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ERARD Sébastien
à Paris (°1775)


1819 – 1827

ERARD vers 1775

1819

PARIS - "MM. Errard [sic] frères, rue du Mail, n.° 13, Médaille d'or à Paris, Ont présenté à l'exposition quatre pianos et deux harpes.

Les pianos sont tout-à-fait dignes de la haute réputation que ces habiles facteurs ont acquise depuis longtemps : ils ont simplifié le mécanisme de leurs pianos à queue; en perfectionnant la table d'harmonie, ils ont obtenu des sons nets, vigoureux, brilians, et, d'un bout à l'autre, d'une égalité relative.

Les harpes ont beaucoup d'harmonie. Les instrumens de MM. Errard [sic]  sont connus de toute l'Europe pour leur supériorité; leur fabrication est établie en grand, et leurs ateliers occupent un grand nombre d'ouvriers. Le jury décerne à MM. Errard [sic] une médaille d'or." Rapport du Jury central sur les produits de l'industrie française, Louis Costaz (baron), Expo 1819, p. 267-268

 PARIS - "MM. Erard frères, à Paris, rue du Mail, n° 13, Ont exposé un piano vertical, un piano carré à trois cordes, un piano carré à deux cordes, et enfin un grand piano à queue.

Les trois premiers de ces instrumens sont bien dignes de la grande réputation des ateliers de MM. Erard; mais c'est sur-tout dans la construction de leurs pianos à queue que ces artistes se sont distingués.

Par une modification nouvelle apportée à l'échappement du marteau, MM. Erard ont obtenu ce résultat, que, pour renouveler le son après avoir frappé la touche, il n'est pas nécessaire, comme dans les autres pianos, de lever entièrement le doigt, et qu'en le soulevant seulement d'une manière presque imperceptible, on donne une nouvelle course au marteau.

Le même effet peut être observé dans les pianos construits par plusieurs autres facteurs, mais non pas d'une manière aussi complète et aussi saillante.

Plusieurs habiles artistes de la capitale ont déclaré qu'ils n'avaient jamais entendu un instrument comparable au piano à queue de MM. Erard, et même qu'il était difficile d'imaginer que le piano arrivât à cette qualité de son et à ce de gré de puissance. MM. Erard ont aussi présenté une harpe dont il sera parlé ci-après.

En 1819, ils obtinrent une médaille d'or: le jury, prenant en considération les grandes améliorations introduites par eux depuis quatre ans dans l'art qu'ils cultivent, leur décerne une nouvelle médaille d'or, pour l'ensemble de leurs produits" Exposition nationale. Paris. 1823. Rapport, p. 350-351

PARIS - "309 MM. Erard frères, rue du Mail, n. 15 et 21. La fabrique la plus importante de toutes celles qui existent en France, pour la construction des Forté-pianos et des harpes, est sans contredit celle de MM. Érard frères.

C'est de leurs ateliers que sont sortis la plupart des habiles facteurs dont les produits concourent aujourd'hui, avec ceux de MM. Erard, à fournir, non seulement la France, mais encore une partie de l'Europe.

Pensant avec raison qu'ils n'ont pas assez fait tant qu'il reste quelque chose à faire pour perfectionner le mécanisme de leurs instrumens, ces célèbres artistes ont fait des changemens importans à l'échappement de leurs pianos, de manière à laisser au musicien toute facilité pour la répétition de la note, et pour la nuance des sons.

MM. Erard frères continuent à mériter la juste réputation dont ils jouissent depuis long-temps, et les pianos et harpes qu'ils ont présentes peuvent être placés au premier rang parmi les beaux et nombreux instrumens qui seront admis cette année à l'exposition." Rapport du Jury d'admission des produits de l'industrie du Département de la Seine à l'Exposition du Louvre en 1823, 1825 p. 167-168

PARIS - "MM. Erard frères, fabricans de pianos et de harpes, ont obtenu deux fois consécutives la médaille d'or aux expositions du Louvre. Charles X vient de donner un nouveau témoignage de sa satisfaction à ces habiles artistes, en accordant à l'un d'eux (M. Sébastien Erard) la décoration de la Légion-d'Honneur. " par Gorjon, Pensées d'un bon roi . Recueil de notes historiques, présenté à S. A. R. Mgr le duc de Bordeaux, année 1824, 1re du règne de Charles X, 1825 (Gallica)

1827

PARIS - "M. ERARD, Paris, rue du Mail, n.° 13 et 21. D'importantes améliorations introduites successivement dans le mécanisme des pianos et dans celui des harpes ont valu à M. Érard (sous la raison sociale Érard frères) une médaille d'or à chacune des deux dernières expositions.

Aujourd'hui cet artiste se récomande encore à l'estime publique par de nouveau titres. Une application plus générale a été donnée à son système d'échappement du marteau, de sorte que l'advantage que présentait son piano à queue s'étend aussi aux pianos carrés.

