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MERCIER Sébastien
à Paris (°1830)


1834 - 1857

1834

PARIS - "N. 700. M, MERCIER, fabricant de pianos, rue Basse-Saint Pierre, n. 4, boulevart des Filles-du-Calvaire. Piano à sept octaves.

M. Mercier est du petit nombre de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection de cet instrument. L'élégance, le peu de volume de ses pianos, n'en excluent ni la force, ni la pureté des sons, ni aucun des autres avantages que les artistes et les mécaniciens recherchent dans les parties organiques d'un piano.

Le clavier est prompt et facile dans sa marche, et les touches obéissent sans difficulté à la plus légère comme à la plus lourde pression.

Outre ces améliorations, M. Mercier a eu l'heureuse idée de joindre à son piano une pédale, dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation, de manière aproduire au besoin des sons fantastiques, ou seulement a faire entendre des sons éloignés.

Nous invitons les amateurs à visiter les ateliers de M. Mercier; ils y trouveront un choix varié de pianos, dont la supériorité atteste ses longues études et son expérience dans la fabrication ds cet instrument." Notíce des products de l'industrie française précedée d'une historique des expositions antérieures, 1834, p. 159

PARIS - "M. Mercier est, selon la Notice de l'exposition, du petit nombie de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection du piano.

M. Mercier (poursuit la Notice) a eu l'heureuse idée de joindre à son piano une pédale dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation, de manière à produire au besoin des sons fantastiques.

L'un de ses pianos a été acheté pour S. A. la princesse royale de Suède, et M. Mercier a pris le titre de facteur de S. M. le roi de Suède et de Norvège.

Nous ne savons jusqu'à quel point les sons fantastiques ont pu influencer le choix de Son Altesse Royale. Ceux de nos lecteurs qui voudraient connaître un piano à sons fantastiques, devront se rendre chez M. Mercier, ce sont là de ces choses dont la description serait au-dessus de nos forces." Gazette musicale de Paris, 17/08/1834, p. 261

Piano à 7 octaves [Fig. 1 - Dessin mis à jour], Le musée artistique et industriel : exposition 1834, des images du piano et sa mécanique, p. 391

PARIS - "1493 (700) M. Mercier, rue Basse-Saint-Pierre Amelot, n° 4, à Paris, fournisseur de pianos à la Cour de Suède. Il a exposé un piano à 7 octaves.

Cet habile industriel est du petit nombre de ceux qui ont le mieux réussi à améliorer la confection de cet instrument.

L'élégance, le peu de volume de ses pianos, n’en excluent ni la force ni la pureté des sons, ni aucun des autres avantages que les artistes et les mécaniciens recherchent dans les parties organiques d’un piano.

Le clavier est prompt et facile dans sa marche.

M. Mercier a joint à son piano une pédale dont l'emploi est de diminuer le son à volonté et par gradation, de manière à produire, au besoin, des sons fantastiques ou des sons éloignés.

Les ateliers de M. Mercier renferment un choix varié de pianos, à des prix modérés, et nous engageons les amateurs à les visiter.

Voici la description du Piano de M. Mercier, pl. 29-30-31-32 :

Fig. 1.
A. Table d’harmonie.
B. Cordes.
C. Chevalet sur lequel reposent les cordes.
D. Sommier d’agrafe , prolongé, propre à raccourcir les cordes.
E. Chevilles pour l’accord.
F. Sommier recevant les chevilles.
G. Céleste servant pour le chant, mue par la pédale n° 1.
G. Sillet.
H. Sourdine, de l’invention de M. Mercier, propre à diminuer l’intensité du son, à volonté et par gradation, mue par la pédale n° 2.

N° 3. Pédale forté.

Fig. 2.
A. Clavier.
B. Chevalet d’échappement.
C. Colonne dite de l’échappement attrape-marteaux.
D. Noix portant l’attrape-marteaux.
E. Ligne des marteaux.
F. Support des marteaux.
G. Petit vase qui, étant enlevé de sa place, sert à développer toute la partie mécanique du Piano, comme ’on le voit, fig. 1.

Fig. 3.
A. Petite porte ouverte servant à recevoir la musique, et fermant le clavier.
B. Porte de face, tenue par un crochet de chaque côté à son extrémité en dedans. En l’ouvrant et la retirant à soi, cette porte, en la soulevant, échappe à sa charnière.
C. Tablette brisée par des charnières allant à coulisse, retenue par des crochets, comme celle ci-dessus.

