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FOCKÉ
à Paris (°1860)

1878

PARIS - "FOCKE ET FILS AÎNE. - France. - Pianos solides par suite d’un bon système de contre-tirage; travail bien établi, en vue de l’Exposition, mais sans originalité." Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

  Manufacture de pianos de MM. Focké et fils aîné,
Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 13/01/1878, p. 98-99 (Gallica)

PARIS "MANUFACTURE DE PIANOS MM. FOCKÉ et fils aîné 9, rue Morand, 9 PARIS DANS l'importante industrie de la fabrication des pianos, on n'admet pas la médiocrité. Un fabricant de pianos doit être passé maître dans son art, ou il n'a aucune espèce de valeur pour les gens sérieux.

C'est pourquoi les noms de quelques grands facteurs de pianos que Paris compte dans ses murs jouissent d'une réputation universelle, tandis que ceux, beaucoup plus nombreux, des fabricants de second ordre, dépassent rarement les limites de leur quartier.

Ainsi il suffit à un amateur de musique de lire le nom de Focké et fils aîné sur un piano, pour qu'il soit aussitôt édifié sur la valeur de l'instrument qui le porte. La maison Focké et fils aîné est en effet une des plus importantes et des plus honorables manufactures de pianos de Paris.

Elle a été fondée en 1863, par MM. Focké et fils aîné, et ce n'est pas dans l'abondance des capitaux ni dans l'appui de commanditaires qu'il faut chercher la cause de la prospérité de cette maison.

MM. Focké et fils aîné, sans se laisser décourager par les difficultés du début, ont mis au service de la maison qu'ils fondaient une expérience pratique acquise par de longs travaux et l'étude approfondie de leur industrie.

Du premier coup, ils se firent remarquer par les quaiités irréprochables des pianos de leur fabrication et, redoublant constamment d'efforts, ils assurèrent à leur maison la réputation universelle dont elle jouit, et lui conquirent un des premiers rangs parmi les maisons les plus anciennes et les plus renommées de la capitale.

De nombreuses médailles, dont une d'or, aux Expositions universelles, le suffrage constant des artistes et le témoignage des plus honorables facteurs de l'Europe devaient récompenser tant d'efforts et permettre à MM. Focké et fils aîné d'aider puissamment, et dans les meilleures conditions, à la vulgarisation d'instruments, excellents sous tous les rapports, et dont l'usage est aujourd'hui si répandu.

Soucieuse avant tout de sa réputation, la maison Focké et fils aîné garantit dix ans ses instruments contre tout défaut de construction, et tous ses pianos, sans exception, depuis le plus petit modèle jusqu'au plus grand, objets des mêmes soins et de la même surveillance, sont entre les mains des artistes, des instruments de musique, véritablement dignes de ce nom, et offrent, à quelques nuances près d'intensité, selon le format, les mêmes qualités de son, de puissance et d'harmonie.

C'est avec le plus vif intérêt que nous avons visité les ateliers de cette manufacture et nous avons pu nous rendre compte de la sollicitude intelligente qui préside à toutes les parties de cette vaste fabrication.

Nous avons constaté avec quelle scrupuleuse attention, les bois après plusieurs années d'empilage et un séjour prolongé dans l'étuve, sont triés et choisis pour assurer aux pianos la solidité qui les distingue.

Nous avons examiné les barrages munis de leurs puissants boulons de sommier d'accroché, lequel, par une heureuse innovation, ne repose plus sur les tampons, mais bien sur un morceau de bois de hêtre entaillé à queue, entre les barreaux, maintient par conséquent énergiquement la semelle et le sommier de fer, et explique, concurremment avec la double barre de fer boulonnée qui tient rigide le haut du sommier, comment les pianos Focké et fils aîné peuvent affronter les climats les plus différents et jouir, sous les latitudes les plus diverses, de la réputation qu'ils ont ainsi méritée.

Aucun détail, si peu important qu'il paraisse, n'est négligé. Nous avons assisté au repassage des mécaniques, à la confection des claviers d'un ivoire éclatant, dont toutes les mortaises sont soigneusement garnies, à toutes les divisions et subdivisions de ces intéressants travaux et nous sommes restés convaincus que toutes les matières premières employées sont d'un choix irréprochable et que la main-d'œuvre, confiée d'ailleurs à d'habiles ouvriers, ne laisse rien à désirer. 

