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ERARD Sébastien
à Paris (°1775)


1782 – 1830

ERARD vers 1775

1782

Brevet de 1782 :  "27 Un clavecin de nouvelle construction, par M. Erard de Strasbourg, facteur de clavecins & de forte-piano, Hôtel de Mme. la Duchesse de Villeroi, rue de l'Université.

Ce clavecin dans son état naturel est composé comme les autres, de trois registres à plume, & d'un de buffle. On retire successivement la petite octave, puis le registre du petit clavier, ensuite le registre du grand, & enfin on fait avancer le buffle, en pressant par dégrés avec le pied une pédale placée à cet effet au premier pied gauche du clavecin; on parvient à produire les mêmes effets en sens contraire, en rendant par dégré la liberté à la pédale.

On donne au buffle toute la force dont il est susceptible, si l'on accroche la pédale en l'attirant à soi, & pour lui faire exécuter toutes les gradations de l'intensité du son, il suffit de laisser remonter la pédale par dégrés.

En mettant le genou dans une genouillère placée horizontalement sous le clavier à gauche, & en faisant un mouvement à droite, & à gauche, on joue alternativement les deux registres qui composent l'unisson ; en pressant la genouillère dans sa partie du milieu, on ne laisse que la petite octave sur le grand clavier.

En mettant le genou droit dans une genouillère placée comme l'autre, mais à la droite de l'instrument, & en faîsant un mouvement à droite, on joint le jeu de buffle à celui des trois plumes.

En faisant dans la même genouillère le mouvement à gauche, on retire la petite octave, ce qui ne laisse que les registres qui composent l'unisson. C'est alors qu'on peut à volonté luther leurs cordes en pressant du genou gauche, un levier placé au devant de la première genouillère, pour donner le mouvement à un mécanisme de l'invention de l'Auteur, qui agit sur les deux cordes en même-temps, en sens contraire ; & sur la même ligne.

Un autre avantage réuni à ce clavecin est la facilité de l'exécution produite par l'art avec lequel l'Auteur fait parler les quatre sautreaux, au moyen du grand clavier seul, sans qu'il reçoive la charge du petit.

On peut de plus, au moyen d'une clef de clavecin, mettre le jeu de buffle au degré de force que l'on veut, dans le cas où la châleur ou l'humidité aurait fait quelque impression trop sensible sur le buffle.

Ces détails nous ont été fournis par les seuls effets de cet instrument, dont le mécanisme intérieur n'est connu que de l'Auteur.

En attendant que nous rendions compte de l'art avec lequel M. Maréchal attaché à la musique de Mme la Duchesse de Villeroi, a développé les avantages de cet instrument avec une complaisance égale à ses talents, nous ne pouvons taire le plaisir qu'on a eu à voir le fini & l'élégance de toutes les parties de ce clavecin.

M. Maréchal nous autorisant à annoncer qu'il exécutera sur cet instrument differents morceaux de sa composition à la prochaine assemblée ; on n'aura rien à désirer pour connaître tous les agréments dont il est susceptibie." Nouvelles de la république des lettres et des arts, 06/02/1782, p. 47

Brevet de 1782 : "27. Un Forte-piano, par M. Erard, Facteur de Clavessins, à l'Hôtel de Villeroi, rue de l'Université.

Cet Instrument, n'a rien de particulier quant à la construction; mais il est égal, pour ne pas dire supérieur, aux meilleurs de ce genre, par la nature des sons qu'il procure.

Les talens du Constructeur sont connus, & il a reçu les complimens d'une nombreuse assemblée." Nouvelles de la république des lettres et des arts, 20/03/1782, p. 95

1791

Brevet de 1791 :  "La maison Erard, qui avait construit, en 1790, le premier piano carré à trois cordes, fit paraître pour la première fois, dans son mécanisme, le faux-marteau ou double pilote qui donné plus de puissance au son par la vigueur et la rectitude de l'attaque." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

1792

"Piano à queue, cet instrument, les cordes sont horizontales et les marteaux frappent en dessous, de ces cordes. La longueur de celles-ci est plus grande que dans les droits, et donne par conséquent plus de son. C’est ERARD, qui construisit le premier piano à queue en 1797." Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886