Fig. 4.
A. Clavier.
B. Ligne des dièses.
C. Balancier du clavier.
D. Chevalet de l’échappement.
E. Colonne supportant l’attrape-marteaux.
F. Échappement.
G. Attrappe tenant à la noix.
H. Noix de marteau.
I. Marteaux.
K. cordes.
L. Céleste.
M. Sillet.
N. Chevilles." Le musée artistique et industriel : exposition 1834, p. 194-195, la description de son piano, p. 195, et des images du piano et sa mécanique, p. 391

1835

TOULOUSE - "74. Mercier, facteur de piano, breveté, à Paris. Un piano droit, bois d'acajou, à trois cordes six octaves deux pédales. Appartenant à Meissonier pere et fils, à Toulouse." Exposition produit de Beaux Arts de l'industrie à Toulouse, 1835, p. 95 (num.bibl.toulouse.fr)

1839

PARIS - "M. Mercier, à Paris, rue Basse-St-Pierre, 4. - Ce facteur, l'un des meilleurs élèves de M. Roller, construit des pianos droits à cordes obliques; il a exposé deux de ces instruments, qui se faisaient remarquer par le fini du travail, par la beauté et la force des sons, par la disposition ingénieuse et en même temps simple du mécanisme, ainsi que par un système de doubles étouffoirs entièrement de son invention.

Cet artiste distingué occupe vingt-sept ouvriers et construit cent vingt pianos par an. L'un de ses pianos droit, présenté seul au concours, à été placé au quatrième rang." Rapport du Jury Central, Exposition, des produits de l'Industrie Française en 1839, M. Savart, rapporteur, 1839

PARIS - "27. M. Mercier, fabricant de pianos, boulevard Bonne-Nouvelle : un piano droit en bois de palissandre à mécanisme perfectionné. La Société a entendu cet instrument, qui donne des sons purs et d'un grand volume." Bulletin de la société d'encouragement pour l'industrie nationale, 1839, p. 448

PARIS - "MERCIER, à Paris, 4, rue Basse-Saint-Pierre. — Pianos. — M. Mercier a fondé sa fabrique de pianos depuis 1828, spécialement pour la construction du piano droit.

Nous avons surtout remarqué à l'exposition un piano richement décoré, dont tous les ornemens étaient de bon goût.

Quoique les caisses soient pour nous un objet de peu d'intérêt, nous avons remarqué dans les décorations de cette partie de l'instrument tant d'absurdités et tant de choses de mauvais goût, que nous croyons devoir féliciter ceux qui n'ont pas suivi une pareille route ; dans le piano droit de M. Mercier, l'application d'un double étouffôir, moyen utile, surtout lorsque l'on exécute un récitatif, est digne de remarque.

Cet étouffoir a été placé, en démasquant le mécanisme et au-dessous des cordes, contrairement à l'étouffoir ordinaire ; de cette manière, il rencontre plus facilement le centre des vibrations et peut les arrêter instantanément.

M. Mercier est un des bons facteurs sortis des ateliers de M. Roller; sa con struction est généralement bonne et nous avons aperçu chez lui du progrès." Lucas Al. Panorama de l'industrie française publié par une société d'artistes et d'industriels sous la direction de M. Al. Lucas, 1839, p. 18 (Gallica)

PARIS - "M. S. Mercier, breveté facteur de pianos de LL MM le roi des Français et le roi de Suède, a été distingué à l'exposition dernière par une médaille la Société d'Encouragement vient de lui en décerner une autre d'argent.

On ne aurait assez recommander ce fabrique, que depuis treize ans s'est occupé exclusivement. L'amélioration des pianos droits, aussi cette maison est-elle considérée comme une des premières, pour ce genre d'instrument." Le Figaro, 01/11/1840, p. 2 (Gallica)

PARIS - "Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur les pianos droits de M. Mercier, fabricant de pianos, boulevard Poissonnière, 31. - L'une des principales difficultés que présente l'exécution des pianos est dans le mécanisme qui meut les marteaux.

Il faut que ce mouvement soit dune grande rapidité sans exiger beaucoup de force, qu'ensuite le marteau s'éloigne à l'instant de la corde qu'il a frappée, afin de laisser la vibration se produire, enfin que l'artiste puisse sur-le-champ, si la pièce musicale qu'il joue l'exige, faire de nouveau parler la même corde, et cela avec une prodigieuse vivacité.

Ces difficultés sont encore accrues quand le système de toutes les cordes est disposé dans un plan vertical; car, dans le cas contraire, le marteau, après avoir frappé la corde, s'en éloigne par son propre poids et sans exiger un mécanisme spécial; quelquefois aussi, comme dans les pianos de M. Pape, le marteau est éloigné de la corde par un petit ressort.

L'assemblage des organes destinés à transmettre le mouvement imprimé aux touches par les doigts de l'artiste exige aussi de nombreuses attentions pour que les frottements soient faibles et n'appesantissent pas sa main. Des conditions indispensables à remplir compliquent encore le problème.

Ce n'est pas assez que l'action de la touche soit transmise au marteau le plus rapidement possible, avec le degré de force que lui veut imprimer le talent de l'exécutant, il faut encore que cette action puisse être réitérée aussi vivement qu'il le désire, avec toutes les nuances de force possibles, et que, par conséquent, quelque court que soit l'intervalle entre les coups donnés à une même touche, le marteau, à chaque répétition de son mouvement, parcoure tout l'espace qui lui est assigné pour sa course.

