home | Facteurs de pianos en Belgique | liens |


 

FLORENCE
à Bruxelles (°1835)


1835

BRUXELLES - "Les pianos de MM. Vogelsangs, Florence et Vanlair, Heddrich Hortsmann, Herreboudt, Mundigo et Stadeleer, seraient dans tous les pays regardés comme de bons pianos, faits avec soin et avec goût.[...]Les pianos de tous les autres facteurs sont à peu près d'une égale qualité. [...]

MM. Florence et Vanlair nous semblent s'être trop attachés au luxe extérieur des instrumens. Ou les juge ainsi avec bien plus de sévérité, et peutêtre sans la richesse de l'ébénisterie, les eût-on traités avec plus d'indulgence.

Le fait est qu'ils ont eu à essuyer beaucoup de critiques." Expo 1835, La Belgique industrielle: compte rendu de l'exposition des produits ..., Faure, Gressin-Dumoulin, Jean Benoit Valérius, 1836, p. 169 + 171

1841

BRUXELLES - "N° 761. M. Joseph FLORENCE, à Namur. (Namur.)
a. Piano à queue, à sept octaves, frappement par dessus; nouveau système.
b. Pianino droit, à deux cordes et à six octaves et demie.
c. Id. frappement par derrière, à six octaves et demie; nouveau système." Catalogue des produits de l'industrie Belge admis à l'exposition de 1841, 1841, p. 201

BRUXELLES - "Aus der Fabrik von Florence in Namur war ein Flügel ausgestellt, welcher einen von den belgischen Fabrikanten bis dahin noch nicht angewendeten Mechanismus besitzt.

Bevor man zur Beschreibung dieser Einrichtung übergeht, ist es nöthig, den eigentlichen Zweck derselben anzugeben. Die gewöhnliche Construction der Flügel hat den Nachtheil, daß der Fabrikant gezwungen ist, den Saitenhalter von dem Wirbelstock zu trennen, auf welchem die Wirbel befestigt sind, und zwar durch einen mehr oder weniger großen Zwischenraum, um den Hämmern den Durchgang zu gestatten.

Diese Trennung bewirkt nun bei dem Saitenhalter ein beständiges Streben, durch den Zug der Saiten sich dem Wirbelstock zu nahern, ein Bestreben, welches, da man nach und nach um das Fünffache stärkere Saiten zum Bezug nahm, auch in diesem Verhältniß bedeutender werden mußte.

Um diesem Nachtheil zu begegnen, suchte man zuerst den Saitenhalter in seiner ursprünglichen Lage zu erhalten, und zwar durch Anwendung eiserner Bande, welche einerseits auf dem Wirbelstock und anderseits auf dem Balken des Saitenhalters ruhten.

Da indessen die Dimensionen des Instruments sich um Vieles vergrößerten, so wurde dieses Mittel unzureichend und die Instrumente gaben wie zuvor nach.

Es mußten also andere Mittel angewendet werden, und man erfand noch andere Befestigungen von Eisen, welche sich von dem einen Ende des Instruments bis zu dem anderen erstreckten und sämmtliche Theile desselben im Gleichgewicht erhielten. Nach diesem Prinzip wurden vortreffliche Instrumente ausgeführt, welche alle nothwendigen Bedingungen der Solidität zu erfüllen scheinen. [...]

Florence von Nanmr, welcher dem Princip nach den Pape'schen Mechanismus anwendete, modisicirte denselben nach seiner eigenen Idee. Die wichtigste Veränderung, welche er anbrachte, bestand darin, daß er nach der Außenseite des Instruments hin die Zapfen zwischen die Tasten setzte, zwischen der Claviatur und dem Ende, welches als Hebel dient.

Florence behauptet, daß diese Disposition in keiner Weise der Festigkeit des Instruments Schaden bringt. Die Schwierigkeit, die Zapfen so zu stellen, daß man sein Klavier leicht stimmen konnte, ist nie vollständig von Pape überwunden worden.