1794

Patent of 1794 : "Oct, 17, 1794. — Sebastian Erard. Two methods for escapement of the hammer, and an arrangement for striking one, two, or three strings at pleasure, by a side movement of the damper-rail, etc. Harmonic octave produced by mechanism which pressed on the string exactly in the centre." The History of the Pianoforte: With an Account of the Theory of Sound & Also of the Music and Musical Instruments of the Ancients, Edgar Brinsmead, 1879, p. 197 (archive.org)

1798

[Harpes] "26 mai 1798 - Harpes d'une nouvelle forme, par Erard frères, Paris. Terme 15 années." Annales des arts et manufactures, ou Mémoires technologiques sur ..., Volume 24, 1806, p. 290

1801

Patent of 1801 : "May 16, 1801. — Sebastian Erard. The touch rendered either hard or soft to any degree, at the election of the player." The History of the Pianoforte, Edgard Brinsmead, 1879, p. 198 (archive.org)

1802

[Harpes] "16 juillet 1802. — Procédés relatifs au perfectionnement de la Harpe, par Erard frères, rue du Mail. Paris. Terme 15 années." Annales des arts et manufactures, ou Mémoires technologiques sur ..., Volume 24, 1806, p. 290


1808

Brevet de 1808 : premier piano construit par ERARD, avec le clavier placé en dehors, en avant de l'instrument.

Patent of 1808 : "Sept. 24, 1808. — Sebastian Erard. Repetition action, which affords the power of giving repeated strokes, without missing or failure, by very small angular motions of the key itself." The History of the Pianoforte, Edgard Brinsmead, 1879, p. 200 (archive.org)

1809

Brevet de 1809 : Piano à frappement au-dessus des cordes, ERARD.

Brevet de 1809 : "2.° Aux sieurs Erard, frères, demeurant à Paris, rue du Mail, n.° 13, auxquels il a été délivré, le 20 octobre 1809, le certificat de leur demande d'un brevet de quinze ans, pour l'importation et le perfectionnement du piano-forte, en forme de clavecin." Le Moniteur judiciaire de Lyon: organe des tribunaux et des annonces légales, 1810, p. 8 (40)


1810

Patent of 1810 : "Sebastian Erard, Great Marlborough-street, Middlesex, for certain improvements on piano fortes and harps. May 1, 1810." The Edinburgh Annual Register, 1812, p. 460  - or - "The tuning-pins inserted in a collar and socket for ease and smoothness in motion." The History of the Pianoforte, Edgard Brinsmead, 1879, p. 200 (archive.org)

Brevet de 1810 : Piano en forme de clavecin : "La Classe des Sciences Mathématiques et Physiques et celle des Beaux-Arts de l'Institut ont concouru à l'examen d'un nouveau piano-forte de l'invention des frères Erard.

Ces estimables artistes auxquels la France est redevable du genre d'industrie dans lequel ils excellent et d'un commerce qui avant eux, était tout au profit de l'étranger, viennent d'ajouter, de nouveaux perfectionnemens au système du piano. MM. Gossec, Méhul, Prony et Charles l'ont examine en détail et ils ont reconnu plus de solidité dans le mécanisme, plus de facilité dans l'exécution et de grands avantages d'harmonie.

Les pianos en clavecin ont un très-grand volume de son. L'on sait que cette intensité de son est le produit de la percussion des cordes et de la résonnance du corps sonore; que les doigts, en parcourant lé clavier avec une vélocité légère ouibrle, opèrent une dépression plus ou moins profonde dont le marteau suit fidèlement l'action en s'élevant et retombant pour, s'élever encore lorsque la touche est refoulée.

Toutes ces actions successives et coordonnées entre elles exigent un temps donné pour que chaque pièce retourne à sa place.

Mais la succession des sons, souvent rapide comme la pensée, précipite les doigts avec une activité à laquelle la touche paresseuse se prête avec lenteur et la déclamation musicale devient subordonnée à la docilité de l'instrument.