Il faut surtout que ces divers effets se produisent sans que l'oreille perçoive d'autre bruit que le son rendu par la corde frappée.

Ces conditions variées ont été remplies par d'habiles facteurs à l'aide d'échappements divers, et les noms de Pape, Érard, Pleyel, Roller, etc., sont cités par les beaux succès qu'ils ont obtenus dans leurs fabrications.

M. Mercier a voulu marcher sur leurs traces et tenter de les surpasser, s'il lui était possible. Il a cherché à diminuer la complication du mécanisme, à assurer les effets, à empêcher la détérioration rapide que l'usage produit nécessairement.

C'est principalement du piano droit qu'il s'est occupé (c'est ainsi qu'on appelle les pianos qui ont toutes leurs cordes inclinées à l'horizon et dans un plan vertical); mais il pense que son mécanisme peut également être employé dans les pianos carrés ou à queue, dont les cordes sont dans un plan horizontal.

Quoique nous n'ayons vu qu'un piano droit de M. Mercier où son échappement soit appliqué, nous pensons, comme, lui, que de légères modifications permettront de l'appliquer aussi aux autres espèces de pianos.

Il nous serait difficile, impossihle peut-être, de faire comprendre l'échappement de M. Mercier sans le secours d'une figure; et nous ne l'entreprendrons pas ici, d'autant plus qu'il faudrait en même temps montrer en quoi il diffère de ceux qui sont en usage, et dont la diversité est telle que cette description deviendrait fatigante et prolixe.

Nous croyons donc devoir nous en référer, à cet égard, au Bulletin de la Société, laissant chacun apprécier les différences et le mérite d'une invention qui est garantie à l'auteur par un brevet.

Il nous suffira de dire que ce mécanisme est assez simple, qu'il fonctionne bien, que le jeu est facile et doux, qu'enfin cet échappement remplit toutes les conditions exigées, sans cependant prétendre affirmer qu'il soit, en effet, préférable à d'autres, jusqu'à ce que le temps et l'expérience aient mis à même déjuger et de prononcer.

Le jury de la dernière exposition des produits de l'industrie, d'après le suffrage éclairé de M. Savart, a fait accorder à M. Mercier une médaille de bronze, comme témoignage de sa satisfaction, et la famille royale lui a fait des commandes dont elle a eu sujet de se féliciter.

Il croit avoir assez réduit la complication des agents mis en œuvré par son mécanisme pour que le prix de fabrication de cette partie de l'instrument soit diminué de 40 pour 100, ce qui permettra de le donner au commerce à des conditions modérées.

Quoique la Société d'encouragement se soit interdit de porter un jugement sur les objets d'arts étrangers à ses travaux ordinaires, pour n'avoir pas lieu de craindre de le voir infirmer par les artistes mêmes, qui sont plus compétents pour prononcer définitivement sur ces matières, nous ne croyons pas devoir terminer ce rapport sans rappeler que le piano carré de M. Mercier a été entendu à la fin de la dernière séance générale de la Société, et que le public présent à cette séance a été satisfait de la beauté des sons rendus par cet instrument, de leur douceur ou de leur force, de la rapidité avec laquelle les effets ont été rendus, au gré du caprice de l'habile M. Karr, qui le jouait.

Le comité des arts mécaniques vous propose, messieurs, d'approuver le mécanisme de M. Mercier, de le figurer et décrire dans votre Bulletin, et de recommander cet artiste au comité des médailles." Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, 1840, p. 216-217 et p. 218-219 et l'image

1844

PARIS - "1032. Mercier (S.), facteur de pianos droits de LL. MM. le roi des Français et le roi de Suède, breveté pour une nouvelle transposition de dix demi-tons, à clavier et mécanique immobiles, boulevard Bonne-Nouvelle, 31, à Paris." Catalogue explicatif et raisonné des produits admis à l'exposition quinquennale de 1844, p. 161 (Gallica)

PARIS - "M. MERCIER, à Paris, boulevard Bonne-Nouvelle, 31. - M. Mercier occupe trente ouvriers et fabrique cent quarante pianos. Les instruments qui sortent de ses ateliers tout construits avec soin et présentent beaucoup de solidité.

Ce facteur distingué a soumis à l'examen de la commission un piano par le moyen duquel on peut transposer de un, deux, trois, quatre et cinq demi-tons, au-dessous ou au-dessus du ton naturel de l'instrument.

Le mécanisme qui donne au piano cette précieuse propriété a paru nouveau, simple et ingénieux. Un des pianos ordinaires de M. Mercier, présenté au concours, a été placé au sixième rang.

M. Mercier avait obtenu une médaille de brouze en 1839; le jury lui décerne une médaille d'argent." Rapport du Jury central, Paris Jury central, Imprimerie de Fain et Thunot, 1844, p. 540

PARIS - "M. Mercier exposait un piano qui a la propriété de permettre de jouer, dans tous les tons, un morceau écrit dans un ton quelconque, sans aucune difficulté pour l'exécutant, qui lit la musique comme elle est écrite, et l'exécute de même.