Es ist zu wünschen, daß die Erfahrung die Nützlichkeit des Florence'schen Systems darthut. Dieser Fabrikant, welcher das Verdienst hat, daß er mit Intelligenz und Ausdauer sich bestrebt, eine schwer zu erreichende Vervollkommnung der Klavierinstrumente zu erzielen, glaubt das Mittel gefunden zu haben, den Saitenhalter durch eine Fassung von Eisen, welche den ganzen Zug der Saiten trägt, haltbarer zu machen." Die Gewerbausstellung in Brüssel im Jahre 1841, H. Rössler, 1841, p. 45-46

BRUXELLES - "[...] Après lui s'est placé M. Vogelsang, de Bruxelles, par un grand piano (n° 697), dont la qualité de son est chantante et sympathique. Le mécanisme de cet instrument est celui d'Érard à double échappement." Exposition universelle de 1855 : Rapports du jury mixte international, Volume 2, 1855

BRUXELLES - "Monsieur Joseph Florence, à Namur, a exposé, sous le n° 761, un piano à queue, qui offre une application nouvelle, en Belgique, du sytème que monsieur Pape a adopté pour ses pianos carrés.

Les cordes sont posées dans le fond de la caisse, et soutenues sur un encadrement en fer. La table d'harmonie est indépendante du tirage des cordes. Les marteaux attaquent les cordes en dessus.

Le placement des chevilles entre les touches du clavier est une idée heureuse ; sans nuire au mécanisme, elle donne une grande facilité pour accorder l'instrument. Par une combinaison nouvelle, les étouffoirs agissent parallèlement aux marteaux.

Ces différents systèmes semblent être un acheminement vers d'autres découvertes propres à perfectionner la fabrication des pianos. Le Jury décerne à Monsieur Florence la Médaille de Bronze de Première Classe." Rapports du jury et documents de l'exposition de l'industrie belge en 1841, 1841

BRUXELLES - "M. Florence, facteur de Namur, a envoyé à l'Exposition un piano à queue, auquel il a donné un mécanisme que n'avaient pas encore employé les fabricants belges. Avant de le décrire, nous entrerons dans quelques détails sur le but qu'il est destiné à atteindre.

La construction ordinaire des pianos à queue a l'inconvénient d'obliger les facteurs à séparer la table d'harmonie du sommier sur lequel sont fixées les chevilles, par un intervalle plus ou moins considérable, afin de livrer un passage aux marteaux.

Or, ce vide occasionne dans la table d'harmonie une tendance constante à se rapprocher du sommier par le tirage des cordes, tendance qui est devenue forte depuis qu'on a augmenté le volume des cordes dans une proportion plus que quintuple.

Pour obvier à cet inconvénient, on imagina d'abord de maintenir la table dans sa position primitive, au moyen de ponts en fer dont les extrémités étaient appuyées d'une part sur lesommier, et de l'autre sur les traverses de la caisse.

Cependant, les proportions des instruments étant devenues beaucoup plus fortes, ce remède devint insuffisant et les pianos continuèrent à fléchir. Il fallut trouver d'autres moyens et l'on imagina des barrages en fer qui s'étendant d'un bout à l'autre du piano, en maintenaient toutes les parties dans l'état d'équilibre.

D'excellents instruments ont été construits d'après ces principes et paraissaient remplir toutes les conditions nécessaires de solidité." Revue de l'exposition des produits de l'industrie nationale en 1841, Édouard Perrot, p. 236

1847

BRUXELLES - "M. Florence, Joseph, à Namur, a exposé un piano à queue et deux pianos droits, dont la qualité de son et le mécanisme sont très-remarquables.

Dans le premier instrument, il a obtenu un son brillant et égal, par l'imitation exacte du système d'Érard, système qu'ont adopté aujourd'hui la plupart de nos facteurs. Il est parvenu à appliquer aux pianos droits le système à double échappement des pianos à queue.

Cette heureuse découverte, pour laquelle il a reçu un brevet d'invention sous la date du 8 mai 1847, permet de donner aux pianos droits une plus grande sonorité, en même temps qu'elle procure le moyen d'éviter ce que le frottement a de désagréable.