Ce défaut des grands pianos étoit tel, qu'un musicien habile avoit besoin de faire connoissance avec eux, et de les étudier particulièrement pour tirer parti de ces touches rétives. La cadence par exemple, étoit lourde et difficile.

Plusieurs facteurs avoient tenté infructueusement jusqu'ici de corriger ces défauts. MM. Erard les ont fait entièrement disparoitre ils ont totalement changé le système qui régit les pièces intermédiaires entre la touche et la corde.

Quant aux effets, les commissaires ont trouvé le nouveau piano infiniment plus sonore que les autres pianos de même force. Les frères Erard ont été honorés du brevet de facteurs de forte-piano et harpe de LL. MM. II." Journal de l'Empire, 02/01/1811, p. 3

"INSTITUT DE FRANCE. (Les Tablettes de Polymnie étant rédigées depuis quelques mois par une nouvelle Administration, les personnes qui la composent aujourd‘hui seraient très fâchées qu’on pût leur attribuer plusieurs assertions fausses ou partiales que contiennent les premiers Numéros de ce Journal, et elles se feront un plaisir d’en réparer l’injustice toutes les fois que l'occasion s'en présentera.

De ce nombre est une petite diatribe contre les Piano d'Érard, insérée dans le Numéro de Mars. Quoique l'immense débit de ces Piano soient la meilleure réponse à faire à de telles critiques, les Directeurs actuels des Tablettes de POLYMNIE s’empressent de rendre hommage aux talens distingués de MM. Érard, en transcrivant littéralement le Rapport des Commissaires nommés par l'Institut.)

Dans la séance publique de la classe des Beaux Arts, tenue le 6 Octobre 1810, on aprocédé à l’examen d’un nouveau Piano-Forte de l’invention des frères Érard.

Ces estimables artistes, auxquels la France est redevable du genre d’industrie dans lequel ils excellent, et d’un commerce qui, avant eux, était tout au profit de l’étranger, viennent d’ajouter de nouveaux perfectionnemens au système du Piano-Forte.

MM. Gossec, Méhul, Prony et Charles l'ont examiné en détail, et ils ont reconnu plus de solidité dans le mécanisme, plus de facilité dans l’exécution, et de grands avantages d’harmonie.

Les symphonies concertantes, les sonates à grands accompagnemens, ect. ont forcé le Piano de sortir des limites dans lesquelles il semblait d’abord circonscrit. Les facteurs ont été obligés de chercher des moyens plus puissans, et l’on est revenu à la forme triangulaire des clavecins, forme qu’on avait délaissée.

Il a fallu de plus grandes tables d’harmonie, de plus vastes corps sonores. Ce sont ces moyens que les frères Erard ont perfectionnés.

Les piano en clavecin ont un très-grand volume de son. On sait que cette intensité de son est le produit de la percussion des cordes et de la résonnancè du corps sonore; que les doigts, en parcourant le clavier avec une vélocité légère ou forte, opèrent une dépression plus ou moins profonde dont le marteau suit fidèlement l’action, en s’élevant, retombent pour s’élever encore, lorsque la touche est refoulée.

Toutes ces actions successives et coordonnées entre elles exigent un tems donné pour que chaque pièce retourne à sa place.

Mais la succession des sons, souvent rapide comme la pensée, précipite les doigts avec une activité à laquelle la touche paresseuse se prête avec lenteur, et la déclamation musicale devient subordonnée à la docilité de l’instrument.

Ce défaut des grands pianos était tel, qu'un musicien habile avait besoin de faire connaissance avec eux, et de les étudier particulièrement, pour tirer parti de ces touches rétives. La cadence, par exemple, était lourde et difficile.

Plusieurs facteurs avaient tenté infructueusement jusqu’ici de corriger ces défauts. MM. Érard les ont fait entièrement disparaître: ils ont totalement changé le système qui régit les pièces intermédiaires entre la touche et la corde.

Le levier de la touche est coupé en deux leviers dont l’un agit sur l'autre ; le second levier opère la levée du marteau par une espèce de levier continu, formé de deux étriers renversés et très voisins qui se succèdent alternativement, de manière qu’avant que le premier cesse, par son abaissement, d’exercer une action uniforme, le second agit.