Ce résultat est obtenu au moyen des dispositions suivantes. La touche est transformée en levier du second genre, à axe parallèle, semblable à celle de la nouvelle mécanique de M. Pape.

Un talon placé sous la face inférieure de cette touche, vis-à-vis le doigt, repose sur une des extrémités d'une bascule à bras égaux, dont l'autre extrémité porte un pilote qui agit sous un autre levier placé sur le même plan, et dans le prolongement de la touche.

Ce levier se relève, par conséquent, quand on appuie le doigt sur la touche, puisque l'abaissement de celle-ci fait jouer la bascule, qui s'abaisse de son côté, et se relève sous le second levier, qui agit alors comme l'extrémité postérieure d'une touche ordinaire dans le piano droit, et détermine le mouvement du marteau par l'un des mécanismes ordinairement employés.

Le centre de mouvement vertical de chaque bascule est sur une pointe également verticale, implantée dans une traverse mobile, qui occupe toute la longueur du clavier.

L'extrémité postérieure de ces mêiïies bascules reçoit, dans une fente qui y est pratiquée, une autre goupille implantée sur une traverse fixe.

Il résulte, de cette disposition, que si on fait marcher à droite ou à gauche la traverse mobile qui occupe le milieu des bascules, celles-ci prendront un mouvement transversal, oblique, qui laissera leur extrémité postérieure sous le même levier où elle est retenue par la goupille qui occupe leur fente, tandis que leur extrémité antérieure passera successivement sous l'extrémité antérieure de touches différentes.

De sorte que, si nous supposons d'abord toutes les bascules parallèles aux touches, un morceau de musique sera exécuté dans le ton où il aura été écrit, en ut par exemple; mais, si on fait faire à la traverse un mouvement qui déplace obliquement les bascules, de manière que leur extrémité antérieure corresponde à la touche immédiatement voisine de celle à laquelle elle correspondait d'abord, le morceau exécuté en ut sera réellement joué en ut diéze ou en si, selon qu'on aura fait marcher la traverse à droite ou à gauche, parce que la bascule, qui correspondait d'abord, des deux côtés, à la note ut dièze ou à la note si, n'y correspond plus que par son extrémité postérieure, son extrémité antérieure étant maintenant placée sous la touche ut, qui fait nécessairement entendre le son ut dièze ou si.

En d'autres termes, toutes les touches ont changé de son et font parler la note immédiatement voisine de celle qu'elles faisaient sonner auparavant.

Si la barre mobile a marché de deux distances, la touche ut donnera le son ré ou si bémol; pour trois distances, les sons mi bémol ou la, et ainsi de suite, parcourant une étendue de cinq demi-tons en montant et de cinq demitons en descendant. [...]

Mais en permettant ainsi la transposition mécanique dans tous les tons, M. Mercier a-t-il rendu un véritable service à l'art? La musique qu'on obtiendra de son instrument sera-t-elle toujours de la musique acceptable ?

Il y a vingt-cinq ans, j'aurais répondu non, bien certain de rencontrer de nombreux échos. Aujourd'hui, je dirai que ce sera, non pas de la musique acceptable, mais de la musique acceptée." Revue scientifique et industrielle, Volume 17, 1844

PARIS - "Dans la visite du lundi, 30 mai, faite par le roi à l'exposition, au moment de se retirer, Sa Majesté a daigné consacrer quelques instans à l'examen particulier des pianos de M. Mercier, et a fixé principalement son attention bienveillante sur le piano-transpositeur.

Ce prince, dont la mémoire n'est jamais en défaut, s'est rappelé que M. Mercier avait travaillé à l'orgue de Neuilly. La Reine a ajouté des paroles pleines de bonté pour ce facteur du Roi.

Lors de sa dernière visite, Sa Majesté a écouté de nouveau avec beaucoup d'attention, le piano de M, Mercier, et a daigné répéter a plusieurs reprises «Que ce piano est puissant de son !! »" La France Musicale, 1844, p. 174 (Gallica)


1849

PARIS - "M. Sébastien MERCIER, Boulevard Bonne-Nouvelle, n° 3i, à Paris.

La réputation des pianos obliques, petit format, de M. Mercier, s'est bien soutenue au concours. Le piano de ce facteur a é!é classé au quatrième rang.

M. Mercier a présenté au jury un pkno exceptionnel, ayant deux tables d'harmonie reliées entre elles par une pièce qu'il appelle conducteur acoustique.

Le jury, prenant en considération les efforts de M. Mercier et ses relations à l'étranger, lui décerne une nouvelle médaille d'argent." Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie ..., France Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, 1849


1851

PIANO DROIT, M. SÉBASTIEN MERCIER, DE PARIS, Le Palais de cristal : journal illustré de l'exposition de 1851, 31/08/1851, p. 268 (Gallica)

LONDRES - "La création de la maison Sébastien Mercier date de 1828 ; les deux premiers pianos droits qui aient été fabriqués en France parurent à cette époque à l'exposition du Louvre; M. Mercier avait participé à la fabrication de l'un d'eux, et c'est en s'occupant (le ce travail qu'il préludait à la fondation de l'établissement qu'il a depuis rendu célèbre.

