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STERNBERG
à Bruxelles (°1841)


1841

BRUXELLES - "N° 712. MM. Louis STERNBERG et C, Montagne-de-la-Cour, à Bruxelles. (Brabant.) a-b. Deux Pianinos transpositeurs, en palissandre, avec filets en cuivre : le premier à six octaves, et l'autre à six octaves et demie." Catalogue des produits de l'industrie Belge admis à l'exposition de 1841, p. 192

BRUXELLES - "Messieurs L. Sternberg et Compagnie, à Bruxelles, ont exposé, sous le n° 712, deux pianinos, dont le son est à la fois brillant et agréable, et dont la construction ne laisse rien à désirer.

Ces facteurs ont obtenu une vibration plus intense, par un nouveau système de chevalet et de barrage. Le Jury leur décerne la Médaille De Vermeil." Rapports du jury et documents de l'exposition de l'industrie belge en 1841, 1841

BRUXELLES - "[...] Man erinnert sich sehr wohl der Zeit, wo in Belgien die aufrecht stehenden Klaviere mit vieler Mühe endlich über die tafelförmigen die Oberhand gewannen.

Seit einigen Jahren hat indessen die Fabrikation dieser Art von Instrumenten eine größere Wichtigkeit erlangt, und die belgischen Instrumentenmacher haben sehr genügende Resultate ihrer Geschicklichkeit geliefert.

Von den zur Ausstellung gebrachten Pianos scheinen uns die von Sternberg den Vorzug zu verdienen; der Klang der Töne ist breit, glänzend und rund, der Mechanismus sehr wohl geordnet und die Claviatur bemerkenswerth gleich." Die Gewerbausstellung in Brüssel im Jahre 1841, H. Rössler, 1841, p. 47

BRUXELLES - "Ceux des pianos verticaux exposés, qui nous paraissent réunir le plus de qualités, sont de M. Sternberg. Leur son a de l'ampleur, du brillant et de la rondeur à la fois; le mécanisme en est bien réglé et le clavier remarquablement égal." Revue de l'exposition des produits de l'industrie nationale en 1841, Édouard Perrot, p. 240

1847

BRUXELLES - "M. STERNBERG, L. à Bruxelles. (Brabant.)
- piano à queue."
Catalogue des produits de l'industrie belge admis à l'exposition de 1847

BRUXELLES - "Les pianos sont nombreux et il faut s'en réjouir; le progrès est très-marqué et les prix tendent de jour en jour à s'abaisser davantage. Le piano droit envahit tous les salons et a détrôné complètement le piano carré. Pas un seul de ces derniers n'a été envoyé à l'Exposition.

La force et la puissance que certains facteurs sont parvenus à donner à leurs pianos droits, au moyen des cordes obliques et croisées, explique tout naturellement l'abandon et le discrédit où est tombé le piano carré. Ces perfectionnements se font surtout remarquer dans les instruments de M. Vogelsang.

Sonorité, égalité de sons, toucher facile sans mollesse, ces qualités précieuses y sont développées à un haut degré, et se retrouvent dans ses pianos à queue, où le mécanisme de l'échappement atteste une précision digne des plus grands éloges.

M. Sternberg, qui avait envoyé une collection remarquable, a cru devoir retirer ses instruments pour lesquels il craignait l'humidité du local. Il parait que ces appréhensions, partagées par tout le monde, il y a un mois, se sont dissipées aujourd'hui.

M. Sternberg avait exposé entr'autres un piano à queue digne d'être cité pour le bon goût et la sagesse qui avaient présidé à l'ornementation de l'enveloppe.

Les instruments de M. Sternberg sont d'ailleurs excellents; nous lui demanderons seulement un peu moins de sécheresse dans le son; l'usage de la pédale peut dissimuler en partie ce léger défaut, mais le remède, excellent pour les artistes habiles, est un écueil fatal sous le pied du pianiste inexpérimenté.