M. Florence construit aussi des orgues d'église à la manière allemande. Son établissement est l'un des plus importants de la province, et ses prix sont très-modérés. Le jury lui décerne la médaille de vermeil." Rapports de jury et documents de l'Exposition de l'industrie belge en 1847, p. 355-356

BRUXELLES - "M. FLORENCE, Joseph, à Namur. (Namur.) a. Un piano à queue. - b-c. Deux pianos-buffets." Catalogue des produits de l'industrie belge admis à l'exposition de 1847

1855

PARIS - "FLORENCE (J.), à Bruxelles. Piano à queue, piano oblique; piano droit à double échappement. B 1841. V 1847." Quinze visites musicales à l'Exposition universelle de 1855, Adrien de La Fage, p. 205

PARIS - "FLORENCE, à Bruxelles (Belgique). Dans son piano demi-oblique, le châssis à arc-boutant ne contenait pas un seul morceau de fer, et prouvait visiblement l'infériorité du système métallique, car l'instrument était le meilleur en son genre à l'Exposition.

Ses pianos de petit format étaient bons." Album de l'Exposition universelle, Léon Brisse, 1855, p. 427

PARIS - "Cela s'est passé ainsi pendant les treize séances qu'a duré le travail d'examen des pianos. Le jury avait divisé les pianos en quatre catégories pianos à queue, pianos carrés à cordes horizontales, pianos droits à cordes verticales et pianos droits à cordes obliques.

Dans les quatre divisions, le dépouillement des bulletins a montré que, de l'avis de tous, Herz a dépassé de bien loin tous les concurrents.

Son piano à queue est un instrument hors ligne et qui n'a jamais eu de pareil.

Aucune médaille n'a été plus justement méritée. Le dépouillement de ces bulletins, au reste, a placé Vogelsang, un de vos compatriotes, en quatrième ligne; Florence, un autre de vos compatriotes, en sixième ligne, et un nom comme Pleyel ne venait qu'en dixième ligne.

Il est donc bien difficile de donner à Pleyel une médaille d'honneur." Le Figaro, 04/11/1855, p. 4

PARIS - "692 Florence (J.), à Bruxelles. - Piano à queue; piano oblique; Piano droit à double échappement. B 1841. V 1847." Catalogue officiel publié par ordre de la commission impériale: Exposition de 1855, p. 288

PARIS - "M. FLORENCE, facteur de pianos, à Bruxelles et à Namur (Belgique), A exposé quatre pianos. Un grand piano de concert, un à demi-queue, un piano droit à double échappement, et un piano oblique, palissandre et bois de rose, avec application.

Ces pianos droits, tous à sept octaves, se distinguent essentiellement par une construction de mécanisme et de bati qui sont le complément aux résultats déjà obtenus dans ce genre d'instruments. Les pianos à queue et à demi-queue sont portés à la plus haute perfection. Cet établissement date depuis 1833.

A l' Exposition nationale de 1841, M. Florence, a obtenu une médaille de bronze en 1847, il exposa un piano droit à double échappement de son invention lui valut la première médaille en vermeil.

L'Exposition universelle de Paris nous démontre que l'application du double échappement des pianos à queue, introduit aux pianos droits et obliques par l'artiste, est un fait acquis à l'industrie.

En outre, M. Florence nous présente cette année une construction nouvelle pour le maintien de l'accord dont nous parlons plus haut. Par cette heureuse conception, les pianos droits et obliques sont moins soumis à l'intempérie dea climats et des saisons, tout en conservant invariablement le ton d'orchestre.

Ce grand résultat n'est pas obtenu par remploi du fer reconnu nuisible, à plus d'un titre, aux pianos droits." Le palais de l'industrie universelle : ouvrage descriptif ou analytique des produits les plus remarquables de l'exposition de 1855..., Henri Boudin

PARIS - "Une nouvelle occasion de lutte s'est offerte à l'exposition universelle de Paris, qui est l'objet de notre rapport. Ici, la position est devenue toute différente pour l'industrie belge de la fabrication des pianos.

Une large expérience d'examen, d'audition et de comparaison des instruments provenus de toutes les nations, faite par un jury compétent et consciencieux, pendant vingt-sept séances, toutes réservées aux pianos, et dans de bonnes conditions acoustiques, égales pour tous, cette expérience, disons-nous, a placé les instruments de quelquesuns de nos facteurs dans les positions les plus honorables.

