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PRUVOST Henri
à Paris (°1850)

1889

PARIS - "125. PRUVOST (Henri), à Paris, rue Saint-Maur, 77.— Piano à barrage en bois. Piano à cadre en fer. Nouveau système breveté S. G. D. G. Maison fondée en 1850 " Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, p. 8 (Gallica)

EXPOSITION UNIVERSELLE - UNE MANUFACTURE DE PIANOS - Maison HENRI PRUVOST

PARIS - "DEPUIS près d'un siècle, le piano qui constituait lui-même un si grand progrès sur le clavecin, a subi un grand nombre de perfectionnements. Il nous serait impossible d'énumérer ici toutes ces améliorations; nous nous contenterons de signaler les principales depuis 1778, date où Sébastien Erard construisit son premier piano.

En 1797, le même Erard invente le piano à queue en 1807, Southwell, de Dublin, fait le premier piano vertical; en 1.808, Broadwood invente le barrage en fer; en 1809, Wilkinson imagine le piano carré à cordes obliques; puis successivement Erard crée le piano à deux claviers indépendants en 1821, le système de double échappement en 182'2. Ensuite vinrent clivers autres perfectionnements tels que le châssis en fer pour résister à la tension des cordes, etc.

Mais, si considérables que soient ces perfectionnements, il faut convenir que la plupart des pianos modernes laissent à désirer à certains points de vue. Ainsi, il est bien évident que les cadres en fer ordinaires donnent aux sons de l'instrument une sécheresse et une sonorité métallique qui n'a rien d'agréable, en même temps qu'ils sont d'un poids énorme.

C'est sur ce point que se sont portées les recherches d'un de nos meilleurs facteurs, M. Henri Pruvost, auquel on doit dss innovations qui méritent l'attention.

C'est du reste un établissement ancien et honorablement connu que la maison Pruvost (77, rue Saint-Maur à Paris), fondée par M. Pruvost père, auquel a succédé son fils, élevé dans le métier et resté fidèle aux saines traditions de bonne fabrication. M. Pruvost fils, qui dirige lui-même l'exécution des pianos construits dans ses ateliers, a continué la fabrication paternelle en la perfectionnant.

Comme nous l'avons dit, les améliorations qu'on lui doit portent sur le cadre en fer du piano. Il a créé un nouveau système breveté qu'il applique à tous ses modèles.

Ce sont bien encore des cadres en fer qu'il emploie, mais ils se distinguent absolument des cadres ordinaires. Ils sont d'une seule pièce, évidés sur toute leur surface et d'une très petite épaisseur. Pour donner au cadre la rigidité nécessaire, M. Pruvost a imaginé des nervures grâce auxquelles la solidité est très grande, quoique l'appareil pèse un sixième de moins que les autres.

Mais cette diminution du poids n'est pas la seule ni la plus importante qualité des cadres de M. Pruvost. Comme ils sont séparés de la table d'harmonie, ils ne donnent aucunement ce son métallique commun à tous les pianos du même genre, et dont les effets sont si désagréables.

Grâce êt cette disposition, les sons de l'instrument sont beaucoup plus harmonieux, plus purs et plus nourris. Ils sont exempts de la sécheresse et du bourdonnement ordinaires.

En somme, ces cadres en fer ont tous les avantages de solidité des cadres en métal, sans en avoir les très sérieux inconvénients de poids et de sonorité métallique. N'oublions pas, d'autre part, que les pianos qui en sont munis sont moins lourds que les pianos à cadre en bois, ce qui est très avantageux pour les transports.

M. Pruvost a exposé trois pianos dans la classe 13 (groupe II) :

Un modèle de luxe d'une nouvelle forme, à cordes croisées, ayant toutes les qualités d'un excellent piano à queue, sans en avoir les dimensions encombrantes et la forme disgracieuse. Il a aussi sur les pianos à queue cet autre avantage très appréciable, qu'il coûte beaucoup moins cher ;

Deux pianos d'un modèle courant, à cordes obliques, d'un prix très modéré et d'excellente qualité.


Tous les artistes et amateurs reconnaîtront les avantages que présentent ces instruments, par leur prix modique, leurs sons d'une excellente qualité et leur grande légèreté.

Du reste, toute la fabrication de cet établissement faite dans l'usine à vapeur de la rue Saint-Maur est extrêmement soignée. Tous les détails sont surveillés par M. Pruvost.

L'ensemble est donc irréprochable, et tous les instruments qui sortent de cette maison sont garantis pendant dix ans.

On s'explique aisément le succès de la maison Pruvost en France et à l'étranger (où la maison lutte aujourd'hui avec succès contre la concurrence allemande), sa nombreuse clientèle et les récompenses qu'elle a obtenues dans les expositions, notamment à Paris et à Bruxelles. Non seulement on trouverait difficilement une fabrication aussi soignée, mais encore il faut reconnaître que M. Pruvost, par ses cadres perfectionnés, a rendu un sérieux service à l'art musical. - PILLOT." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 1889, p. 284 (Gallica)

1896

PARIS - "166 — Pruvost (Henri). Paris, rue Saint-Maur, 77. Pianos droits." L'Exposition du théâtre et de la musique, Paris, 1896 : catalogue officiel de l'Exposition, 1896, p. 97 (Gallica)

1897

BRUXELLES - "M. Pruvost, de Paris, présente six pianos de sa fabrication dont un en noyer, deux en palissandre, un en sycomore et un laqué vert avec rehaussements d'or. L'élégance et le fiai des meubles préviennent beaucoup en fareur de la qualité des instruments. Il est incontestable que la fabrication de M. Pruvost est allée en s'améliorant constamment depuis l'époque où notre Société lui accordait sa médaille de 2° classe." Journal mensuel de l'Academie Nationale, 1897, p. 364-365 (archive.org)

BRUXELLES - "HENRY PRUVOST - FACTEUR DE PIANOS - 77, rue Saint-Maur.