A compter.de ce moment, le piano droit, à cordes obliques, préoccupa vivement les artistes el les amateurs; chacun s'étonna des résultats obtenus avec un instrument de si petite dimension. Encouragé par lé succès, confiant dans ses connaissances spéciales et dans son activité, M. Mercier appliqua toutes les ressources de son intelligence novatrice à asseoir sur de larges bases le triomphe dé cet instrument.

Les améliorations introduites par l'habile facteur furent d'abord de pure forme. Comme il ne voulait rien retrancher à la longueur des cordes comparées à celles des pianos carrés, ces cordes furent placées dans la diagonale.de la caisse du piano et, pour en dissimuler l'étendue, les côtés de cette caisse affectèrent la forme de hanches, renflement peu gracieux mais nécessaire encore à la disposition de la table d'harmonie. La forme du piano était, alors, nécessairement plus grande qu'elle ne l'est aujourd'hui.

Plus tard, il fallut faire choix d'une mécanique qui répondît à tous les caprices d'un artiste inspiré ; M. Mercier ne fut pas le dernier à tenter l'échappement sur la touche, modification de l'échappement Petzold; plus de 500 pianos ont été fabriqués conformément à ce système.

A quelque temps de là, M. Mercier reconnut qu'il fallait développer la table d'harmonie sur sa hauteur, ce qui a nécessité l'emploi de la mécanique oblique inventée par Roller; déjà, la qualité des sons satisfaisait les oreilles les plus exercées et il ne restait plus qu'à donner aux pianos droits une plus large part de la puissance des pianos à queue.

Or, c'est là précisément le résultat capital que M. Mercier a obtenu par la nouvelle invention dontnous donnons aujourd'hui le dessin ; il paraît favorablement démontré que les pianos droits dont nous nous occupons sont aussi près qu'il soit possible de l'espérer de l'ampleur et de la vibration des pianos à queue.

Pour faire comprendre la volonté qui a présidé à cette réalisation de l'idéal d'un art pratique si difficile, il est nécessaire de dire que M. Sébastien Mercier, privé de ces appellations et de ces patrimoines qui servent d'enseigne au succès, est tout simplement un fils de ses oeuvres.

Parti simple ouvrier dé la maison paternelle, accomplissant son tour de France et d'Italie en compagnon courageux, il a acquis savposition par l'application de son goût naturel à l'étude; à lui seul le mérite d'avoir gagné ses premiers éperons et d'avoir atteint dans son art le rang que lui assignent et la grande médaille d'argent qui fut accordée en 1844 à son célèbre piano transpositéur, et la récompense que sa double table à conducteur acoustique lui sut valoir en 1849.

Facteur de pianos de LL. MM. la Reine d'Angleterre et le Roi de Suède, M. Mercier a exposé deux de ses instruments au Palais de Cristal; l'un est en ébène légèrement orné de dorures et harmonisé avec une rare élégance ; l'autre est en bois de caracoa des Indes, formant, par une gracieuse intersection de bois de rose, des marbrures de l'effet le plus original; il est ouvragé en imitation du style grec, goût particulier du facteur, qui semble vouloir se soustraire, même en ce qui touche la forme, à toute accusation de plagiat." Le Palais de cristal : journal illustré de l'exposition de 1851, 1851, p. 268 (Gallica)

LONDRES - "N. 448. Pianoforte dritto, Il Palazzo di Cristallo. Album dell esposizione universale di Londra nell ..., 1851, p. 243

"DEL SIGNOR SEBASTIANO MERCIER DI PARIGI.

Questo stabilimento nacque nel 1828: il signor Mercier lavorò ai due primi pianoforti dritti fabbricati in Francia, e subito dopo fondò la casa che lo rese celebre dappoi.

In sulle prime i miglioramenti introdotti nel pianoforte dritto dal valente fabbricatore furono di pura forma.

Siccome non voleva toglier nulla alla lunghezza delle corde paragonate a quelle dei pianoforti quadrati, quelle corde furono poste da lui nella diagonale della cassa del pianoforte e, per dissimularne l'estensione, die alla cassa la forma di anche, ornamento poco grazioso, ma necessario alla disposizione della tavola armonica.

La forma del pianoforte era allora necessariamente più grande di quel che oggi non sia. Bisognò più tardi scegliere un meccanismo che rispondesse a tutti capricci d'un artista ispirato. Il signor Mercier non fu ultimo a tentar lo scappamento sul tasto, modificazione dello scappamento Petzold, più de 500 pianoforti vennero fabbricati giusta questa sistema.