Par contre, ces pianos possèdent, en raison même de cette qualité de son, une netteté qui permet de surveiller avec facilité la correction et la précision de l'exécutant." Revue de Belgique: littérature et beaux-arts, Volumes 4-5, 1847, p. 464

1851

LONDRES - "Nous citerons pour mémoire seulement, car aujourd'hui nous ne faisons encore qu'un revue rapide et superficielle, les noms de MM. Sternberg, pour la facture des pianos." La France Musicale, 1851

LONDRES - "180 Sternberg, L. Brussels.— Cabinet piano." Official catalogue of the Great Exhibition of the Works of Industry, 1851, p. 209

LONDRES - "180 Sternberg, L. Bruxelles. — Pianos buffet à trois cordes." Catalogue officiel de la grande Exposition des produits de l'industrie de toutes les nations, 1851, p. 242

LONDRES - "N°180 - Sternberg (Louis), à Bruxelles.
Piano-buffet à trois cordes, en bois d'Amboine. Prix 1,200 francs (livré à Bruxelles). - Piano-buffet à trois cordes, en bois de racine. (Même prix)." Indicateur général des produits belges admis à l'exposition universelle de Londres, 1851, p. 34

LONDRES - "180 Sternberg, Louis, Brussels. Cabinet-pianoforte with triplo string, in Amboyna wood. Another of the same." Official descriptive and illustrated catalogue of the Great ..., V. 4, 1851, p. 1157

LONDRES - "M. Sternberg a exposé un piano droit de grand format appelé cabinet. Cet instrument laisse à désirer pour la qualité du son.

M. Sternberg est bon ouvrier et connaît la facture des instruments; mais il a eu pendant quelque temps le malheur de flotter entre différents systèmes. C'est ainsi que s'étant essayé dans la fabrication des grands pianos, il a abandonné la forme ordinaire pour le piano renversé, suivant le système de Klepfer.

Puisse-t-il se persuader enfin que le plus simple est le meilleur, et qu'en matière d'instruments, il y a moins de profit à chercher l'innovation qu'à perfectionner ce qui est connu." Revue et gazette musicale de Paris: journal des artistes, des amateurs et ..., 1851, p. 345 - Voir KLEPFER

LONDRES - "Notre coreligionnaire M. Lewis Sternberg, de Bruxelles, a envoyé à l'exposition universelle de Londres deux magnifiques pianos à trois cordes d'un nouveau genre pour l'exposition de 1851.

M. Sternberg a gagné la première médaille d'or à l'exposition de Bruxelles de 1841; ses instruments sont très-connus dans toutes les parties du continent, et particulièrement en Angleterre parmi la noblesse.

Feu M. le baron de Rothschild en avait envoyé un à sa résidence de Gunnersburg-Park, ainsi que lady Hood, lady Ashley et beaucoup d'autres." Expo Londen 1851, Archives israélites de France, Volume 12, p. 248

LONDRES - "180 Sternberg, Louis, Brussels. Cabinet-pianoforte with triplo string, in Amboyna wood. Another of the same." Official descriptive and illustrated catalogue of the Great ..., V. 4, 1851, p. 1157

LONDRES - "[...] A fianco del catafalco, imagine della morte, mi trattengo volontieri avanti un leggiadro piano-forte verticale tutto raggiante d'oro e di rose, emblemi di felicità e gioventù.

É questa un elegante istrumento, ornato di bouquet, di ghirlande e di fiori d'un effetto meraviglioso. Lo sguardo è a prima giunta sorpreso da questa felice disposizione, e nulla perde di tanta bellezza.

Lo stesso fabbricatore Felice Jabstrezbski, al servizio di S. M. il Re de' Belgio espose due altri istrumenti della stessa forma, l'uno in palissandro, l'altro in ebano, ambedue ornati di graziosi intagli, ma di pregio inferiori a quello che descrivemmo. L'Italia musicale, Volume 3, 1851, p. 200

1855

PARIS - "STERNBERG, à Bruxelles (Belgique). Son piano demi-oblique montrait par sa bonté que la moindre élévation possible est une des premières conditions de supériorité pour ce genre d'instrument." Expo Lyon, "Album de l'Exposition universelle, Léon Brisse, 1855, p. 427

PARIS - "695 Sternberg (L.), à Bruxelles - Piano mi-oblique de palissandre; piano oblique; pianino-buffet. V 1841." Catalogue officiel publié par ordre de la commission impériale: Exposition de 1855, p. 288

PARIS - "Une nouvelle occasion de lutte s'est offerte à l'exposition universelle de Paris, qui est l'objet de notre rapport. Ici, la position est devenue toute différente pour l'industrie belge de la fabrication des pianos.

Une large expérience d'examen, d'audition et de comparaison des instruments provenus de toutes les nations, faite par un jury compétent et consciencieux, pendant vingt-sept séances, toutes réservées aux pianos, et dans de bonnes conditions acoustiques, égales pour tous, cette expérience, disons-nous, a placé les instruments de quelquesuns de nos facteurs dans les positions les plus honorables.

Tel a été l'effet de leur bonne sonorité, que d'anciens noms célèbres dans toute l'Europe n'ont été classés qu'après ceux de MM. Florence, Sternberg et Vogelsangs, de Bruxelles.