Ce mécanisme très-ingénieux peut difficilement se représenter à la pensée avec de simples paroles; il faudrait s’en rendre compte sur l'instrument même. Le brevet d’invention qu’ont obtenu les frères Érard, en contient les détails techniques, et il est accompagné des dessins nécessaires pour l’intelligence de la description.

Quant aux effets, les Commissaires ont trouvé le nouveau Piano infiniment plus sonore que les autres pianos de même force. Ils l'ont essayé, et ensuite entendu toucher, pendant une heure et demie, par M. Dussek, en présence de M. Spontini et de plusieurs autres artistes qui en ont tous porté le même jugement.

De crainte d’avoir été séduits par le magique talent du virtuose qu’ils avaient entendu, les Commissaires ont examiné isolément et à plusieurs reprises l’instrument dans tous ses détails, et ils ont toujours trouvé que la qualité de son était à volonté douce, brillante ou vigoureuse ; que les touches sont d’une sensibilité et d'une égalité parfaites, dans toute l’étendue du clavier, qui pourtant a six octaves.

(La caisse de ces Piano pianos à a un pied de moins (0,027 millimètres) en longueur que les précédens pianos, en forme de clavecins, et il est moins large, quoiqu'il comprenne six octaves complètes; mais la largeur des touches est conservée.)

Jusqu’à présent, la première et la dernière octave des pianos offraient plus ou moins un vice insupportable, celui de donner des sons grêles et criards dans l'aigu, et des sons vagues et confus dans le grave.

Aucun de ces vices ne subsiste dans le nouvel instrument; les basses y ont de la rondeur, de la force et une telle netteté, qu'elles peuvent chanter et jouer la difficulté aussi bien que le medium.

Les sons aigus de la dernière octave gardent le caractère de tout l'instrument. Le clavier est égal, doux; il parle au plus léger contract, et se prête avec sensibilité à toutes les nuances délicates par lesquelles l'artiste peut passer du très-doux au très-fort.

Enfin les Commissaires et les classes ont pensé que ce Piano-Forte est si supérieur à tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour, que MM. Erard qui ont déjà si bien mérité de la France et de l’art, qui ont tout surpassé, se sont surpassés eux-mêmes." Montechi, Les Tablettes de Polymnie, Nummers 1-33, 1811, p. 113-116 - et - Notice des travaux de la Classe des Beaux Arts, 1810, p. 3-9

1811

LES FRERES ERARD CONTRE PLANE (brevet délivré à Erard en 1811) De la législation et de la jurisprudence concernant les brevets d'invention, 1825, p. 274, voir PFEIFFER (°1814)


1812

'Piano à sons soutenus', fait en 1812, par ERARD (*1886)

Brevet de 1812 : "Cette même année (1812), la maison Erard donna le jour à un piano forme colonne; la table d'harmonie formait un cylindre ayant la forme d'une colonne.

Elle était entourée d'une table sur laquelle était fixé le clavier. Un faux clavier régnant autouf de la colonne faisait agir les marteaux par les touches du premier-clavier; les marteaux étaient rangés en forme de limaçons autour du fût." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

Brevet de 1812 : "En 1812, Erard construisit un piano carré, forme trapézoïde, ayant les deux petits côtés rentrants. Il renfermait un cylindre muni d'un pivot à chaque bout; le pivot de gauche passait dans une roue que l'on faisait tourner avec le pied.

Au moyen d'un double levier, dont le bout arrêtait le faux marteau, le bec se trouvait engagé dans la dent du cylindre, alors le son de chaque note était continué par le mouvement du cylindre et l'enfoncement de la touche. Aussitôt qu'on abandonnait la pédale la continuité de son était suspendue." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861  -  et Bulletin des lois de la République française, 01/1812, p. 318-319 (3 brevets)

"4 ° Les Srs Erard frères, facteurs d'instrumens, demeurant à Paris, rue du Mail, auxquels il a été délivré, le 31 janvier 1812, le certificat de leur demande d'un brevet d'invention de quinze ans, pour un piano-forté d'une forme nouvelle ;

5 ° Les Srs Erard fères, demeurant à Paris, rue du Mail, auxquels il a été délivré, le 31 janvier 1812, le certificat de leur demande d'un brevet d'invention de quinze ans, pour la construction d'un autre piano-forté, ayant la forme d'un secrétaire.