Di li a qualche tempo il signor Mercier riconobbe ch'era necessariosviluppare la tavola armonica sulla sua altezza, e a far quetso uso del meccanismo laventato da Roller; già la qualità dei suoni era più sodisfacente; non rimaneva più altro a fare che dare ai pianoforti diritti una maggior potenza di quelli a corda.

Quest'è precisamente il gran risultato ottenuto da Mercier colla nuova invenzione di cui diamo oggi il disegno. Per essa è dimostrato che i pianoforti dritti son vicinissimi alla perfezione che si ottiene dalla maggior ampiezza e vibrazione di quelli a coda.

Fabbricatore di pianoforti della regina l'Inghilterra e del re di Svezia, il signor Mercier espose due strumenti al Palazzo di Cristallo: uno è d'ebano ornato di tartaruga e d'un elegante armonia." Il Palazzo di Cristallo. Album dell esposizione universale di Londra nell ..., 1851, p. 244

LONDRES - "MERCIER, SEBASTIAN, 31 Boulevard Bonne Nouvelle, Paris-Manufacturer and Pianoforte-maker to the late King of the French, and to the Queen of England, as well as the King of Sweden. Cottage pianofortes, or piccolos with oblique strings." Official descriptive and illustrated catalogue of the Great exhibition of the works of industry of all nations, 1851

LONDRES - "Sullo stesso scompartimento d'Erard, trovansi due piano-forti del signor Mercier, di medio misura, di gusto e stile squisito: l'uno in ebano coperto da dorature, l'altro di un legno sconosciuto e di colore rosso-vivo, così bello a vedersi, che si passerebbero delle ore a contemplarlo." L'Italia musicale, Volume 3, 1851, p. 172

LONDRES - "M. Mercier, facteur actuel et distingué de Paris, faisant application à la transposition d'un système de touche brisée pour laquelle M. Pape avait été breveté, et qui, dans l'origine, n'avait pour but que de rendre le toucher du piano plus léger, M. Mercier, dis-je, imagina de faire de ce système un moyen nouveau de transposition.

Une touche qui n'a que 7 pouces ½ de longueur agit sur un levier plus long, et met en mouvement celui-ci sur le mécanisme : par là, la touche devient plus légère, et tout le poids de l'action est reporté sur le levier intermédiaire.

Tel est le principe de Pape. M. Mercier y vit le moyen de faire agir la même touche sur plusieurs leviers différents, en rendant le clavier mobile sans que le reste du mécanisme éprouvât de mutation." Revue et gazette musicale de Paris, 28/09/1851, p. 314


1855

PARIS - "MÉDAILLE DE 1re CLASSE. M. MERCIER, facteur de pianos -

Artisan d'une fortune honorablement acquise par le concours de l'intelligence et d'un travail soutenu, M. Mercier est aujourd'hui en première ligne parmi les fabricants de pianos.

Plus que tout autre, peut-être, il a contribué, par les soins minutieux apportés à tous les détails de sa fabrication, à l'excellente réputation que possède la facture parisienne, non-seulement en France, mais encore à l'etranger, notamment dans les colonies, où nos pianos sont maintenant préférés à ceux de la fabrique anglaise.

Aucun des instruments sortis des ateliers de M. Mercier ne s'est détérioré par l'usage ou les variations de la température, et ce fait mérite d'autant plus d'être signalé, que ces instruments sont construits dans le système Relier, qui exclut, comme on sait, l'emploi de tout barrage ou appareil résistant exceptionnel.

Le bruit avait couru que la plus noble des récompenses qu'on puisse ambitionner allait être décernée à M. Mercier ce bruit n'est pas conûrmé, mais rien ne prouve qu'il n'aura pas dans l'avenir son éclatante confirmation." La France musicale, 1855, p. 385 (Gallica)

PARIS - "Commençons par M. Mercier, un des vétérans de la fabrication des pianos et, nous pourrions dire, une des gloires dont se prévaut à juste titre la facture parisienne.

En 1823, M. Mercier faisait ses premiers pas dans la carrière et gagnait ses premiers grades.

En 1828, il fonde son établissement et construit, concurremment avec la maison Roller et Blanchet, les premiers pianos droits.

Ses produits ne tardent pas à être remarqués, et en 1834, le roi de Suède le nomme son facteur ordinaire.

Six ans après, il obtient la même distinction du roi des Français, et la Société d'encouragement pour les arts industriels lui accorde la grande médaille d'argent.

A la suite de l'exposition de 1839, une médaille de bronze lui est décernée pour un piano transpositeur.

Enfin, lors de l'exposition de 1844, il est honoré de la médaille d'argent la même récompense lui est accordée à l'exposition de 1849, et il est nommé facteur de la reine d'Angleterre.

Excellent mécanicien, ouvrier intelligent et actif, M. Mercier n'a pas cessé un seul instant, depuis la fondation de sa maison, de travailler lui-même à l'amélioration et au perfectionnement de ses produits. Une place au grand concours qui vient de s'ouvrir en 1885 lui était due.

