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LACAPE Jean Jules
à Paris (°1855)

1867

PARIS - "M. LACAPE. - Son piano est un bon instrument, mais il est d'une sonorité qui manque d'ampleur, il y a peut-être excès dans la garniture, le barrage est simple et bien conditionné; quant au mécanisme il est soigné et marche bien, les étouifoirs semblent pêcher par manque d'énergie." La musique à l'Exposition universelle de 1867, Louis-Adolphe le Doulcet Pontécoulant, p. 112

PIANOS LACAPE,
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes, 03/01/1867
, p. 939 (Gallica)

PARIS - "La facture du piano s'est vivement émue depuis quelques années, à l'occasion d'un nouveau piano dont le merveilleux mécanisme est unique savamment imaginé par M. Lacape.

Comme tout ce qui est nouveau, comme tout ce qui vient contredire et contrarier la routine, le merveilleux instrument l'ut sallué, dès son apparition, par des attaques de toutes sortes et de toute nature.

Il fut traité d'orgue barbare, comparé aux pianos à manivelles, connus déjà de tout le monde. Il n'en fallut pas d'avantage pour faire oublier pendant quelque temps l'œuvre remarquable de M. Lacape, ainsi mise à l'état de réprobation par ses concurrents de la facture et du commerce instrumental.

Admis à l'Exposition de 1867, il fut exposé pendant un mois et demi, après quoi il fut relégué dans le coin d'un pavillon de l'Exposition.

On donna pour raison que sa présence devenait séditieuse en excitant des attroupements par le mécanisme exceptionnel de son jeu qui ne laissait plus dormir probablement l'inquiète jalousie de certains facteurs de pianos.

Cependant la vérité devait se faire et confondre tons les détracteurs du piano Lacape.

On a voulu connaître cette invention nouvelle et la juger. De l'observation faite, il est résulté que ce piano avait été l'objet d'odieuses calomnies.

On s'est étonné de voir cet instrument phénomène se mettre en mouvement de lui-même, en exécutant magistralement l'ouverture de Guillaume Tell avec une perfection tel le qu'on ne peut supposer qu'un mécanisme puisse ainsi exécuter.

On désira entendre, après l'ouverture, le quadrille de la Belle Hélène en un instant, et sans aucun préparatif, le merveilleux piano Lacape exécuta ledit quadrille en s'arrêtant de lui-même à chaque ligure, le temps voulu pour prévenir les danseurs.

Ce qui devait surtout exciter une admiration profonde, c'est de voir l'instrument s'agiter dans son clavier, les pédales du forte et du pianissimo mis en jeu comme par une puissance invisible.

Plusieurs fois, l'expérience a été renouvelée, et toujours l'instrument s'est montré digne de la même admiration.

Remarquons, en passant, que ce piano est exactement le même de forme et de dimension que tous les autres pianos, et de construction semblable; il est on ne peut plus agréable au toucher du clavier, d'une puissance et d'une douceur de son rares; son mécanisme est tout à fait in visible.

M. Lacape dit, pour mieux faire comprendre son invention : Donnez-moi le premier piano venu, et je vous y adapterai ce système qui est tout à fait indépendant du mécanisme principal qu'ont tous les pianos.

Devant de pareils résultats, confirmés par les amateurs les plus experts et par les plus habiles virtuoses on demande pourquoi l'œuvre de M. Lacape a été si injustement frappée d'ostracisme et reléguée dans un coin de pavillon.

Hâtons-nous de dire que l'injustice n'a fait que profiter de l'intelligent Inventeur : on se porte aujourd'hui dans ses magasins, situés boulevard Saint-Martin, 45 à Paris, pour y admirer son œuvre si remarquable, ainsi que ses autres pianos ordinaires et ses orgues-harmonium pour salons et chapelles aux prix les plus modérés.

La juste réputation de M. Lacape suffira, désormais, pour attirer chez lui la clientèle intelligente des amateurs, des artistes, des pianistes et organistes distingués.

C'est aujourd'hui le rendez-vous de tout le beau monde musical. Honneur donc au génie inventif de M. Lacape, et prospérité pour ses œuvres utiles à tout le monde amateur de bonne musique et d'instruments de bon goût !" La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes, 03/01/1867, p. 939 (Gallica)

1878

PARIS - "M. Lacape a cherché dans un ordre d'idées différent. Il a adjoint à un piano à queue de dimension ordinaire un clavier supplémentaire qui correspond à un second plan de cordes tendues au- dessus des cordes du piano.

Ce second instrument, accouplé au premier, est déstiné à imiter le son de la harpe dans les cinq premières octaves, et celui de la mandoline dans la sixième et la septième.

L'effet produit rappelle surtout le son affaibli du clavecin.

Bien que l'idée de M. Lacape ne soit pas réalisée aussi complètement qu'elle pourra l'être plus tard, nous la trouvons fort intéressante.

La combinaison d'un clavecin et d'un piano offrirait l'avantage de pouvoir jouer l'ancienne musique de Couperin, de Rameau, de Bach, sur un instrument semblable à celui pour leqnel elles ont été écrites et dont le timbre du piano altère sensiblement le caractère.

Le son du concerto-harpe de M. Lacape se mêle aussi fort bien avec celui du piano auquel il ajoute du coloris." Journal officiel de la République française, 30/10/1878, p. 1005 (Gallica)

1889

PARIS - "83. LACAPE (Jean), à Paris, boulevard Saint-Martin, 29. — Pianos clavigraphe, pianos-podophone et pianos simples." Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, p. 6 (Gallica)

PARIS - "J. Lacape, boulevard Saint Martin 29. Paris - A plain dark upright with the peculiarity of having three pedals.

This on investigation proves to be a piano of the ordinary upright wich can also be made a mechanical one.

By use of the extra pedal and strips of cardboard, music is evolved without playing.

This instrument gives the performer the advantage of appearing to play in the usual way and it is certainly better than understanding up turning a handle." The Music Trade Review, 1889, p. 78

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Pour les références voyez
pianos français 1850 - 1874


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