8.° Les S. * Erard frères, facteurs d'instrumens, demeurant à Paris, rue du Mail, auxquels il a été délivré, le 4 février 1812, le certificat de leur demande d'un brevet d'invention de quinze ans, pour un piano-forté à son continu." Bulletin der wetten van het Fransche Keizerryk, 1812, p. 16

1815

Brevet de 1815 : "La maison Erard, en 1815, ajouta à son mécanisme un ressort en spiral ou à boudin, au bout duquel on attachait les cordes qui, par ce moyen, se discordaient infiniment moins que par la méthode ordinaire des pointes d'attache.

L'extrémité supérieure de ce reesort était accrochée à une pointe, et son extrémité inférieure recevait le bout de la corde." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

1821

'Piano à double clavier' (voyez brevet) ERARD le fit en 1821 (*1886)  C'est un piano avec deux claviers indépendants, pouvant se jouer l'un vis à vis de l'autre.

'Pianos à sept octaves' vers 1821-1823 (11)

["22." Le S.r Erard (Sébastien), facteur d'instrumens, demeurant à Paris, rue du Mail, n.° 13, auquel il a été délivré, le 26 février dernier, le certificat de sa demande d'un brevet d'importation et de perfectionnement de dix ans, pour une mitre de cheminée avec ses accessoires, appelée par lui cylindre cône fumifuge, propre à empêcher la fumée de se répandre dans les appartemens." Bulletin des lois de la République Française, Volume 12, 1821, p. 351]

Patent of 1821 : "ERARD, Pierre, of Great Marlborough-street, London, for certain improvements on Piano Fortes, and other keyed musical instruments, being communications from a foreigner. Sealed 22nd December, 1821." Newton's London Journal of Arts and Sciences: Being Record of the ..., Volume 14, 1828, p. 27 - ou/or - "Dec. 22, 1821. — Pierre Erard. (Communicated.) Repetition check action for the grand pianoforte." The History of the Pianoforte, Edgar Brinsmead, 1879, p. 202 (archive.org)

"To PIERRE ERARD, of Great Marlborough Street, London, for certain Improvements on Piano-fortes and other keyed Musical Instruments ; being Communications from a Foreigner.

THESE improvements consist of several variations from the ordinary construction of a piano-forte, the first of which is called "a new and improved application of the mechanism for that species of action known under the denomination of the escapement.

Common piano-fortes, without an escapement in their action, or where the sticker, or riser, (this being the name applied to that piece of wood or metal which communicates the motion from the key, when pressed, to the hammer that strikes the wire,) is immoveable, possess the advantages of a great flexibility to the touch ; but, on the other hand, they are defective, on account of the liability of the hammer to rebound or fly up to the string after it has struck it, which prevents its free vibration, and is often destructive of its tone.

In order to remedy such defect, an escapement has been contrived and used in the sticker to let the hammer fall away from the string after it has struck it ; but the advantage which such escaping sticker, or riser, has over that which is without escapement, renders the performer subject to a very great inconveniene ; namely, that of being always obliged to raise up the finger, so that the key may rise to the level of the other keys before it will speak or repeat its note again : for without such elevation of the key, the sticker cannot get again under the hammer to repeat its action.

These difficulties are proposed to be obviated by the present invention, which embraces four objects connected with the action of the key.

The first of these is the application of a spring for the purpose of supporting the weight of the hammer after it has made its blow, and has escaped from its support upon the sticker.

The second is a contact which is brought about between the hammer, near the centre upon which it moves, and the spring lever, connected and supported by such spring, in order to prepare the fall of the hammer when its escapement takes place.

The third is a lever, which, by moving on its centre, effects the escapement of the sticker from under the hammer.

The fourth is a piece so contrived, with an adjusting screw, as to catch the hammer in its fall, and to stop or hold it as long as the key is kept entirely down, so as to prevent the possibility of its rebounding to the wires again, while it releases it by the smallest rise of the finger end of the key.