M. Mercier expose trois pianos droits à cordes obliques, un entre autres sur lequel l'attention des artistes et des amateurs s'est particulièrement arrêtée, et qui nous paratt résumer à lui seul les progrès accomplis depuis l'origine jusqu'ici dans la facture des instruments de ce format.

Il est en bois d'ébène, d'une ornementation à la fois sévère et élégante, et semble de loin un bloc de marbre noir, sur lequel se détache une broderie en feuilles de vigne, lierre et buis, dont les tons mats tranchent heureusement sur le fond poli de la caisse.

A l'intérieur, ce piano est d'un fini des plus remarquables. Il est construit dans un système particulier, et dont tout le mérite revient à M. Mercier.

Les proportions du revêtement sont en rapport exact avec la tension des cordes, laquelle a servi de règle au barrage et aux différents agents qui concourent à la solidité de l'instrument. Les avantages de ce système sont faciles à comprendre.

De l'homogénéité dans la construction résulte, et devait nécessairement résulter l'homogénéité des sons. En effet, le clavier du piano de M. Mercier offre dans toute son étendue une égalité parfaite et une sonorité ronde et ample, comparable à celle des bons pianos à queue.

Si nous ajoutons que le facteur a édifié le remarquable instrument sans le secours du fer, nous aurons lieu de le féliciter doublement. Unir la solidité à la légèreté, tel nous parait être le but qu'il s'est proposé.

Quoi qu'il en soit, en substituant au principe traditionnel du barrage en fer un principe d'un effet tout aussi sûr et d'une application beaucoup plus simple et plus rationnelle, M. Mercier rend un véritable service a la facture.

Nous aurions plus ù dire pour faire comprendre l'importance de cette découverte mais nous devons nous borner à ce simple aperçu, et craindre, si invention il y a, de compromettre des droits qui, peut-être, ne sont point encore assurés,

Outre cet instrument, M. Mercier expose un excellent piano droit en palissandre, élégamment orné, puis un autre en bois de Thuya.

Ce dernier, qui figure parmi les produits de l'Algérie, est remarquable à plus d'un titre, et notamment par l'application d'une pédale dite expressive, qui a pour objet de renforcer le son du piano ou de le diminuer graduellement.

En se servant de cette pédale, on obtient avec le prit ordinaire un fortissimo des plus caractérisés, et qui dépasse la dernière limite de la puissance du son quo l'on peut obtenir au moyen des procédés connus. Là encoro, M. Mercier a vaincu une grande difficulté et réalisé un nouveau progrès.

Encouragé par les artistes, et d'ailleurs résolu à perfectionner une invention qui offre à l'exécutant des avantages réels et les moyens de multiplier les effets d'expression, il a l'espoir de parvenir à appliquer son système aux pianos déjà faits, sans rien changer aux dispositions des instruments et sans que cette modification entraîne de grands frais. A. GIACOMELLI." La France Musicale, 1855, p. 217-218 (Gallica)

PARIS - "Mercier (Sébastien), boulevard Bonne Nouvelle, 31. Piano en thuya." Catalogue explicatif et raisonné de l'Exposition permanente des produits de 1855, p. 198

PARIS - "Pianos en bois de thuya. — Kriegelstein, S. Mercier, Pleyel, Scholtus." Revue de l'Orient, Volumes 3-4, Société orientale Paris, 1856, p. 69

PARIS - "M. Sébastien Mercier, facteur de pianos de LL. MM. la reine d'Angleterre et le roi de Suède, Boulevard Bonne-Nouvelle, n° 31, récompense par diverses médailles d'argent aux différentes Expositions nationales qui ont eu lieu depuis 1834, vient d'obtenir, à l'Exposition universelle de 1855, sur la proposition de son jury, une Médaille de 1re classe, pour ses pianos à cordes obliques, dont il fait une spécialité depuis 29 ans." La Presse, 19/01/1856, p. 3 (Gallica)

PARIS - "SÉBASTIEN MERCIER. - M. Sébastien Mercier est entré en 1822 dans la carrière de la facture instrumentale.

Après avoir séjourné quelque temps à Naples, il se rendit à Rome où son habileté lui valut les sympathiques encouragements de S. S. Pie VII. Son arrivée à Paris date de 1824; quelques années après, il jetait les bases de son établissement, et il construisait, d'après le système Roller, ses premiers pianos droits.

Dès ce moment sa place fut marquée parmi l'élite de nos facteurs. Honoré du titre de facteur ordinaire du roi Louis-Philippe et de S. M. le roi de Suède, il reçut la grande médaille d'argent de la Société d'encouragement pour les arts industriels.

A la suite de l'Exposition universelle de 1855, où ses pianos ont obtenu un grand succès, M. Mercier a été récompensé par la médaille de première classe, qui ne fait que lui présager une récompense plus précieuse encore.