La maison ne se borne pas à l'établissement des pianos de sa fabrication courante; elle exécute sur tous les dessins, les pianos d'art et de luxe qu'on lui confie et dans les styles les plus divers.

Nous avons vu, entre autres, de merveilleux pianos noirs, à filets de cuivre jaune et rouge, artistiquement variés, avec médaillons incrustés et gravés du meilleur goût, et si quelque chose pouvait dépasser la magnificence du meuble, c'était la suave puissance des sons de l'instrument, car ce qui distingue surtout, et nous ne saurions trop le répéter, les pianos Focké et fils aîné, c'est, après la beauté d'une ébénisterie, irréprochable, l'agrément du toucher, l'amplitude et la rondeur des sons, leur égalité, la majesté des basses et le charme des dessus.

Il nous a été donné de voir, avant l'heure où le public de la prochaine Exposition sera appelé à leur rendre justice, des pianos à cordes croisées de la fabrication de cette maison.

Nous en avons admiré la solide construction, toute simple dans sa force, consistant dans un sommier de fer partant des dessus, se prolongeant jusque dans les basses, soutenu par quatre barres de fer venant elles-mêmes s'arc-boules sur une autre barre maintenant le sommier du haut, et nous pensions qu'un sommier ainsi construit était à l'épreuve et pouvait bien, sans le moindre effort, résister au tirage effrayant des cordes qui le sollicitent.

On sait que le piano à cordes croisées a fourni l'écueil contre lequel ont échoué beaucoup de facteurs, nous disons des mieux doués et des plus compétents.

Messieurs Focké et fils aîné, par la disposition de leur table et l'agencement de leur sillet, ont su vaincre toutes les difficultés et sont parvenus à établir un magnifique instrument d'une puissance et d'une égalité de son parfaites, qui ne redoute aucune comparaison et lutterait certes, et non sans avantages, avec les pianos à queue des meilleures fabriques.

Nous ne saurions terminer ce trop court article sans inviter les artistes à prendre la peine de passer à la Manufacture de pianos, Focké et fils aine, 9 rue Morand, à Paris, pour s'assurer eux-mêmes de la supériorité des instruments de cette maison, et reconnaître avec nous qu'il faut en finir avec les préjugés de l'habitude et de la routine, et qu'il n'est pas besoin d'avoir un siècle d'existence pour mériter une des premières places au soleil de la vie industrielle.

Enfin, nous ne doutons pas que le Jury de la prochaine Exposition Universelle ne ratifie notre verdict en décernant l'éclatante récompense due à tant d'initiative, à tant de courageux efforts et à tant de mérite. EMILE F." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 13/01/1878, p. 98-99 (Gallica)

1880

MELBOURNE - Photo de l'exposition à Melbourne Australie en 1880, section pianos français

SYDNEY - "Focke et Fils aine, also makers recently known in Australia, have sent two pianos. This firm, which is long established, follows the usual French action.

In No. 1 the compound wrest plank is constructed of several pieces of wood secured by iron bar ; the workmanship is very fine in all details. The piano is tri-chord and full oblique.

No. 2 is of Exhibition finish with the soft pedal on the American and German patents, in which the hammers are elevated and the power of the blow decreased. It has patent iron bracings and is double oblique and overstrung. Case highly finished, and the greatest care manifest throughout." Pianofortes in the exhibition, The Sydney Morning Herald, 12/01/1880, p. 6

1885

ANVERS - "191 — Focké fils aîné, 9, rue Morand, Paris. Manufacture de pianos (usine à vapeur). Six pianos." Exposition d'Anvers 1885, p. 19

1889

PARIS - "Récompense à l'Exposition universelle. Le jury de la section d'instruments de musique vient de décerner une médaille d'or à M. Focké, fabricant de pianos à Paris et beau-frère de M. R. Magnus, le luthier et violoniste si apprécié de nos dillettants orléanais. Le seul dépôt à Orléans de la maison Focké est la maison veuve Magnus et fils, 33, rue Jeanne-d'Arc." Journal du Loiret, 07/09/1889, p. 2 (Aurelia.Orléans.fr) et voir   MAGNUS à Orléans (°1842)

PARIS - "50. FOCKÉ Fils aîné, (Ernest), à Paris, rue Morand, 9. — Piano à queue, pianos à cordes croisées et obliques." Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, p. 4 (Gallica)

