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ROHDÉ-STAUB
à Paris

1880

 "Dans notre numéro du 5 janvier 1879, nous avions rendu compte de l'importante fabrique de pianos de M. Rohde-Staub, de Nancy, dont le dépôt à Paris est situé 9, rue Caumartin, et signalé les perfectionnements apportés par cette maison à cette belle industrie.

Aujourd'hui nous avons sous les yeux le rapport du jury de l'Exposition internationale de 1879 et nous citons avec plaisir les lignes consacrées à M. Rohde-Staub qui corroborent si bien nos prévisions à l'égard de ses succès, puisqu'il a été honoré de la première médaille d'or.

Voici comment le jury justifie et explique cette haute distinction :

En première ligne, figure la maison Rohde-Staub, de Paris et Nancy. Belles qualités de son, chaudes et nourries ; égalisation presque absolue ; fabrication très-soignée. Les deux pianos (droit et oblique) présentés par M. Rohde-Staub se recommandent particulièrement à l'attention par un système de pédale qui permet d'obtenir les pianissimo les plus délicats par gradations insensibles.

Ce système consiste dans un mouvement ingénieux de bascule qui, en même temps qu'il abaisse le clavier, rapproche les marteaux des cordes. La course du marteau, comme celle de la touche, se trouvant ainsi diminuée simultanément sans secousse, on arrive à produire des sonorités voilées, éteintes, tout à fait charmantes.

Ce système déjà connu, mais perfectionné par M. Rohde-Staub, est certainement le meilleur système que nous ayons vu jusqu'à ce jour. Nous devons encore citer, parmi les améliorations, le pupitre à bascule employé par le même facteur.

Ce pupitre est formé par la partie moyenne du panneau de face qu'un mouvement très-simple amène à l'inclinaison voulue.

Maintenant, si l'on ajoute aux qualités de diverse nature que nous venons de signaler en nous efforçant d'en faire ressortir l'importance, que la maison Rohde-Staub fabrique elle-même tout ce qui entre dans la construction de ses pianos, qu'elle est la seule, parmi ses concurrentes, à posséder une manufacture aussi complète, on comprendra sans étonnement que le jury lui ait décerné la première médaille d'or.

Nous apprendrons volontiers à nos lecteurs que pour vulgariser ses excellents pianos M. Rohde les vend à terme moyennant une faible redevance mensuelle et qu'il envoie contre toute demande son catalogue illustré. L. B. " Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 1880, p. 264 (Gallica)

ROHDÉ
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