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Facteurs de pianos en France
1°. Les cordes sont frappées en dessous par le moyen de petits marteaux ronds et garnis de peau, ce qui produit un son moëlleux qui n’a point le sec de celui des clavessins ordinaires. Premier avantage. 2°. Un renvoi de trois leviers donne au marteau plus ou moins de jeu & présente plus ou moins de vibration à la corde, suivant qu’on appuye sur la touche. Second avantage. 3°. Des sautereaux d’une forme particulière & drappés, dont on empêche l’effet si l’on veut, affaiblissent ou font durer le son à volonté. Troisième avantage. 4°. En poussant le clavier du côté des basses, on recule les marteaux qui ne frappent plus la même corde, mais celle au-dessous. Par ce moyen, on baisse l’instrument d’un demi-ton pour la commodité des voix. Quatrième avantage qui remédie à l’inconvénient de la transposition. Le tout est exécuté dans la plus grande propreté & avec tant de précision, que l’ouvrage, quoique compliqué, ne paraît pas susceptible de se déranger, & ne fait aucun bruit étranger à l’harmonie. Le prix est de 1500 livres, il n’y a encore à Paris que quatre de ces clavessins dont M. le prince Louis en possède un. Celui que nous avons vu est chez M. Sahum, place des Victoires, maison de M. Papelier, banquier. Ce clavessin sur lequel nous avons entendu exécuter les morceaux de musique italienne & allemande les plus difficiles, a une harmonie qui réunit le mérite de plusieurs instruments ; il a les dégradations de son & les lointains de la harpe, & les sons renflés de l’orgue." L’Avantcoureur n° 14 Lundi 6 avril 1761, p. 219-220.
Ils ont cet avantage, que l'appui du doigt, plus fort ou plus faible, détermine la force ou la faiblesse du son. Ils sont fort agréables à entendre, surtout dans des morceaux d'une harmonie pathétique, & ménagés avec goût par celui qui l'exécute; mais ils sont plus pénibles à jouer, à cause de la pesanteur du marteau, qui fatigue les doigts, & qui même rend la main lourde avec le temps." Dictionnaire Portatif Des Arts Et Métiers: Contenant en abrégé L'Histoire ..., 1766, p. 426 & Dictionnaire raisonné universel des arts et métiers, contenant l'histoire, la description, la police des fabriques et manufactures de France et des pays étrangers, 1773, p. 165 (gallica.bnf.fr)
Er ist auch ausser seinem Fache ein Mann von schäßbaren Kenntnissen, wie seine Beschreibung der Stadt Straßburg zeigt. Seine Pianoforte verkauft er gewohntich das Stück für 300 Thaler." Musikalischer Almanach für Deutschland auf das Jahr 1782, p. 200
Environ 50 orgues, qu'il a construites & placées lui-même, tant dans l'Alsace que dans les pays voisins, sont autant de monumens de la perfection à laquelle il a porté cet art, ainsi que du succès avec lequel il a marché sur les traces de son pere, & trans mettront son nom à la postérité. Celles, entr'autres, qu'il a faites à l'église neuve de Strasbourg, de même qu'à l'abbaye princiere de St. Blaise dans la forêt noire, font remarquables par leur grandeur, leur beauté, le fini de leur travail & leur effet surprenant. Outre ces chefs-d'œuvre de l'art, plusieurs recherches auxquelles feu M. Silbermann s'est livré dans ses momens de loisir, sont l'éloge de son amour pour la patrie & le travail. Il a rassemblé, 1°, un grand nombre d'observations & d'extraits qu'il a tirés des chroniques, chartes, diplômes, &c., qui se trouvent tant dans les archives de la capitale d'Alsace qu'ailleurs, & qui lui ont fourni des matériaux pour la Description de la montagne de St. Odile inprimée en 1781, ainsi que pour la Topographie historique de la ville de Strasbourg, dont le premier volume a été publié en 1775; le second s'est trouvé tout achevé dans ses papiers: 2°. beaucoup de dessins & de plans qu'il a levés (M. Oberlin, professeur de logique & de métaphysfique dans l'université de Strasbourg, vient de nous ca voyer cet article imprimé.) de différentes contrées de l'Alsace & du Brisgau, où il n'a jamais marché que le crayon à la main; ces dessins sont un des plus beaux ornemens de son cabinet: 3°. une collection choisie des monnoies & des médailles de Strasbourg, dont il a fait une description détaillée, qui mériteroit d'être mise au jour : 4°. une collection de notices & de dessins qui répandent beaucoup de lumieres sur les antiquités de la même ville. M. Silbermann a laissé deux fils, dont le cadet, Jean-Josias, a été instruit par son pere dans l'art, de faire des orgues, qu'il continue d'exercer. Il laisse de plus un frere cadet, Jean - Henri Silbermann, qui s'est distingué par les clavessins, dont il construit jusqu'à huit sortes différentes. Par son application & sa dextérité, il en a perfectionné plusieurs, & en a inventé d'autres luimême. Parmi ceux-ci, un grand clavessin de 16 pieds, sonnant, un