Mécanicien très-distingué, travailleur plein de persévérance et d'énergie, homme de progrès et d'initiative, M. Sébastien Mercier ne doit qu'a son mérite et à ses efforts soutenus, la haute position où il est parvenu, position conquise par trente-quatre ans d'activité incessante." Annuaire musical : institut, conservatoires, théâtres lyriques, associations des artistes, 1857, p. 188-189 (Gallica)

PARIS - "On trouvera également une grande ressource pour obtenir un effetanalogue dans la pédale expressive inventée par M. Sébastien Mercier.

Ce facteur, modèle de l'ouvrier intelligent, parvenu par son activité, ses soins et sa persévérance, à obtenir enfin l'estime qu'il mérite, n'a cessé, depuis plus de vingt-cinq ans, de travailler avec la conscience la plus droite et l'intelligence la plus exercée à donner aux produits de sa fabrication toute la perfection dont ils sont susceptibles.

Il est le premier qui, en même temps que la maison si justement estimée de Roller etBlanchet, ait établi en France des pianos droits.

Le succès de ce format ayant au bout de peu d'années dépassé toutes les prévisions, le public, qui avait commencé à visiter l'établissement de M. Mercier, n'en oublia pas la route, et de son côté, M. Mercier ne cessa de se souvenir de la faveur avec laquelle il avait tout d'abord été accueilli, et il s'efforça de justifier la confiance générale en s'appli quant à chaque jour de nouvelles recherches, qui avaient nonseulement pour but d'améliorer ses instruments, mais d'en diminuer le prix autant que possible.

C'est sans doute à ce dernier point de vue qu'il a été un des premiers à employer pour la construction de ses pianos le thuya d'Afrique, beau bois qui figure noblement à l'Exposition dans quantité de produits et semble porter défi aux autres bois venus à grands frais de l'Amérique.

Dans cette même idée et d'après ertaines intentions de facture à lui propres, M. Mercier n'admet dans ses pianos de parties en fer et en cuivre qu'autant qu'elles sont indispensables.

L'instrument établi entièrement en bois fournit, à son avis, des sons plus homogènes; il ne fait usage de sommier en fer que pour les dix-huit dernières cordes basses, et encore voudrait-il s'en passer.

Dans sa manière de voir, l'homogénéité de son dépend surtout de l'homogénéité de construction. Il ne faudrait pas, ce me semble, donner à cette proposition un sens trop absolu.

Toute construction a des parties essentielles et des parties accessoires; ces dernières peuvent fort bien n'être pasde même nature que lesautres, sans quele résultat général ait à y perdre, et parfois il peut avoir même à y gagner. M. Mercier, qui tient toujours à terminer ses pianos lui-même et ne s'en remet à personne de ce soin, est à même bien mieux que moi de le reconnaître.

Les perfectionnements qu'il se propose de donner à sa pédale expressive lui en offriront peut-être l'occasion.

Quant à présent, l'établissement en est extrêmement simple: il consiste en un vantail unique, formé d'un panneau fort mince qui s'applique à l'arrière du piano droit et le couvre dans toute sa surface; ce vantail porte sur le bas de l'instrument, et à cet endroit il est muni de charnières; il est attaché vers son milieu à des tringles ou chaînettes de rappel, qui le font s'appliquer au corps de l'instrument ou s'en détacher, selon que l'exécutant appuie plus ou moins sur une pédale disposée d'ailleurs comme les pédales ordinaires.

C'est exactement le système d'expression qui a existé et existe peut-être encore dans des orgues très-anciennement construites et où l'on trouve quelques jeux depeud'étenduerenfermés, dans une boîte dont le couvercle se lève et se baisse au moyeu d'une pédale.

Dans la facture moderne, on obtient le même effet par des jalousies ; M. Mercier pense qu'il y aurait des inconvé nientsà en faire ici l'application, mais il songe à des perfectionnements d'un autre genre, dans lesquels il ne peut manquer de réussir.

Du reste, tout l'effet désirable semble déjà obtenu. Dans son état actuel, la pédale expressive offre un immense avantage: sans parler d'un fortissimo des plus puissants auquel on passe tout à coup, on doit surtout y remarquer la possibilité de graduer l'augmentation et la diminution et la faculté de faire onduler le son à volonté, non-seulement dans un trait, mais dans un accord et dans une simple note.

Elle a de plus l'avantage de s'adapter aisément à des pianos déjà construits. Son effet se montre bien favorablement dans les pianos de M. Mercier, car ils possèdent une puissance et une qualité de son tout à fait remarquables: parmi les pianos par lui exposés, on a particulièrement admiré un piano droit que chacun eût pris pour un piano à queue, s'il ne l'eût eu sous les yeux.

Je ne veux pas non plus quitter M. Mercier sans lui faire compliment de son piano d ebène; indépendamment des qualités sonores, il est, comme meuble, un petit chef-d'œuvre de bon goût, de grâce et de simplicité." Quinze visites musicales à l'Exposition universelle de 1855, Adrien de La Fage, 1855, p. 76-77
 

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Pour les références voyez la page
pianos français 1830 - 1839


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