Plate XIII. fig. 1, exhibits the arrangement of the mechanism of one key of a piano-forte upon the improved plan ; the key being, in this figure, at rest

Fig. 2 represents the same parts in action ; that is, the key being depressed, and the hammer thrown up, the respective letters referring to the sme parts in both figures : a, is the key ; b, is the hammer to which motion is communicated from an intermediate lever, c, by means of the piece, d, called the sticker, which moves upon a joint at bottom.

A staple at e is fixed under the tail of the hammer, and the hammer is also supported by a spring connected to the piece, f, with a screw to regulate its tension. The sticker, acting against the tail of the hammer, raises it every time the key is depressed, as shown at fig. 2, and, by that means, causes it to strike the string.

While this operation is performing, the extremity of the lever, f, comes in contact with the tail of the hammer, very near its pivot ; and, in consequence, the hammer, having now more power to descend, falls, by its own weight, and forces down the piece, f, in opposition to the spring. In that situation the spring has no power or effect upon the hammer, which is supported by the sticker resting against it.

The projecting tail, g, of the sticker now comes in contact with the adjustable stop, k, and, by pressing against which, is forced down, and the sticker is made to escape from under the staple. At the same moment, the hammer falls past the wedge-formed point of the adjustable piece, i, which prevents it from flying up again to the string, and is there kept secure as long as the key remains down.

Connected to the above mechanism is a newly contrived damper, which possesses considerable advantage over those heretofore in use ; namely, that of stopping short the vibration of the wire, by means of a spring : k and l are two small levers, moving upon the same centre, which are kept at a proper distance apart by a spring, and the small hook, m. At the extremity of the lever, k, the rod, n, is attached, which carries the damper up to the string : o, is a rod affixed to the lever, c, and moving with it, which supports the damper.

When the key is depressed, the damper comes down and allows the string to vibrate. To produce the forte with the pedal, or to take off the dampers from the strings, a piece, p, is introduced, which, by the ordinary contrivance of the pedal mechanism, is made to come down upon the levers, k, and to depress the dampers : the small spring between the levers allows k to descend without disturbing the other parts of the mechanism. In order to admit of adjusting the position of the hammers under the strings, a sliding piece, q, forms the hinge joint of the hammer, which is attached to the rail by a screw, so as to be capable of adjustment. The centre of action of the lever, c, is constructed with a similar work of adjustment.

Fig. 3 represents two new modes of holding the strings upon the bridge, which are used at one end instead of the common bridge near the rest pins, as r, fig. 1. These contrivances may be used for two, three, or more strings ; but for the large strings, the pulley, as r, is to be preferred.

It is of great importance to prevent the case and sounding board of the instrument from being distorted, or drawn out of its original shape by the tension of the strings ; to prevent which the following contrivance is proposed : a, fig. 4, is one of a series of metal arches, which are employed as stays to connect the rest-pin-block and the hinder part, or framing of the instrument, at the place which is left for the hammer to come up to the strings.

These arches are attached to the rest-pin-blocks, at one end, by a screw, b ; but, instead of the other ends of the arches being fixed upon a bar extending across the case as usual, they are moounted by plates which are screwed to a sort of comb-formed rails, c, with open spaces between each, which are fixed at their hinder parts to the case of the instrument.

All these rails, c, rest upon the transverse bar, d, from which rise pieces, or blocks, e, shewn in dots which intervene betweem the rails, c, and support the sounding board, f ; by these means the pieces are free from each other, neither the blocks nor the sounding board touching the rails, c, and, hence, the tension of the string cannot strain the sounding board.

Fig. 3 is a new sort of framing to be applied to the curved part of the case of a piano-forte between the bridge, g, and the case, h. It is composed of two pieces of wood, i, i, glued to each side of the sounding board, f, and likewise to the case, h, by which the sounding board is allowed to vibrate freely. These are bound together near the bridge, g, by screws, j, with pipes which pass through apertures in the sounding board.