Par sa belle qualité de son, le grand piano à queue de M. Vogelsangs a mérité d'être placé le quatrième dans le concours; celui de M. Florence le suit.

Après eux viennent les instruments de facteurs de diverses nations, notamment de Paris, auxquels les plus hautes récompenses avaient été décernées aux expositions précédentes.

Dans la catégorie des pianos à queue de petit format, M. Florence a laissé derrière lui les instruments de quelques grandes maisons; et dans la section des pianos droits à cordes obliques, son triomphe a été plus éclatant encore; car le nombre d'instruments qui concouraient s'élevait à cinquante-neuf, et parmi les concurrents figuraient les noms de MM. Pleyel, Pape, Blanchet, Kriegelstein, Boisselot, de Marseille, Moutal et Mercier, c'est-à-dire quelques-uns des plus distingués dans ce genre d'industrie.

Or, M. Florence a obtenu la première place dans la classification et le bon piano de M. Sternberg a eu la deuxième.

C'est encore un Belge qui s'est placé en tête de la catégorie des pianos droits à cordes verticales.

Cette section ne renfermait pas moins de quatre-vingt-dix instruments, parmi lesquels figuraient les produits de quelques-unes des maisons les plus renommées de France, d'Angleterre et d'Allemagne.

Un piano de M. Berden, de Bruxelles, a obtenu, à l'unanimité des suffrages, la première place entre tous les autres de cette catégorie. Dans une autre série de pianos droits, désignés par le nom de demi-obliques, M. Berden a obtenu également une place honorable entre MM. Sternberg et Blanchet, se mettant avant soixante et onze autres instruments du même genre, dont un grand nombre n'ont pas obtenu les honneurs de la classification.

C'est par ces brillants succès que l'industrie belge de la fabrication des pianos s'est distinguée à l'exposition universelle de Paris, et qu'elle s'est posée dans le monde musical, où précédemment elle était inconnue.

MM. Florence , Sternberg et Vogelsangs ont obtenu chacun une médaille de première classe; une médaille de deuxième classe a été décernée à M. Berden.

Ce beau résultat ne doit être qu'un encouragement pour nos facteurs; il leur reste maintenant à conquérir une popularité incontestable par la continuation de leurs progrès; car c'est ainsi seulement qu'ils pourront donner à leurs établissements les développements d'une grande industrie.

Leur facture est correcte et bien faite; le mécanisme du clavier de leurs instruments est facile et léger; mais il est un point important sur lequel doit porter leur attention, parce qu'il est le seul par où le piano pourra faire encore des progrès.

Nous voulons parler du volume du son, objet d'une erreur capitale chez les fabricants de ce genre d'instruments dans tous les pays.

Le préjugé répandu chez tous ces facteurs, est de croire que le son dépend du mécanisme de la percussion, et qu'on a à volonté le son qu'on veut avoir en raison de la garniture des marteaux; rien de plus faux que cet axiome répété avec confiance depuis un demi-siècle.

Ce que donne la garniture des marteaux, c'est le timbre; mais le volume du son a son principe dans la construction de la caisse, dans la table d'harmonie, dans le système de barrage de celle-ci, et dans la position et la courbe du chevalet.

C'est sur ces choses que doivent se porter les recherches et que des améliorations considérables sont possibles.

Le grand succès des pianos de M. Herz à l'exposition, n'a pas eu d'autre cause : il a fait un grand pas dans l'augmentation de puissance de la sonorité sans rien perdre de la clarté." Rapports du jury Belge de l'exposition universelle de Paris en 1855, p. 443-444

PARIS - "PIANOS STERNBERG de BRUXELLES. La fabrication des pianos est d'origine toute nouvelle en Belgique. Elle était encore très-arriérée il y a une dizaine d'années.

L'art de confectionner les marteaux surtout n'était pas très-avancé, et on on était encore à les garnir en peau. Cependant l'Exposition universelle de Londres permit de constater de remarquables progrès chez les facteurs belges.

Les produits de M. Sternberg, notamment, furent remarqués, bien qu'ils laissassent un peu à désirer pour la qualité du son. Depuis, ce facteur ne s'est pas arrêté, il a travaillé avec persévérance et courage, il a rempli la Belgique de ses instruments, et il faut maintenant compter avec lui.

M. Sternberg expose trois pianos droits, l'un oblique, l'autre mi-oblique, et le troisième droit, d'un nouveau système.

Le choix des matériaux, le fini de la construction intérieure, la précision des rapports de la mécanique, ainsi que la belle et pure sonorité, placent ces instruments en première ligne.

