin le cadre est placé dans le coffre de bois.

Le piano est terminé pour la fabrique et il est placé dans des hangars où il attend le moment où il sera envoyé aux ateliers de la rue des Poissonniers.

Dans ces ateliers, des ébénistes reprennent le piano. Ils le nettoient de la colle; ils le vernissent et achèvent de lui donner son aspect élégant.

D'autres garnissent le devant du coffre de moulures et d'ornements de bois sculpté.

Dans d'autres ateliers, c'est de l'instrument musical que des ouvriers spécialistes s'occupent. Ils fixent le machinisme intérieur qui met les cordes en relation avec les touches; ils donnent leurs soins à l'égalisation des sons.

Chaque instrument passe encore successivement par les mains de trois accordeurs. La plupart de ceux qui se consacrent à ce travail sont aveugles ou dans un état presque complet de cécité, ce qui ne les empêche pas de manier leur clé avec une sûreté et une rapidité d'action surprenantes.

L'un d'eux est dans les ateliers de lu rue des Poissonniers depuis trente-deux ans, et il occupe une sorte de cellule par laquelle ont passé des milliers de pianos.

Enfin le piano est terminé. Le coffre est devenu le meuble de bel apparence, pourvu de motifs ornementaux et de girandoles, qui contribuera à la richesse du salon.

Il passe par les mains d'un dernier spécialiste qui vérifie l'accord, qui examine une dernière fois la sonorité. Ce suprême contrôle terminé, le piano va prendre sa place dans les réserves, où il v a toujours au moins trois cents instruments tout prêts, où parfois leur nombre arrive jusqu'à un millier.

Au-moment où il va partir, il est encore repris par les ébénistes, qui lui donnent un nouveau poli; par les accordeurs, qui le-vérifient une dernière fois et il ne reste plus qu'à l'envoyer aux emballeurs qui le mettent dans une caisse préparée également à l'usine ; enfin, il est placé sur le camion qui le portera au chemin de fer, d'où il sera'envové peut-être dans un département français, peut-être en Australie ou au Tonkin.

On voit par ces détails l'importance énorme de la maison A. Bord et Cie. Tant à Paris qu'à Saint-Ouen, elle occupe sans interruption un personnel d'environ quatre cents ouvriers. Sa production annuelle est de trois mille pianos et elle est outillée de façon à pouvoir construire complètement un chiffre moyen de dix-pianos par jour.

Dans les moments de grande activité, et le production quotidienne a pu être portée à douze et même quatorze instruments. Depuis qu'elle existe, cette fabrique a produit près de cent mille pianos dont une partie importante a été exportée en Australie, en Egypte, dans l'Extrême-Orient et a donné à la marque A. Bord et une notoriété universelle.

La maison A. Bord et Cie a pris part à de'nombreuses expositions et elle a partout obtenu les plus hautes récompenses.

Elle a remporté des médailles d'or aux Exposition de Lyon en 1872, de Melbourne en 1880. d'Amsterdam en 1883 à l'Exposition universelle de Paris en 1889, un diplôme d'honneur à Bordeaux en 1893.

Elle était hors concours, comme membre du jury, à l'Exposition universelle de Paris en 1878, à celle de Bordeaux en 1882, de Rouen en 1884 de Lyon en 1894, à celle du Théâtre et de la Musique en 1896. Le fondateur de la maison avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur, en 1883, à la suite de l'Exposition d'Amsterdam.

En 1897, l'Exposition de-Bruxelles, la maison Bord avait été mise hors concours." Revue illustrée de l'Exposition universelle. Organe de l'Exposition de 1897 et de toutes les expositions. Dir. O. Lartigue, 25/01/1898, p. 27-28

1900

 

PARIS - "21. Bord (A.) & Cie, à Paris, boulevard Poissonnière, 14bis, — Pianos à queue, Cordes croisées. Pianos droits à cordes croisées, cordes obliques et à cordes verticales. Successeurs de A. Bord, facteurs de pianos." Catalogue général officiel. Tome troisième, Groupe III : instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts : classes 11 à 18, 1900, p. 516 (archive.org)

1902

HANOI - "Bord. (A.) et Cie, à Paris, boulevard Poissonnière, 14 bis. Facteurs-fabricants de pianos. Un piano à queue à cordes croisées, cadre en métal. Dieux pianos droits à cordes croisées, cadre en métal." L'Exposition de Hanoi, 05/11/1902, p. 5

HANOI - "Parmi les croix distribuées à l'occasion de l'Exposition d'Hanoï, nous n'en voyons guère que deux se rattachant quelque peu à la musique, celle de M. Jacquot, le savant luthier de Nancy, et celle de M. A. Bord, le facteur de pianos, fournisseur attitré des paquebots transatlantiques." Le Ménestrel, 24/05/1903, p. 167

HANOI - "M. A. Bord, le sympathique facteur de pianos, récemment dêcoré de !a Légion d'honneur à l'occasion de l'exposition'd'Hanoi réunissait hier dans un fraternel banquet son personnel.

Cette petite fête de famille, qui se passait salle Vantier, a été de tous points couronnée de succès. On a salué en M. Bord le patron qui symbolisait l'entente du capital et du travail." La Presse, 08/06/1903, p. 3

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Pour les références voyez la page
pianos français 1840 - 1849


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