1894

CHICAGO - "A l'occasion de l'Exposition de Chicago, M. Focké (Ernest Pierre), facteur de pianos à Paris, a été nommé officier d'académie." Journal du Loiret, 13/08/1894, p. 1 (Aurelia.Orléans.fr)

LYON - "A l'exposition de Lyon M. Focké, le facteur de pianos si connu à Orléans, vient d' être élu hors concours et membre du jury à l' exposition de Lyon. Nos félicitations à M. Magnus, son représentant et son beau-frère." Journal du Loiret, 15/08/1894, p. 4 (Aurelia.Orléans.fr)

1896

ROUEN - "LES PIANOS FOCKE - C'est juste au milieu de la galerie centrale que se trouve le stand de la maison Focké, dont les instruments, placés en cercle, forment l'encadrement d'un véritable salon.

C'est là, à l'intérieur et tout autour, que se réunit un nombreux public d'amateurs les jours où M. Pinoël fait entendre à tous les qualités de sonorité de ces pianos, aujourd'hui appréciés du monde entier.

Leur réputation actuelle fait qu'ils n'ont plus rien à envier aux instruments sortant des manufactures les plus justement célèbres comme les Erard et les Pleyel.

La maison Focké a envoyé à notre Exposition un choix de six instruments fait pour séduire les connaisseurs les plus difficiles. C'est d'abord un piano demi-queue, en bois des îles, verni.

Autour de lui se dressent un grand format en palissandre ciré; un grand format bois noir verni; un semblable, de format moyen; un grand format, meuble en noyer ciré, d'une élégante distinction.

Je parle en dernier lieu d'une véritable merveille, un piano, entièrement décoré en vernis Martin, devant lequel la foule s'extasie à juste titre. Les pianos de la maison Focké sont trop connus pour qu'il soit utile ici de s'étendre sur leurs diverses qualités.

Qu'il nous soit seulement permis de dire que c'est de l'usine à vapeur de la rue Morand que sortent les pianos à double table, brevetés, s. g. d. g. La maison Focké est, naturellement, hors concours, et son directeur est l'un des principaux membres du jury de notre Exposition.

C'est en 1872 que la maison obtenait sa première récompense à Paris. Depuis, les médailles de bronze, d'or et d'argent, les diplômes d'honneur, à Paris, Lyon, Vienne, Marseille, Tours, Bordeaux, Amsterdam, le Havre, Barcelonne, Anvers, etc., etc., ont récompensé les différentes exhibitions de ces instruments.

A l'Exposition universelle de Paris, 1880, on leur décernait la médaille d'or, et M. Focké était à Bordeaux, en 1895, nommé officier d'académie. Nous ne doutons pas, pour notre part, que le ruban rouge ne décore bientôt la même boutonnière.

C'est la seule distinction que puisse envier le médailler si bien garni de cette maison, à qui la part prise à notre Exposition sera sans doute d'un gros appoint pour l'obtention de cette distinction définitive autant que méritée." Expo 1896, Rouen, Le Journal de l'Exposition nationale et coloniale de Rouen et Moniteur des exposants, 1896, p. 6 (Gallica)

PARIS - "150 — Focké fils aîné. Paris, rue Morand, 9. Pianos droits et à queue." L'Exposition du théâtre et de la musique, Paris, 1896 : catalogue officiel de l'Exposition, 1896, p. 95 (Gallica)

1900

PARIS - "Exposition universelle. Nous apprenons que M. Focké, le fabricant de pianos dont la réputation est universelle, vient dê renommé membre du jury à l'Exposition de 1900." Journal du Loiret, 31/05/1900, p. 3 (Aurelia.Orléans.fr)

PARIS - "51. Focke & fils aîné, à Paris, rue Morand, 9. — Pianos droits et à queue." Catalogue général officiel. Tome troisième, Groupe III : instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts : classes 11 à 18, 1900, p. 519 (archive.org)

PARIS - "COLONIES - INDO-CHINE - 2. Focke & flls aîné, à Paris, rue Morand, 9. — Pianos droits et pianos à queue." Catalogue général officiel. Tome troisième, Groupe III : instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts : classes 11 à 18, 1900, p. 530 (archive.org)

Pour les références voyez la page
pianos français 1850 - 1874


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