Ils sont, en outre, très-élégants de forme et d'une solidité à toute épreuve. M. Sternberg est d'ailleurs de ces maîtres qui ne dédaignent pas de mettre la main à l'œuvre; il trace ses plans lui-même, il cherche la nouveauté dans une juste mesure, il perfectionne sans cesse.

Il est élève de M. Pleyel dans cette excellente maison, il s'est assimilé les vrais principes de la fabrication. Doué d'une rare intelligence et d'une activité prodigieuse, il s'est élevé en peu de temps au niveau des meilleurs facteurs et il a créé à Bruxelles un établissement qui peut marcher de pair avec les meilleures maisons de Paris.

Les pianistes les plus renommés, Thalberg en tête, ont constaté la supériorité des instruments fabriqués par M. Sternberg; ils ne laissent rien à désirer sous le rapport du goût, de la finesse, de la puissance. Nous les avons joués pour notre part avec un vif plaisir, et sérieusement examinés.

Le jugement que nous portons n'a donc rion d'aventuré, et au besoin, nous l'appuierions de quelques connaissances que nous possédons en cette matière.

Ayant obtenu le premier prix à l'exposition de Bruxelles, en 1841, distingué lors de l'exposition de Londres, possédant toutes les qualités qui font les bons facteurs, M. Sternberg sera sans doute bien accueilli du jury chargé de prononcer sur les produits de la fabrication instrumentale.

Ses instruments sont de ceux qui ont une sérieuse valeur les artistes, les gens du monde les apprécient également. Espérons que justice leur sera rendue. A. Giacomelli." La France Musicale, 1855, p. 250 (Gallica)

1862

LONDRES - "M. Sternberg (n° 373), est, sans contredit, le meilleur facteur de la Belgique, et auquel on doit de bonnes innovations dans la construction du piano à queue.

Ce facteur expose des pianos de différents modèles ; mais celui qui me charme et m'attire principalement, est à cordes obliques ; toutes les parties en sont bonnes : mécanisme et sonorité." Expo Londres, 1862 Douze jours à Londres: voyage d'un mélomane à travers l'Exposition universelle, Pontecoulant, 1862, p. 118

LONDRES - "STERNBERG (Louis) ET CIE, 9, rue de Louvain, à Bruxelles. - Représ. à Londres : M. J. Selim, 4 Upper Bedford, Place Rufsell Sq.
Un piano vertical.
Id. mi-oblique.
Id. grand oblique.
Id. à queue.
- Méd. verm. 1841; méd.1re cl. 1855" Catalogue des produits industriels et des oeuvres d'art: Exposition ..., 1862

LONDRES - "373. Sternberg, L. & Co. Brussels. - Four pianos of different kinds." The International Exhibition of 1862, p. 19

LONDRES -"M. Sternberg (Bruxelles), pour l'excellente construction et le bon marché de pianos de tout genre." Expo 1862 Londres - La Belgique, ses ressources agricoles, industrielles et commerciales, Auguste Meulemans, 1864, p. 251

 LONDRES - "80. — STERNBERG (L.), 9, rue de Louvain, à Bruxelles. - 1 piano à queue, 1 piano grand oblique, 1 piano demi-oblique. Méd. 1e prix 1841 ; méd. 1e cl. 1853 ; méd. 1862." Belgique: catalogue des produits industriels et des oeuvres d'art, 1867, p. 119

 LONDRES - "M. L. STERNBERG (de Bruxelles).
Quittons momentanément la France et allons à la frontière faire une petite visite à la Belgique.

Le premier facteur que nous apercevons dans l'emplacement consacré aux instruments de musique de cette nation est M. Sternberg, de Bruxelles. Cet habile facteur s'est fixé dans cette ville en 1840, après avoir travaillé pendant dix ans, à Paris, chez MM. Pleyel et Érard.

A peine établi, les succès ne se firent pas attendre car il obtint, en 1841, une médaille de première classe à l'exposition nationale de la Belgique. Non satisfait des vieux modèles, il imagina, en 1842, pour le piano à queue une nouvelle construction, pour laquelle il prit un brevet.

A l'Exposition universelle de Paris, en 1855, une médaille de première classe lui fut décernée, et à celle de Londres en 1862 il obtint la Prize mecfa/avecla mention suivante : Excellente facture et bon marché de toutes tes espèces de pianos.

Le piano droit grand oblique exposé est un des instruments les plus difficiles à construire, à cause de l'échelle diminuée du sillet au chevalet : ce piano d'une belle et agréable sonorité l'est parfaitement établi.

