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OOR Jean
à Bruxelles (°1871)

1877

BRAND - INCENDIE

"De laatste mail heeft het bericht aangebracht, dat de piano-fabriek van den heer M. J. Oor te Brussel eene prooi der vlammen is geworden.

Niettegenstaande de aldaar zoo goed ingerichte brandweer alle pogingen aanwendde, kon de Brand die 's nachts te twee uur voor het eerst ontdekt werd, niet voor half zes des ochtends overmeesterd worden.

Door de fabriek op eene hoogte lag, was er niet genoeg water voor de spuiten die daarom op een afstand moesten werken. Door aaneenverbondene pijpen moest het water uit verschillende huizen worden aangevoerd.

Het gevolg was, dat bijna niets behouden bleef van dit grootsche en uitgestrekte etablissement, waarvan niets meer overblijft, dan de bij de tachtig piano's zijn verbrand, alsmede alle werktuigen en toestellen.

Daar deze fabriek ook piano's voor Indië vervaardigt, zal dit bericht zoowel voor den importeur den heer Schagen alhier, als voor hen die op deze instrumenten prijs stellen, eene teleurstelling wezen.

Doch daar alles tegen brandschade verzekerd was en men in Europa sneller dergelijke verliezen weer te boven te komen dan hier, kan die teleurstelling slechts tijdelijk zijn.

Onder anderen merken wij op, dat het hout, vooral voor piano's naar Indië bestemd, vroeger eenige jaren lang moest liggen, eer het droog genoeg was ter verwerking. Tegenwoordig verkrijgt men hetzelfde resultaat in den tijd van twee dagen, door middel van stoom." Bataviaasch handelsblad, 13/11/1877, p. 3

1878

PIANOS BELGES

  "Nous ne sommes pas les seuls en France à cultiver le piano, du haut en bas de l'échelle sociale. En Allemagne, en Angleterre, en Amérique cette passion est peut-être plus développée encore et la Belgique nous présente le même phénomène, depuis que nous visitons cet intéressant pays.

Nous retrouvons ici avec plaisir les beaux produits que noua avions admirés à Paris, et nous avons de plus l'avantage de les voir naître, d'admirer l'outillage qui les produit, les vastes manufactures d'où ils sortent, les artistes qui les ont conçus.

Ce goût si répandu du piano a donné lieu, en Belgique comme chez nous, à la création de vastes manufactures, qui suffisent à peine aux besoins de la consommation nationale ou de l'exportation.

Tandis que les plus anciennes maisons ne cessent de prospérer, il s'en fonde tous les jours de nouvelles qui n'ont pas moins de succès, entre les mains d'industriels éclairés et progressifs.

Nous citerons entre autres la grande et belle manufacture de pianos de M. J. Oor qui n'a été créée qu'en 1871 et qui, depuis cette époque si récente, a néanmoins pris un si rapide développement qu'elle a dû quitter son premier local et se construire, en 1876, chaussée de Forest, 191, une vaste usine où elle a réuni toutes les branches de cette fabrication, ainsi que des chantiers-hangars et des séchoirs étendus qui contiennent des approvisionnements de bois pour plus de dix ans.

Il faut dire aussi que si la maison est jeune, son fondateur, M. J. Oor, a ce grand avantage sur ses confrères, d'avoir pratiqué cette fabrication dès son enfance, d'en avoir étudié les moindres détails et de s'y être voué avec autant d'ardeur que d'intelligence et de bon goût. C'est ce qui d'emblée lui a permis de lutter contre des maisons fondées depuis 50 à 60 ans, et de l'emporter sur elles à la dernière Exposition universelle.

En fondant sa manufacture, M. Oor, loin de s'en tenir aux sentiers battus, s'était proposé d'aller plus loin encore en apportant un élément nouveau à l'industrie des pianos belges.

Tandis que les autres facteurs n'avaient accordé à l'architecture, à la décoration extérieure de leurs instruments qu'une importance secondaire, M. Oor s'applique à en faire des objets d'art au point de vue de l'œil comme à celui de l'oreille en donnant autant de soins à la décoration extérieure qu'à l'organisation intérieure de ses pianos.

Il nous en a, du reste, fourni la preuve à l'Exposition universelle du Champ-de-Mars, de l'année dernière, avec son piano-buffet Louis XVI, blanc et or, d'une splendeur princière et d'un goût exquis.

C'est à tel point qu'il eût pu faire le pendant du fameux piano Erard qu'on admirait dans une des grandes galeries françaises.

Le piano de M. Oor, couvert de sculptures en plein bois, sans estampages ni appliques, délicatement et finement exécutées, d'un dessin très-sobre et trèspur, ne présentait pas moins de qualités, au point de vue de l'instrument qu'à celui du meuble.

C'était un instrument grand format, à cordes obliques, avec un sommier d'accroché en fer laminé et trois barres forgées avec vis régulatrice et barrage en bois. Une mécanique à'prolonges et un échappement très-long lui permettaient de se déboîter plus facilement.

Grâce à une table d'harmonie d'un travail soigné et d'un bois de premier choix, ce piano se faisait remarquer par une grande sonorité, tandis que le toucher était d'une délicatesse infinie, qualités assez rares à concilier.

Bref cet instrument fit sensation et plaça tout de suite son auteur au premier rang de son industrie. Les mêmes qualités, avec moins de luxe extérieur, se retrouvaient dans un autre piano, celui-ci de vente courante, exposé en même temps par M. Oor. Il était du système Herz, avec vis régulatrice à la noix pour régler le jeu des marteaux et muni d'un ressort pour les repousser et faciliter leur répétition.

Son apparence extérieure, pour être plus simple que celle du premier, n'en était pas moins d'une parfaite élégance. A la vue et à l'ouïe de ces instruments, le jury ne pouvait qu'accorder à M. Oor une récompense digne de son talent.

Aussi lui décerna-t-il la plus haute distinction accordée aux pianos belges, c'est-à-dire la médaille d'argent et trois mentions, honorables pour ses collaborateurs, tandis qu'il n'avait décerné à d'anciennes maisons que des rappels de médailles, sans tenir compte de la collaboration.

Vis-à-vis d'un succès si flatteur pour la Belgique le Roi ne tarda pas à décorer MM. D. et A. Oor comme collaborateurs de la maison, en qualité de contre-maître et de chef tableur.

Voilà donc une réputation lestement acquise, du moins au point de vue du temps, mais qui représente une immense somme de travail, d'intelligence, de science, d'efforts et de volonté.

Nous avons eu, depuis, l'occasion d'admirer dans la maison de vente de M. J. Oor, rue de Ruysbroeck, 74, à Bruxelles, un grand nombre d'autres pianos qui témoignent de la supériorité des procédés de cette maison et de la conscience qu'elle apporte à la fabrication de ses beaux produits. - ALEXANDRE." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 1880, p. 165 (Gallica)

OOR Jean
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Pour les références voyez la page :
 Pianos belges de 1850 à maintenant

of in het Nederlands :
 Belgische piano's van 1850 tot nu


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