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GUNSELMANN & HERDING
à Angers (°1837)

1837

ANGERS - "Pour apprécier tout le mérite des pianos qu'ils exposent, des musiciens distingués et un ébiniste habile ont bien voulu nous aider de leur concours; car le piano carré de MM. Herding et Gunselmann, et le piano de M. Filliaux, ne sont pas seulement un admirable instrument, mais encore un travail d'ébénisterie, un meuble exécuté avec un goût exquis.

Ces deux pianos ont été l'objet d'unanimes éloges, l'un et l'autre satisfaisant à la destination diverse que leur forme leur assigne; aussi le jury a-t-il decerné une médaille de bronze à chacun des deux facteurs." Bulletin, Volumes 8-9, Société industrielle et agricole d'Angers et du département de Maine-et-Loire, 1837 - Voir GUNSELMANN.


1842

ANGERS - "Le piano est, de tous les instruments, le plus en faveur parmi les personnes qui se livrent aux études musicales.

Et comme le nombre de celles-ci augmente de jour en jour, la tante, occupant en quelques endroits privilégiés, une grande quantité d'ouvriers et créant annuellement des valeurs considérables.

Cette industrie est encore loin d'avoir acquis en notre ville toute l'importance qn'on peut assurément lui promettre, quoiqu'elle y soit exercée avec beaucoup de succès par M. Herding, facteur de pianos, rue des Lices.

Il a exposé un fort beau piano carré de 6 octaves ½ et a trois cordes. L'essai de cet instrument a été fait en présence du jury par un artiste distingué, et l'œuvre de M. Herding a été trouvée remarquable par la beauté et l'ampleur des sons. Comme meuble, c'est encore une pièce bien traitée et fort élégante.

Ajoutons que plusieurs modifications importantes ont été introduites parce fabricant dans le mécanisme de l'instrument.

Les échappements et par suite la caisse présentent une réduction de 2 centimètres sur la hauteur, ce qui parait avoir pour effet de rendre le toucher plus facile et plus agréable, d'augmenter la solidité de l'accord et de donner en même temps plus de légèreté au meuble.

La table d'harmonie a aussi été changée dans son épaisseur et dans ses barrages, d'où il est résulté un son plus intense et d'une vibration plus prolongée.

Par ces diverses considérations, le jury estime qu'une médaille de bronze doit être accordée à M. Herding." Bulletin, Société industrielle et agricole d'Angers et du département de Maine-et-Loire, 1842, p. 367


1849

ANGERS - "Il y a douze ans environ, vint s'établir à Angers un jeune facteur allemand, qui voulait fonder dans notre ville une fabrique de pianos. [...]

Il y a moins d'une année encore, M. Herding avait une vingtaine d'ouvriers dans ses ateliers, et a peine pouvait il suffire à l'écoulement déjà fort important qu'il avait créé pour sa fabrique.

Restreint à la construction des pianos droits, il a produit, dans des prix très modérés, des instruments dignes de rivaliser avec ce que Paris fait de mieux, si l'on en excepte deux maisons peut-être.

Il a été visité tour à tour par Listz, Thalberg, Prudent, qui lui ont accordé les plus grands éloges, et nous ont, à nous-même et en son absence, vanté avec force son savoir faire. L'année dernière, à l'exposition de Bordeaux, les pianos de M. Herding lui ont valu la médaille d'argent.

Il nous a offert celle année deux instruments de ce genre, dont nous avons pu reconnaître la solidité, l'élégance des formes, la puissance de son et en même temps la modicité de prix.

Mais ce n'est point encore là, Messieurs, ce qui a mérité la haute faveur que nous accordons à M. Herding. Nous avons voulu récompenser surtout une idée féconde, une amélioration considérable que son esprit inventif et hardi vient d'introduire dans sa fabrication.

Quiconque a jeté un coup d'œil sur l'intérieur d'un piano, sait qu'il se compose essentiellement de deux parties principales : une harpe, si je puis l'appeler ainsi, et en second lieu le mécanisme qui agit sur elle pour en tirer les sons.

Le mécanisme a reçu depuis trente ans des perfectionnements admirables; mais on a fait beaucoup moins pour la disposition des cordes et leur solidité.

C'est là que M. Herding a porté toute son attention. Ces cordes fort nombreuses, comme chacun sait, produisent un tirage énorme, auquel on ne peut résister qu'à l'aide de pièces de bois massives, dont l'élasticité cède toujours plus ou moins à l'effort considérable qu'elles supportent.