Tel a été l'effet de leur bonne sonorité, que d'anciens noms célèbres dans toute l'Europe n'ont été classés qu'après ceux de MM. Florence, Sternberg et Vogelsangs, de Bruxelles.

Par sa belle qualité de son, le grand piano à queue de M. Vogelsangs a mérité d'être placé le quatrième dans le concours; celui de M. Florence le suit.

Après eux viennent les instruments de facteurs de diverses nations, notamment de Paris, auxquels les plus hautes récompenses avaient été décernées aux expositions précédentes.

Dans la catégorie des pianos à queue de petit format, M. Florence a laissé derrière lui les instruments de quelques grandes maisons; et dans la section des pianos droits à cordes obliques, son triomphe a été plus éclatant encore; car le nombre d'instruments qui concouraient s'élevait à cinquante-neuf, et parmi les concurrents figuraient les noms de MM. Pleyel, Pape, Blanchet, Kriegelstein, Boisselot, de Marseille, Moutal et Mercier, c'est-à-dire quelques-uns des plus distingués dans ce genre d'industrie.

Or, M. Florence a obtenu la première place dans la classification et le bon piano de M. Sternberg a eu la deuxième.

C'est encore un Belge qui s'est placé en tête de la catégorie des pianos droits à cordes verticales.

Cette section ne renfermait pas moins de quatre-vingt-dix instruments, parmi lesquels figuraient les produits de quelques-unes des maisons les plus renommées de France, d'Angleterre et d'Allemagne.

Un piano de M. Berden, de Bruxelles, a obtenu, à l'unanimité des suffrages, la première place entre tous les autres de cette catégorie. Dans une autre série de pianos droits, désignés par le nom de demi-obliques, M. Berden a obtenu également une place honorable entre MM. Sternberg et Blanchet, se mettant avant soixante et onze autres instruments du même genre, dont un grand nombre n'ont pas obtenu les honneurs de la classification.

C'est par ces brillants succès que l'industrie belge de la fabrication des pianos s'est distinguée à l'exposition universelle de Paris, et qu'elle s'est posée dans le monde musical, où précédemment elle était inconnue.

MM. Florence , Sternberg et Vogelsangs ont obtenu chacun une médaille de première classe; une médaille de deuxième classe a été décernée à M. Berden.

Ce beau résultat ne doit être qu'un encouragement pour nos facteurs; il leur reste maintenant à conquérir une popularité incontestable par la continuation de leurs progrès; car c'est ainsi seulement qu'ils pourront donner à leurs établissements les développements d'une grande industrie.

Leur facture est correcte et bien faite; le mécanisme du clavier de leurs instruments est facile et léger; mais il est un point important sur lequel doit porter leur attention, parce qu'il est le seul par où le piano pourra faire encore des progrès.

Nous voulons parler du volume du son, objet d'une erreur capitale chez les fabricants de ce genre d'instruments dans tous les pays. Le préjugé répandu chez tous ces facteurs, est de croire que le son dépend du mécanisme de la percussion, et qu'on a à volonté le son qu'on veut avoir en raison de la garniture des marteaux; rien de plus faux que cet axiome répété avec confiance depuis un demi-siècle.

Ce que donne la garniture des marteaux, c'est le timbre; mais le volume du son a son principe dans la construction de la caisse, dans la table d'harmonie, dans le système de barrage de celle-ci, et dans la position et la courbe du chevalet.

C'est sur ces choses que doivent se porter les recherches et que des améliorations considérables sont possibles. Le grand succès des pianos de M. Herz à l'exposition, n'a pas eu d'autre cause : il a fait un grand pas dans l'augmentation de puissance de la sonorité sans rien perdre de la clarté." Rapports du jury Belge de l'exposition universelle de Paris en 1855, p. 443-444

Pour les références voyez la page :

 Pianos belges de 1710 à 1849

of in het Nederlands :

 Belgische piano's van 1710 tot 1849


 © Copyright all rights reserved | contact