Le clavier en est facile, et la note répond avec beaucoup de promptitude. Nous avons surtout remarqué dans cet instrument un système de barrage qui nous a paru bien combiné et d'une grande solidité.

Un second piano droit est un format mi-oblique construit d'après un nouveau système, avec barres isolées et sans aucun collage, ce qui rend cet instrument à l'abri des variations de température.

Le piano à queue, construit d'après le système Érard, est un instrument excellent quoique de dimension moyenne, et tous les membres de la commission, réunis pour examiner les produits du facteur, ont paru ravis du mécanisme de cet instrument, dont la sonorité brillante joint le charme à l'élégance.

M. Sternberg, a été dignement récompensé de ses travaux à l'Exposition de 1867, par la Médaille d'argent qui lui a été décernée." La musique à l'Exposition universelle de 1867, Louis-Adolphe le Doulcet Pontécoulant, p. 59-60

 LONDRES - "A côté de la facture française des pianos, la facture belge s’est placée dans une position fort honorable à l’Exposition actuelle, où elle a été l’objet des éloges des connaisseurs.

Quatre facteurs ont exposé : deux ont été jugés dignes de la médaille par lejury qui la leur a décernée. De ces deux industriels, M. Sternberg est le seul qui fabrique tous les genres de pianos; dans tous il se montre également intelligent et soigneux de son travail.

Son grand piano à queue, dont le mécanisme est conçu sur le principe de celui d’Érard, mais simplifié, est facile, il articule avec promptitude et répète à tous les degrés d'enfoncement des touches avec une grande précision.

La sonorité a de l’éclat et de la distinction, surtout dans le medium et dans le dessus.

La basse seulement laisse désirer un peu plus de puissance. Un soin minutieux règne dans tous les détails de la facture.

La solidité de cet instrument est constatée par la manière dont il maintient son accord, en dépit de l’emplacement défavorable qu’il occupe et de l’eau dont il est arrosé chaque jour par les gens de service dont j’ai déjà parlé, et qui lui tombe dessus par les claires-voies de la galerie supérieure.

Le piano droit à cordes obliques de M. Sternberg est un instrument plus complet encore dans ses qualités; le son en est excellent, clair et pur dans toute l'étendue, et le toucher ne laisse rien à désirer, soit pour la promptitude de l’articulation, soit pour la délicatesse du toucher.

Le même facteur a mis à l’Exposition un piano droit à cordes verticales; bon instrument de commerce, d’un prix modéré." Le Guide Musical, 31/07/1862, p. 91

1867

PARIS - "89. - STERNBERG (L.), 9, rue de Louvain, a Bruxelles. 1 piano à queue, 1 piano grand oblique, 1 piano demi-oblique. Med. 1er prix 1841; méd. 1re cl. 1855; méd. 1862." Belgique : catalogue des produits industriels et des oeuvres d'art, 1867, p. 119

PARIS - "Les pianos y sont traités avec talent. S'ils s'éclipsent au premier rang, du moins ils brillent au second, et le niveau de la facture des pianos obliques y est très-satisfaisant. Quant aux pianos à queue, malgré quelques échantillons dus à MM. Sternberg et Vogelsangs, on sent fort bien que leur fabrication n'y est guère qu'accidentelle.

J'ai examiné avec intérêt les pianos à cordes croisées de M. Gunther, de Bruxelles, d'une bonne sonorité, mais sans qualités bien saillantes.

Les résultats admirables obtenus en partie par le croisement des cordes dans les pianos de MM. Steinway, de New-York, ont évidemment ému les facteurs de tous les pays dans ces derniers temps, et les imitateurs ne manquent nulle part.

M. Gunther a imité, sinon copié exactement le système de construction des célèbres facteurs américains; mais l'imitation est bien loin encore de l'original. J'ai essayé tous les pianos envoyés par la Belgique, ceux de MM. Sternberg, Vogelsangs, Berden, Dopéré, etc.

Il m'a paru que la fabrication de ces instruments chez nos voisins n'avait rien perdu, qu'elle avait gagné, au contraire, depuis le jour mémorable ou, devant Léopold 1er roi des Belges, j'eus l'honneur inattendu d'improviser sur un piano droit de Bruxelles un caprice dont la Brabançonne fournit le motif principal." La musique, les musiciens et les instruments de musique chez les différents peuples du monde, Oscar Comettant, 1869, p. 639

Pour les références voyez la page
 
Pianos belges de 1710 à 1849

of in het Nederlands
 Belgische piano's van 1710 tot 1849

 
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