Sa harpe à double mouvement obtient un souffrage à peu près universel. On reconnaît que cet instrument présent une justesse parfaite dans le réglement des demi-tons, et qu'en conservant tous les avantages de la harpe simple, il offre quelques-uns de ceux qui sont particuliers au piano.

M. Érard s'est encore fait remarquer à l'exposition de 1827 par un orgue expressif, construit sur des principes de son invention, et donnant des sons admirables par leur justesse ainsi que par leur intensité. Une troisième médaille d'or est décernée à M. Érard pour l'ensemble de ses produits." Rapport sur les produits de l'industrie française, 1828, p. 391-395

PARIS - "La perte que l'art musical a faite récemment, en la personne de M. Sébastien Erard, de l'homme qui fut doué du génie le plus universel dans la construction des instrumens, a ramené parmi nous M. Pierre Erard, son neveu, qui dirige depuis plusieurs années la grande manufacture de harpes et de pianos à Londres, et qui, en suivant les principes de son oncle, fabrique d'excellens instrumens dans ces deux genres.

Dans ces derniers temps M. Erard a donné particulièrement ses soins à la fabrication des grands pianos, d'après les dernières et importantes découvertes de Sébastien Erard, et les résultats de ses travaux ont été de fabriquer des instrumens qui l'emportent de beaucoup sur tous les pianos anglais, et même sur ceux de Broodwood, dont la réputation était si grande auparavant.

L'un de ces pianos, construit pour la duchesse de Berri, a été transporté eu France, acquis par M. Troupenas, et a excité l'admiration des artistes qui l'ont joué ou entendu. M. Erard vient de se fixer à Paris pour établir dans sa fabrique de cette ville des instrumens du même genre. Tout nous répond de son succès.

Les perfectionnemens apportés dans la fabrication des pianos de tout genre, par plusieurs de nos artistes, n'est pas d'une médiocre importance, car ils ont affranchi la France du joug de l'étranger dans cette branche importante de l'art musical.

Il n'y a pas longtemps encore que les grands pianos et les pianos verticaux anglais étaient considérés comme les meilleurs du monde, et que les amateurs distingués faisaient venir à grands frais de ces instrumens de Londres.

Aujourd'hui, l'on est forcé de reconnaître la supériorité de la facture française, sous plusieurs rapports, et l'on trouve à Paris le double avantage de se procurer d'excellens instrumens et de les obtenir pour un prix très inférieur à celui que coûteraient ceux qu'on tirerait de l'Angleterre.

Cette conquête n'en est pas une seulement sous le rapport industriel et commercial; elle est de la plus haute importance sous celui de l'art." Revue musicale, M. Fétis, 1831, p. 270 (Gallica)

PARIS - "Mgr le duc d'Orléans, accompagné de toute sa famille, a visité lundi l'exposition du Louvre, après la sortie du public.

LL. AA. RR. se sont arrêtées près d'une demi-heure dans l'emplacement occupé par M. le chevalier Erard, et elles ont daigné lui adresser un grand nombre de questions et de félicitations sur le perfectionnement de ses pianos et de ses harpes, qui lui ont déjà obtenu la médaille d'or aux deux dernières expositions.

MM. Karr et Gatoryes fils ont exécuté, l'un sur le piano, l'autre sur la harpe à double mouvement, plusiers morceaux qui ont paru faire le plus grand plaisir aux augustes amateurs." Journal politique et littéraire, 21/08/1827, p. 1 (Rosalis)

PARIS - "Il me reste à parler du doyen de la fabrication française des pianos, c'est-à-dire, de M. Erard.

On se rapelle qu'en rendant compte d'un concert où M. Herz jeune avait touché un piano à queue sorti des ateliers de cet habile facteur, j'ai exprimé une opinion sévère sur la qualité de son de cet instrument.

J'ai obéi alors franchement à l'impression que j'avais éprouvée, et à ma conviction intime : c'est avec la même franchise que je déclare aujourd'hui que le piano à queue exposé par M. Erard, cette année, me parait un instrument excellent, dans toute l'acception du mot.

Je sais que la place qui a été accordée à M. Erard pour l'exposition de ses instrumens est très favorable à la propagation du son, mais à part cette circonstance, le son m'a paru volumineux, pénétrant, égal et brillant.

C'est bien la quaHté éclatante et brillante des pianos français, dont M. Erard a conservé le type; mais ici le sou est dans toute la perfection désirable, et bien supérieur, selon moi, à ce qui était sorti jusqu'ici des mains du même artiste.

J'avoue que mon goût particulier me fait préférer le son concentré, mais puissant, des pianos anglais; mais cela n'ôte rien au mérite de l'instrument dont je viens de parler.

J'aurai occasion d'examiner dans d'autres articles le grand orgue et les harpes exposées par M. Erard; ces instrumens méritent une attention particulière." Revue musicale, 1827, p. 104

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