Fig. 6 represents an additional stop to be moved by a pedal for producing a new effect in the tone and vibration of the instrument. This is contrived to act by a series of levers to be placed, at convenient distances from each other, upon the sounding board, in the space between the bridge, g, and the external case, h. Two of these levers, k, k, are shewn moving upon centres, at l, l, their opposite ends pressing against the bridge, g, when acted upon by the pedals by means of the links or rods, m, m, m, thereto connected.

These levers, when at rest, are retained in the position of the dotted lines, by means of springs or weights applied to any convenient part of the apparatus ; but when brought into action, their rfiction rollers press against the bridge, as shown ; but the effect to be produced thereby is not described in the specification. Inrolled, June, 1822." Newton's London Journal of Arts and Sciences: Being Record of the ..., Volume 4, 1822, p. 230-234 - Imges p. 361

1822

Brevet de 1822 : "Les sieurs Erard frères, facteurs d'instrumens de musique à Paris; brevet d'invention et de perfectionnement de quinze ans, pour la construction d'un piano à échappement d'un nouveau genre." Bulletin de commerce, 14/11/1822, p. 547

"Cette même année 1822, la maison Erard fit paraître son système de double échappement, invention qui peut rivaliser avec le double mouvement de la harpe. Voici un aperçu de ce système : Suspendu par une charnière, le marteau ne reçoit pas directement son action de l'abaissement de la touche, mais il est mis en mouvement, vers la corde, par le moyen d'un levier interm
che.

Ce levier intermédiaire augmente la vitesse et l'action du marteau; il donne plus de vigueur au coup de marteau et assure surtout la solidité du mécanisme en divisant l'effet du choc de la touche avant qu'il arrive au centre du marteau.

Un point d'arrêt est établi dans le mouvement du pilote, monté sur le levier intermédiaire pour opérer l'échappement. L'effet étant produit, le marteau qui a frappé la corde retombe en un point de contact avec le levier intermédiaire, qui le fixe de manière qu'il ne peut ni aboutir à la corde m s'en éloigner.

Ces mouvements accomplis, le doigt n'ayant pas quitté la touche, un levier oblique, monté à charnière sur la tige du support du marteau et mis en contact avec le levier intermédiaire par un ressort, commence une nouvelle action sur le marteau, pour le renvoyer à la corde autant de fois qu'il est nécessaire, à tous les degrés de délicatesse ou de force, obéissant en cela au sentiment de l'artiste, qui peut laisser remonter la touche d'aussi peu ou d'autant qu'il veut." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

Brevets de 1822 : "Le sieur Erard père (Pierre), facteur d'instrumens à Paris; brevet d'importation de dix ans, pour un nouveau barrage applicable aux pianos de tout genre et de toute forme."   Bulletin de commerce, 14/11/1822, p. 547  - 

"BREVET D'IMPORTATION DE DIX ANS, Pour une nouvelle manière de barrer les pianos ou d'opposer la force nécessaire pour résister au tirage des cordes dans toutes les circonstances, applicable aux piauos de toute forme et de tout genre.

Au sieur Erard (Pierre), à Paris. Description. Cette invention a pour objet de mieux faire tenir le piano d'accord, en modifiant l'effet du chaud et du froid sur les cordes métalliques, ou en diminuant l'influence qu'ont sur ces mêmes cordes le gonflement et le renflement des bois dont l'instrument est composé, variations occasionées par l'humidité et la sécheresse de l'atmosphère ou par toute autre cause.

Les moyens employés pour atteindre ce but consistent, en principe, à dégager la charpente de la caisse de l'instrument du tirage des cordes métalliques ; elles n'y sont plus attachées que par un bout, elles sont tendues à l'autre par des barres, plaques ou tubes de cuivre et de fer convenablement adaptés, de manière que les cordes n'éprouvent plus qu'une très légère variation dans leur tension dans le passage du froid au chaud, de l'humide au sec, et vice versa.

