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VAN OVERBERGH Pierre Jean
à Paris (°1846)

1849

PARIS - "M. VAN OVERBERGH, à Batignolles (Seine). A présenté au jury un piano à deux tables sur lesquelles les cordes de basse se croisent avec celles du reste de l'instrument.

Entre les deux tables, se trouve le barrage en fer de la caisse, établi avec beaucoup de solidité. Le jury accorde à M. Van-Overbergh une mention honorable." Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie ..., France Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, 1849


1851

LONDRES - "724 VAN-OVERBERGH, 9, Rue de Choiseul, Paris.- Pianos." Official Catalogue of the Great Exhibition of the Works of Industry of All ..., 1851, p. 233

LONDRES - "VAN OVERBERGH,-, 9 Rue de Choiseul, Paris-Manufacturer. Specimens of pianofortes." Official descriptive and illustrated catalogue of the Great exhibition of the works of industry of all nations, 1851

LONDRES - "[...] il signor Kleinyasper [sic] fé mostra di un altro in palissandro ed anche il signor Overberg di un solo piano-forte verticale , ma ricco di abbaglianti dorature." L'Italia musicale, Volume 3, 1851, p. 172


1855

PARIS - "VAN OVEBBERG, facteur facteur de pianos, breveté, 9, rue de Choiseul, Paris. Piano à double table d'harmonie; invention nouvelle donnant aux pianos droits plus de puissance et de sonorité que n'en ont les incommodes pianos à queue.

Ces pianos se recommandent par une solidité à toute épreuve, leur construction en bois et en fer leur permet de résister à toutes les températures.

Le public trouve dans les beaux salons de M. Van-Overberg un splendide assortiment de pianos de luxe, de tous styles, bois de rose, marqueterie, genre Boule, ornés de bronze, chéne antique sculpté, ébène et or, etc. 

Le mérite et toutes les qualités des pianos de M. Van-Overberg sont depuis longtemps appréciés. La confiance éclairée et unanime de l'élite des pianistes corrobore l'opinion que nous avons conçue du talent de cet ingénieux facteur; sa nouvelle invention est venue doubler les sympathies, que déjà depuis longtemps les artistes lui prodiguaient, et en quelques mois à escaladé la pente rapide du succès." Le palais de l'industrie universelle : ouvrage descriptif ou analytique des produits les plus remarquables de l'exposition de 1855, p. 186 (Gallica)

PARIS -  "Cette dernière idée me paraît fort digne d'attirer l'attention de tous les facteurs de piano; elle peut, ainsi que celle de M. Van Overbergh dont nous parlerons dans cette visite même, produire presque une théorie nouvelle du piano. Voici en quoi elle consiste.

Considérant que le bois de la table d'harmonie est le même dans les pianos que dans les violons et instruments de même famille, M. Pol s'est demandé, ainsi que beaucoup d'autres personnes, comment il se faisait que les violons gagnassent à vieillir (ils ne nous ressemblent guère), tandis que les pianos perdent, même en fort peu d'années, les qualités qui les distinguaient dans leur nouveauté. [...]

A l'idée d'un piano à éclisses conçue par le dernier de ces facteurs, se rapporte celle des pianos à double table d'harmonie exposés par M. Van Overbergh.

Ce fabricant, bien connu déjà par la richesse de ses instruments imitant la marqueterie et qui sont d'un si bel effet dans les salons, préoccupé de la même idée que M. Pol-Louis, mais la saisissant à un autre point de vue, a songé que le moyen d'en perfectionner le son était de les construire précisément dans le système du violon et de sa famille, et de ne pas donner aux pianos seulement une table, mais de plus, un fond; et en effet, il n'en peut résulter qu'une augmentation dans l'intensité du son et dans la durée des vibrations.  [...]

Nous avons déjà vu, parmi les exposants français, M. Van Overberg nous offrir des pianos à double table, mais chez lui la seconde n'est qu'un fond aidant à la sonorité. [...]" Quinze visites musicales à l'Exposition universelle de 1855, Adrien de La Fage, 1855, p. 72/75/92

PARIS - "Nous nous arrêterons maintenant devant un piano droit à double table d'harmonie, de M. Van Overbergh, le seul instrument sur lequel cet intelligent facteur appelle l'attention du publie, les exigences de la classification ayant écarté ses pianos d'une richesse merveilleuse, comme on sait, et capables de lutter sans désavantage contre ceux des plus célèbres fabriques.

M. Van Overbergh est un homme de talent qui a étudié avec soin et persévérance les divers systèmes de construction, qui a médité sur son art et possède beaucoup d'expérience. Son piano exposé est très-solidement construit; on y compte sept pièces de barrages en fer, lesquelles, de concert avec un second système de barrage en bois, soutiennent la masse du tirage.

Deux tables d'harmonie sont disposées de manière à doubler la puissance et la longueur des vibrations une pédale dite d'expression complète le système, en permettant à l'exécutant d'entier ou de diminuer les sons à volonté.

Le mécanisme fait également mouvoir une bande d'étouffoir qui ajoute à l'effet de cette pédale et facilite une quantité de nuances impossibles à rendre sur le piano ordinaire. Sept ouvertures pratiquées au-dessus de la double table laissent échapper les sons.

On comprend qu'il devient des lors inutile de laisser à jour le fond du piano, ce qui forçait le plus souvent à déplacer l'instrument en dépit de sa lourdeur et de l'exiguïté des salons.

Le piano à double table d'harmonie peut rester adossé contre le mur sans qu'il en résulte aucune diminution de la sonorité, et s'il plaît de le retourner, il présente un fond entièrement garni en palissandre, ou recouvert d'une magnifique glace qui reflète les fleurs, l'éclat des lumières et la toilette des dames.