En 1850, M. H. Pruvost fondait la manufacture de pianos dans la direction de laquelle son fils, M. Henri Pruvost, lui a succédé en 1880.

Contrairement à l'opinion de son père, qui n'avait jamais voulu prendre part à aucune exposition, M. Henri Pruvost se détermina a y participer et à soumettre ses produits à l'appréciation du public.

Il n'eut pas lieu de regretter cette résolution, car il obtint dès le début de brillants succès, et la liste est longue des récompenses qu'il a remportées à Paris aussi bien que les expositions internationales à l'étranger. En outre des médailles, il a obtenu deux diplômes d'honneur.

Il était membre du jury à Toulouse et à Nîmes. A l'exposition de Bruxelles, il a reçu les félicitations du jury tout entier et ses instruments ont obtenu une médaille d'or.

Les juges les plus compétents ont même proclamé que les perfectionnements réalisés par M. Henri Pruvost dans la facture des pianos lui permettaient de prétendre à une plus haute récompense.

Ces perfectionnements son en effet très importants et M. Pruvost a consacré à leur application de longues recherches et de laborieux efforts.

Séduit par les avantages que présente le cadre en fer, M. Henri Pruvost prenait, en 1882, son premier brevet pour le seul perfectionnement qui eût été apporté jusque là dans la fabrication de cette pièce.

Ce perfectionnement supprimait du même coup deux des principaux inconvénients de ce système de cadre, la sonnerie métallique et le poids.

Pour remédier à ces deux défauts, M. Henri Pruvost introduit dans sa fabrication: des cadres en fonte d'une seule pièce, évidés sur toute leur surface et d'une épaisseur insignifiante.

Seulement la rigidité est assurée par des nervures qui donnent à l'ensemble une solidité absolue, tout en diminuant le poids d'un sixième. De plus, M. Henri Pruvost sépare la table d'harmonie du cadré de fonte, ce qui évite le bruit métallique et augmente la pureté du son.

À ce premier progrès, M. Henri Pruvost en ajoute bientôt de nouveaux. Les barrés du cadre en fer demandaient, pour leur pressage, des écarts sans le clavier et ces écarts nuisaient à la régularite du toucher et à celle de la sonorité. M. Henri Pruvost imagina le clavier rectiligne, qui fut présente aux Expositions internationales d'Amsterdam et de Bruxelles, et qui lui valut des félicitations unanimes.

M. Henri Pruvost est encore l'inventeur, d'un nouvel échappement pour mécanique du piano droit qui a été rapidement adopté par de nombreux facteurs français et qui a été copié par les fabricants allemands.

Fidèle au programme que Fetis traçait jadis aux facteurs, de pianos, lorsqu'il disait que. le problème à résoudre consiste à produire le meilleur son possible, le plus intense, le plus moelleux, le plus clair, le plus suave et le plus égal dans toute l'étendue du clavier, M. Henri Pruvost s'est appliqué à améliorer sans cesse les détails de construction de ses instruments.

Sans entrer dans les explications techniques auxquelles les spécialistes seuls pourraient prendre intérêt, nous pouvons constater que, chez M. Pruvost, l'industriel est doublé d'un artiste.

Ses pianos ont un son nourri, plein sans bourdonnement, clair sans sécheresse. Grâce à son système d'isolement de la table d'harmonie, la sonorité très puissante conserve l'amplitude des vibrations et est exempte de timbre métallique.

Ces qualités si importantes ont été constatées à Bruxelles et c'est sur les pianos de M. Henri Pruvost, que les membres français du jury ont pu démontrer que la plus grande prolongation de sonorité avait été réalisée par les facteurs français, contrairement aux prétentions des Allemands, qui revendiquaient ce mérite pour leurs compatriotes." Revue illustrée de l'Exposition universelle. Organe de l'Exposition de 1897 et de toutes les expositions. Dir. O. Lartigue, 25/01/1898, p. 10 (Gallica)

DIJON - "A l'exposition de Dijon cinq pianos de sa facture courante. Comme instruments musicaux et comme meubles, ces pianos étaient à la hauteur de la notoriété qu'a conquise la marque Pruvost depuis quelques années, notoriété qui ne peut aller qu'en s'accroissant dans l'avenir." Journal mensuel de l'Academie Nationale, 1897, p. 468 (archive.org)

1900

PARIS - "105. Pruvost (Henri), à Paris, rue Saint-Maur, 77. — Pianos à queue et droits." Catalogue général officiel. Tome troisième, Groupe III : instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts : classes 11 à 18, 1900, p. 525 (archive.org)

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pianos français 1850 - 1874


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