L'invention repose principalement sur l'application d'un raisonnement physique : c'est donc sur une idée qu'elle est fondée, idée qui peut être rendue par différens moyens d'exécution ; nous nous contenterons de décrire un de ces moyens. [...]" Description des machines et procédés spécifiés, 1833, p. 147 

"En 1823 [sic], la maison Erard introduisit dans ses pianos une innovation importante, celle du barrage métallique au-dessus du plan des cordes, donnant à la caisse une plus grande solidité et permettant d'employer des cordes d'un diamètre plus fort, ce qui donnait une qualité de son plus ronde et plus puissante." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861)

1825

Newton's London Journal of Arts and Sciences, Volume 12, 1826, p. 413

 

Patent of 1825 : "P. Erard, of Great Marlborough-street, for improvements on pianofortes. Communicated to him by a foreigner residing abroad. Jan. 5, 1825." The New Monthly Magazine and Literary Journal, Part 3, 1825, p. 120

"To PIERRE ERARD, of Great Marlborough Street, in the County of Middlesex, Musical Instrument Maker, in consequence of communications made to him by a certain Foreigner, residing abroad for an invention of certain Improvements on Piano-fortes. [Sealed 5th January, 1825.]

THE first object of the patentee is to give stability to the wood-work of a piano-forte, in order that the tension of the strings may not draw it out of its figure, and thereby injure the correct tune of the instrument ; the second feature, is a peculiar construction of mechanism for effecting the movements of the hammers and dampers, which is founded upon the general principle of "a new and improved application of mechanism, for that species of acton, known under the denomination of the escapement" for which the present patentee obtained His Majesty's Royal Letters Patent, dated 22nd of December, 1821, see our IVth Vol. page 230.

For the accomplishment of the first object, it is proposed to introduce plates of iron in vertical positions between the rest-pin plank, and the key bottom. These plates are to be placed in suitable directions as bracers crossing the case of the instrument, and to be secured to each other by screw bolts, rivets, or other fastenings.

On the bent side of the instrument pieces rising up through the sounding-board are to be attached to the plates, for the purpose of holding screws, the ends of which are to press against the side of the rest-pin plank, in order to form a latteral resistanec to the tension of the strings.

This contrivance may be variously modified, and adopted to every description of musical instruments of the piano-forte kind, the intention being to give stability, and prevent the strings drawing the wood-work out of its proper figure, which is effected by thus increasing the strength of the framing.

In the second part of the invention, it is proposed to place the hammer in a different situation to that of other piano-fortes, yet upon the same principle as described in the former patent, above referred to ; the object of which is to bring the head of the hammer nearer towards the center of the finger-key, and at the same time, remove its fulcrum further from the center.

A section of part of the instrument, with one set of the movements, is shown in Plate X, fig, 2, in which it will be seen, that the operating parts are all mounted on the key, instead of being attached to intermediate levers, as is the case in the mechanical arrangement of almost every other description of piano-forte.

An arrangement of the parts slightly varied in form, but upon the same principle, is also proposed, by which the key is made to strike on the upper side of the string, as in cabinet piano-fortes, and another modification of the same by which the hammer strikes on the front of the string when it is destended in a perpendicular direction, as in upright piano-fortes ; but as these constructions so closely resemble each other, it will not be necessary to extend our description of the several modifications of the invention, as the object above described, is intended to be accomplished in both the latter contrivances. [Inrolled July, 1825.]" Newton's London Journal of Arts and Sciences: Being Record of the ..., Volume 12, 1826, p. 183

1827

Patent of 1827 : "To PIERRE ERARD, of Marlborough-street ; for improvements in the construction of piano-fortes. Communicated by a foreigner. - Dated Feb. 20, 1827. (Six months.)" The Repertory of Patent Inventions: And Other Discoveries and Improvements ..., 1827, p. 192

1830

Brevet de 1830 : "La Maison Erard substitua aux cordes de cuivre employées jusqu'alors dans les basses de piano, des cordes filées en acier, cette substitution rendit les sons plus clairs et plus bruyants.

Cette innovation rendit je crois aussi beaucoup plus distinctif ce timbre métallique qui donne aux instruments d'Erard une qualité précieuse dans les grandes salles, mais un peu trop mordante dans les petits emplacements.

Cette maison présenta également une nouvelle construction de sommier. (B. F.)" Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

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