Tel est cet instrument, dont le système est basé, comme voit, sur la caisse sonore des violons, violoncelles et autres instruments à cordes. Nous l'avons joué pour notre part, et nous pouvons assurer qu'on rencontrerait difficilement un clavier plus égal, des sons plus amples et plus onctueux à la fois.

Que si on voûlait lui opposer un concurrent sérieux, ce n'est certainement pas ailleurs que parmi les pianos à queue qu'il faudrait l'aller chercher. A. Giacomelli." La France Musicale, 07/01/1855, p. 306  (Gallica)

PARIS - "MÉDAILLE DE 2me CLASSE.– M. VAN OVERBERG [sic], facteur de pianos. Ce facteur est connu pour sa fabrication luxueuse et d'un travail d'ébénisterie de première ligne. On trouve constamment dans ses magasins une réunion de pianos enrichis de ciselures et d'incrustations, marqueteries en cuivre, dignes de figurer dans les salons les plus somptueusement meublés.

L'intérieur de ces instruments répond à leurs qualités extérieures, et quant à la sonorité, elle est, de l'avis de tous les artistes, ce qu'on peut entendre de plus magnifique, de plus majestueux et de plus pénétrant. La puissance, la rondeur et le moelleux s'y trouvent réunis.

M. Van Overbergh obtient cette sonorité beaucoup plus intense que celle de la plupart des pianos droits, au moyen de deux tables d'harmonie, disposées de telle sorte que le corps sonore se trouve comme enfermé dans une boîte, et qu'on peut à volonté on diriger les vibrations, selon le degré de force ou de douceur qu'on veut obtenir.

Une pédale d'expression, complément du système, permet ces divers résultats. C'est là, sans contredit, une invention utile et qui a du sérieusement fixer l'attention du jury. Pour les efforts constants, la belle fabrication de M. Van Overbergh, la médaille de première classe n'eût pas été une trop haute récompense." La France Musicale, 07/01/1855, p. 386 (Gallica) et Revue franco-italienne : journal hebdomadaire non politique : sciences, industrie, commerce, littérature, beaux-arts, théâtres, 21/02/1856, p. 64 (Gallica)

PARIS - "Ich schloss meinen vorigen Artikel mit Erwähnung der neuen Erfindung des Herrn Pol-Louis, des mit Schienen versehenen Saitenhalters. Diese Erfindung scheint mir der Beachtung sehr werth zu sein, denn sie kann, gleich der des Herrn van Overbergh, wovon ich weiter unten sprechen werde, mit der Zeit eine fast neue Theorie im Clavierbau einführen.

Kurz gefasst besteht sie in Folgendem. In Anbetracht, dass das Holz an den Saitenhaltern bei den Pianos dasselbe wie bei den Violinen und andern Instrumenten dieser Gattung ist, hat sich Herr Pol-Louis, wie schon Viele vor ihm, die Frage gestellt, wie es komme, dass die Violinen durch das Alter gewännen, während Pianos mit jedem neuen Jahre und zwar schon nach kurzer Zeit, die Eigenschaften verlören, welche wenn das Instrument neu, dasselbe auszeichnen. [...] [...]

Den Erfindungen des Herrn Pol-Louis schliesst sich eine andere des Herrn van Overbergh an, der (Nr. 9575) Pianos mit doppelten Saitenhaltern ausgestellt hat. Dieser Fabrikant, durch seine Pianos mit imitirter eingelegter Arbeit sehr bekannt, wollte durch die bezeichnete Neuerung seine Instrumente an Wirkung des Tons der Violine nähern und es ist ihm wirklich gelungen, soweit es die Intensität des Tons und die Dauer der Tonschwingungen betrifft.

Ausserdem bringt diese Erfindung den grossen Vortheil mit sich, dass man das Instrument wider eine Mauer stellen kann, ohne dass der Ton dadurch an Stärke verliert. Der Hauptvortheil, der aber aus der neuen Einrichtung hervorgeht, besteht in einem für den linken Fuss eingerichteten Pedal, vermittelst welches man den Ausdruck der Töne nach Belieben moduliren kann.

Der sonore Theil des Instruments ist nämlich wie in einer Schachtel eingeschlossen, deren obere Decke sechs Schalllöcher hat und diese Oeffnungen können vermittelst einer Vorrichtung, die wiederum mit einer Dämpfung in Verbindung steht, ganz oder theilweise zugeschlossen werden, so dass man demzufolge eine theilweise und zudem modulirte Tonabnahme über das ganze Instrument eintreten lassen kann.

Es ist dieser Effekt, den bis dahin kein Piano bot und den der Künstler nur nach langer Uebung dadurch erlangen konnte, dass er seinen Anschlag beziehungweise einzurichten verstand. Die Erfindung des Herrn van Overbergh darf also ein grosser Fortschritt genannt werden." Rheinische Musik-Zeitung für Kunstfreunde und Künstler, Volume 6, 1855, p. 345-346 - Voir POL Louis, à Paris

PARIS - "Esta última idea me parece muy digna de llamar la atención de todos los fabricantes de píanos, y puede, asi como la de Mr. Van Overbergh, de quien hablaremos en esta misma visita, producir asi una nueva teoría del piano.

Hé aquí en lo que consiste: considerando que la madera de la tabla de armonía es igual en los pianos, en los violines y demás instrumentos de la misma familia, se ha preguntado Mr. Pol, asi como muchas otras personas, cómo es que los violines ganen envejeciendo (no se parecen á nosotros), mientras que los píanos pierden, aun en muy pocos años, las cualidades que te nian en un principio. [...]" Gaceta musical de Madrid, 11/11/1855, p. 323 (hemerotecadigital.bne.es)


Pour les références voyez la page
pianos français 1840 - 1849


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