Ils ne se peut guère d'ailleurs qu'elles ne travaillent sans cesse, sous l'influence de l'atmosphère et des années qui s'écoulent; de telle sorte qu'en variant leur accord presque chaque mois et souvent chaque semaine, ces instruments éprouvent des modifications profondes, qui leur enlèvent au bout d'un certain temps toutes leurs qualités de son, et parfois même obligent de les mettre définitivement au rebut.

Pour obvier à ces inconvénients graves et rendre plus durables les pianos sortant de ses ateliers, M. Herding a eu l'idée de remplacer ces masses de bois, ces sommiers de résistance, par un cadre en fer, assujetti par quelques traverses, dont le système est assemblé au moyen de vis de rappel.

Par un travail admirable de précision, les chevillés, où les cordes s'enroulent, sont fixées dans la barre supérieure de ce cadre; et lorsque la harpe entière est montée et que l'effet du tirage des cordes se produit, on assure, au moyen des traverses à écrous et vis mobiles, la position définitive du cadre lui même, de manière à rendre impossible tout mouvement, toute inflexion, et tout travail quelconque, comme il s'en produit toujours avec le bois.

Mais en obtenant cet immense résultat de solidité, M. Herding réalise une foule d'autres améliorations que je ne puis qu'indiquer ici rapidement.

Comparé aux pianos ordinaires, son piano en fer a l'avantage d'être beaucoup moins élevé, moins épais aussi, ce qui le rend plus élégant et de meilleure forme; les sommiers étant moins massifs, la table d'harmonie a une plus grande étendue, le cadre luimême est plus favorable à la vibration des cordes; ce qui donne à l'instrument une puissance de soft jusqu' alors inconnue dans les pianos droits.

Nous avons avant tout été surpris et charmés de cettedifférence, et nous ne croyons pas trop dire, en assimilant l'effet du piano en fer a celui du piano appelé ordinairement à demi-queue. Je n'ai pas besoin d'insister. Messieurs, sur l'importance, sur le mérite de ce perfectionnement considérable." Bulletin, Volumes 20-21, 1849


1851

LONDRES - "Herding, avec deux pianos en fer, robe d'ébène, droit et à queue." La France Musicale, 1851

LONDRES - "NOTICE on iron-built pianos.

- The first iron-built piano that, bas been constructed made its appearance at Angers, at the exhibition of 1848. Its inventer, M. Herding obtained a gold medal and a patent for fifteen consecutive years, from the fifth of August 1848, to the fifth of August 1863, without warrantly from the government.

Several experiences and inventions had for many years been made, to obviate the inconveniericies of a piano loosing its qualities, in a rather limited period of time, and getting out of tune, so as to render it altogheter until for use, after four or five years service.

Every body is aware that the pianos constructed in wood do not last more than ten years, and that, spite of unrelenting précaution, they never recover the quality of sound they had, when coming from the manufacture.

A piano with three chords and five octaves, procures a tension enquivalent of 40,000 kilos.

Such are the problems M. Herding, piano-maker at Angers, sought to solve, and which, after a long series of investigations, he succeeded in overcoming, by inventing iron-built pianos.

M. Herding invites the persons desirous of having a close inspection of his news pianos to visit his manufacture.

He will be happy to communicate to them ail the particulars calculated to make them understand the utility of his new system.

The price of pianos with seven octaves, three chords, and an iron frame is from 2 to 3,000 francs. Oblique pianos, id., front 1,200 to 1,800 francs." Le Palais de cristal : journal illustré de l'exposition de 1851, 16/08/1851, p. 239 (Gallica)

LONDRES - "Namentlich hatten sich die Franzosen bemüht, in ihren Pianofortekörpern das Holz durch Eisen zu verdrängen, und zwar nicht immer zum Vortheil des Tons.

So hatte Harding aus Angers zwei Pianoforte, ein Kabinet- und ein Grand ausgestellt, deren Körper beinahe ganz aus unverrückbar mit einander verbundenen Eisenstangen u. dgl. bestand.

Der Ton war fingend, aber wie nach dieser Konstruktion zu erwarten stand, dünn." Amtlicher Bericht Über Die Industrie-Austellung Aller Völker Zu London Im ..., 1852, p. 871

LONDRES - "So hatte Harding aus Angers zwei Pianoforte, ein Kabinet- und ein Grand ausgestellt, deren Körper beinahe ganz aus unverrückbar mit einander verbundenen Eisenstangen u. dgl. bestand.

Der Ton war singend, aber wie nach dieser Konstruktion zu erwarten stand, dünn." Amtlicher Bericht Über Die Industrie-Austellung Aller Völker Zu London Im ..., 1852, p. 871

 

Pour les références voyez en bas de la page
pianos français 1830 - 1839

&
GUNSELMANN


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