forte-piano à pédales & un grand forté-piano manuel sont les plus renommés & méritent toute l'attention des connoisseurs. Ces instrumens ont été généralement goûtés & recherchés. Ils sont estimés au point qu'on en, a demandé, non-seulement de la France, de la Suisse & de l'Allemagne, mais encore de la Courlande, de la Russie, de la Suede, de l'Angleterre & même des Indes orientalès. M. Silbermann en envoie encore aujour-d'hui dans toutes les parties de l'Europe. Il a un fils, Jean-Fréderic, qui, avec une noble émulation, fuit les traces de son pere dans l'art, qu'il exerce avec le plus grand succès. Ainsi, la grande réputation que feu M. André Silbermann, né à Frauenstein, près de Dresde, & mort en 1734, dont les orgues & les clavessins sont encore très-estimés & recherchés de nos jours, a transmise à ses fils, s'est augmentée dans cette famille respectable & s'y conservera encore longtems, selon toute apparence. Cet avertissement intéressera sans doute les amateurs, & fervira encore à rectifier une erreur qui s'est glissée dans la quatrieme partie de l'Histoire des inventions de M. Beckmann, professeur à Gottingue, où, à l'article du Pantaléon, les deux : frères Silbermann, celui qui est mort & celui qui est encore en vie, sont confondus. L'invention du pantaléon appartient à M. Jean-Henri Silbermann; mais on lui attribue faussement la Topographie historique de la ville de Strasbourg, qui est l'ouvrage de son frere aîné, & que l'on trouvera chez les héritiers, au prix de 10 liv." Journal encyclopédique, 09/1783, p. 343-345
Man muß sie besonders hören, wenn sie Duetten ohne Instrumentalbes
gleitung blajen. Polaks Stärke bestchet besonders im angenehmen
Vortrag, im Singenden, und in einem guten Piano; Heuser zeichnet
sich durch eine voltonende Tiefe und Fertigkeit aus.
Pantaleon.
Er war ein weit berühmter Orgelbauer, der ungefähr 50 Orgelwerke in Elsaß und in den umliegenden Ländern, gebauet hat. Besonders zeichnen sich zwey aus, davon eins zu Strasburg in der Predigerkirche, das andere in der Abtey St. Blasti auf dem Schwarze walde befindlich ist. Er hat verschiedene nüßliche Samlungen zur Geschichte seiner, Vaterstadt, auch eine Samlung Strasburgischer Münzen, nebst ihrer Beschreibung, die des Drucks werth wäre, hinterlassen. Aber der Verfertiger des Pantaleons ist der jüngere Bruder dieses Joh. Andreas und heißt Johann Heinrich Silbermann. Dieser ist wegen seiner vortreflichen Clavier-Instrumente sehr berühmt, als welche er theils selbst erfunden, theils verbessert hat. Zu den vornehmsten gehören: 1) ein grosser 16 Fuß Ton klingender Flügel. 2) Ein forte piano en pédales. 3) Ein forté piano manuel." Beyträge zur Geschichte der Erfindungen, 1788, p. 561
Eigenartig sind die Hammerköpfe, welche der grösseren Leichtigkeit wegen von einem Pergamentringe gebildet sind. Der Klang ist deshalb auch sehr weich. Die Besaitung ist doppelchörig, doch lässt sich behufs piano's das Tastenbrett verschieben, sodass jeder Hammer nur eine Saite anschlägt. Umfang bereits 5 Oktaven (F-f). Untertasten schwarz, obere weiss. - J. H. Silbermann, Neffe Gottfried Silbermanns, war 1727 in Strassburg geboren. Sein Vater war Begründer des Strassburger Klavierbaues, welcher besonders auf Frankreich eingewirkt hat. J. H. Silbermanns Flügel waren in Paris die angesehensten. Der Preis war seiner Zeit 300 Thaler." Führer durch die Sammlung alter Musik-Instrumente, 1892, p. 118
Mais déjà Rubinstein a déclaré que l'orchestration des concertos que Mozart a écrits pour le piano et ses compositions pour cet instrument seul prouvent qu'il a dû connaître le piano pourvu du mécanisme de nos instruments modernes. C'est en effet en 1726 que le célèbre facteur [Gottfried] Silbermann commença la fabrication des pianos à marteaux que Schroeter avait inventés, et du temps de Mozart les pianos de Silbermann étaient déjà assez répandus, surtout dans les cours où l'enfant prodige se fit entendre. Nous savons d'ailleurs que Frédéric II de Prusse posséda un superbe piano de Silbermann, devant lequel il fit asseoir J. S. Bach lors de la fameuse visite du cantor à Berlin. Les doutes à ce sujet sont dissipés par un document qui est parvenu à notre connaissance et qui contient l'inventaire de la pauvre succession de Mozart. Dans cet inventaire sont mentionnés un « forte piano avec pédale », estimé 80 florins, et « un billard couvert de drap vert», estimé 60 florins. Or, le mot forte piano désignait d'abord en Allemagne les pianos de Silbermann; ce n'est qu'au XIXe siècle que les Allemands ont commencé à se servir du mot « piano forte », qui est actuellement hors d'usage et remplacé par le mot « clavier » quand il s'agit du piano moderne." Le Ménestrel, 08/10/1899, p. 325 (gallica.bnf.fr)
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