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ELCKÉ
à Paris (°1846)

1849

  PARIS - "Le piano droit de M. Elké [sic], placé au 7e rang de cette catégorie, se faisait remarquer par sa construction particulière.

Il est armé de barres de métal au-dessus du plan des cordes, d'après le système que nous avons signalé au commencement de ce rapport." Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, France Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, 1849


1855

  PARIS - "M. FRÉDÉRIC ELKÉ [sic]. - Pianos. - Encore un excellent piano à signaler; tout y est si juste, si parfait, si bien combiné; il y a tant de précision dans les divers rapports de la mécanique, tant de fini dans les moindres détails, que la sonorité en est excellente, à la fois pleine et moellouse, délicate et brillante.

La qualité de vibration d'un piano dépend de l'harmonie mathématique de toutes ses parties, de la nature du barrage, de la longueur des cordes et de leur disposition relativement au coup de marteau. Or, toutes ces différentes parties s'harmonisent à merveille dans l'instrument de M. Elké [sic]. Ce n'est pas à dire pourtant qu'il ne se distingue par aucune innovation ou perfectionnement.

Il offre cette particularité, dont il est ton de prendre note, que le sommier des chevilles s'adapte naturellement au barrage sur lequel il est maintenu par des boulons. Ce sommier est collé, commeo les sommiers ordinaires, mais pourrait ne pas l'etre, tant le système d'appui imaginé par M. Elké [sic] présente de force résistante et de solidite naturelle. Son importance pour les pianos exposés aux températures tantôt humides, tantôt cateinautes, des pays transatlantiques, n'a pas besoin d'être démontrée.

M. Frédéric Elké [sic] s'établissait en 1846; il fabrique actuellement plus de deux cents pianos par an. Sa clientèle, de même que celle de beaucoup de facteurs parisiens, est presque en totalité à l'étranger. Mais qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est point là un de ces exporteurs dont toute l'ambition consiste à faire à peu de frais de gros gains.

M. Elké [sic] travaille consciencieusement et construit des pianos dignes d'être joués par les meilleurs artistes. Nous n'en voulons pour preuve que la médaille qu'il a obtenue en 1849 et celle qui, si nous sommes bien informés, va lui être décornée, à la suite de notre grande Exposition universelle. A. GIACOMELLI." La France Musicale, 1855, p. 354 (Gallica)


1872

LYON - "Il en est d'autres qui, sans avoir joui jusqu'à ce jour d'une notoriété aussi grande peut-être, auront pu, grâce à l'exposition lyonnaise, affirmer leur supériorité très-réelle et désormais incontestable.

De ce nombre nous paraît être la maison Elcké et Ce, de Paris, qui a envoyé trois excellents pianos droits, dont deux à cordes obliques et un à cordes verticales. Une grande pureté de sous, l'égalisation irréprochable du clavier, telles sont les qualités dominantes par lesquelles se recommandent les pianos de ces habiles facteurs, qui ont réalisé, en outre, divers perfectionnements ayant pour objet la solidité de l'instrument, la tenue de l'accord et le jeu normal des pédales." Journal officiel de la République française, 18/11/1872, p. 7091 (Gallica)


1878

PARIS - "ELCKE. - France. - En progrès depuis 1867 : pianos droits d’une grande solidité; cordes croisées et cordes droites." Chouquet, Rapport sur les instruments de musiques à l'exposition universelle de 1878

PARIS - "F. ELCKÉ et ED. GOUTTIÈRE - Encore d'excellents pianos à signaler tout y est si juste, si parfait, si bien combiné, il y a tant de précision dans les divers rapports de la mécanique, tant de fini dans les moindres détails, que la sonorité en est excellente, à la fois pleine et moelleuse, délicate et brillante.

La qualité de vibration d'un piano dépend de l'harmonie mathématique de toutes ses parties, de la nature du barrage, de la longueur des cordes relativement au coup de marteau.

Or, toutes ces qualités s'harmonisent à merveille dans les trois pianos droits exposés par MM. Elcké et Gouttière :

un piano à cordes obliques, offrant cette particularité que le barrage en bois y est substitué au barrage en fer;

un piano à cordes demi-obliques, en bois noir garni de bronzes dorés, avec système spécial de taquets en bronze doré, remplaçant les agrafes et facilitant l'accord de l'instrument;

enfin, un piano à cordes croisées en palissandre, dont les sommiers de chevilles sont maintenus sur toute leur longueur par une barre en fer nickelé. M. Fr. Elcké s'établissait en 1846.

Sa maison fabrique aujourd'hui plus de sept cents pianos par an. Sa clientèle est en grande partie à l'étranger. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est point là un de ces exporteurs dont toute l'ambition consiste a faire à peu de frais de gros gains. M. Elcké, qui, depuis quelque temps s'est adjoint M. Gouttière, travaille consciencieusement et construit des pianos dignes d'être joué par les meilleurs artistes." Le Figaro, 10/06/1878, p. 2 (Gallica)


1885

ANVERS - "199 — Elcké (F.) et C (Ed. Gouttière, successeur), 47, rue de Babylone, Paris. Manufacture de pianos fondée en 1846. Dix médailles or et argent aux grandes Expositions." Exposition d'Anvers 1885, p. 21

ANVERS - "La supériorité des pianos Elcké a été proclamée à l'Exposition universelle d'Anvers, par le jury, qui a accordé à M. Gouttière, successeur, un diplôme d'honneur, la plus haute récompense.

Les magasins et ateliers, rue de Babylone, 47, sont visités chaque jour par les artistes qui viennent s'y faire entendre sur les pianos à queue et les pianos droits à cordes croisées, dont les modèles diffèrent entièrement de ce qui a été fait jusqu'à ce jour." Le Figaro, 07/12/1885, p. 2 (Gallica)


1887

BRUXELLES - "M. Gouttière, à Paris, toujours sur la brèche lorsqu'il s'agit de faire connaître et apprécier les excellentes qualités des pianos Elcké, a envoyé à Bruxelles six de ces instruments, dont cinq droits et un à queue.

Les caisses de ces pianos sont très soignées, mais d'un style sévère, qui prouve que le fabricant tient surtout à faire estimer les seuls mérites musicaux de ses instruments, c'est-à-dire !a haute qualité de leur son et la bonne tenue de leurs accords." Journal mensuel de l'Academie Nationale, 1897, p. 270 (Archive.org)

Pour les références voyez la page
pianos français 1840 - 1849


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