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BAUDET
à Paris (°1855)

1861

Brevet de 1861 : "393° Le brevet d'invention de quinze ans, dont la demande a été déposée, le 14 février 1861 , au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par le sieur Baudet (Jean-Nicolas-Hubert-Cyrille), facteur de pianos, à Paris, rue des Ecluses Saint-Martin, n° 29, pour un système de cordes pour pianos." Bulletin des lois de la République franc̜aise, 1863, p. 254

1863

Brevet de 1861 : "393. Le brevet d'invention de quinze ans, dont la demande a été déposée, le 14 février, au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par le sieur Baudet (Jean-Nicolas-Hubert-Cyrille), facteur de pianos, à Paris, rue des Ecluses Saint-Martin, n° 29 pour un système de cordes pour pianos." Bulletin des lois de la République franc̜aise, Volume 2, N° 1034-1079, 1863, p. 665

1867

'Piano-Quatuor' et 'Piano-Violon' en 1865 : Instrument inventé par M. BAUDET, et imitant le violon, l’alto, le violoncelle et la contrebasse. C’est le principe du cylindre enduit de colophane, mais attaquant la corde par des crins qui frottent les cordes - Dictionnaire des instruments de musique, Jacquot, 1886

"L'instrument de M. Baudet, exposé en 1867, présente l'aspect d'un piano droit ordinaire. Les cordes sont établies de la même façon, en métal, mais filées spécialement atin de produire des sons particuliers. Le clavier n'est autre que celui connu de tout le monde. La difficulté à résoudre était de faire résonner, à l'aide d'un archet unique, toutes ces cordes placées sur un même plan.

Il fallait, non-seulement pouvoir les attaquer séparément, mais aussi en faire résonner plusieurs ensemble; en un mot. il était nécessaire que l'archet et les cordes obéissent à toutes les fantaisies dela main qui se promène sur un clavier. Voyons comment M. Baudet a résolu son problème:

Et, d'abord, il ne pouvait pas songer à un archet comme celui des violonistes. Il s'est inspiré des rouleaux de Jean Haynd, mais ne prenant de l'idée que ce qu'elle avait de bon, il a allongé un rouleau, un seul, sur toute la largeur de l'espace occupé par les cordes. Ce rouleau, en bois uni, est enduit de colophane.

Il est retenu de chaque côté dans une ouverture cylindrique, et, à l'une de ses extrémités, il est armé d'une double poulie sur laquelle sont enroulées des cordes qui le font tourner au moyen de pédales mues par les pieds de l'exécutant. Ces pédales sont semblables à cettes d'un harmonium.

Le rouleau il tourne donc sans interruption, car le système des pédales est calculé pour obtenir une rotation très-régulière.

Arrivons a l'objet principal, le moyen d'avoir des points de contact, simultanément ou séparément, entre le rouleau B et les cordes C. Là réside toute l'invention. Comme le représente la figure, chacune des cordes est armée d'une espèce de pinceau en crin V, qui passe au-dessous du rouleau. Chaque louche, au lieu d'un marteau, est munie d'un levier L, portant à sa partie supérieure une baleine B, qui affleure le pinceau.

Si on soulève la touche, la baleine B soulève le pinceau et le fait toucher au rouleau, en appuyant un peu en deçà du point de contact du rouleau. Le rouleau met le pinceau en- vibration, et ce dernier communique la vibration à la corde à laquelle il est attaché.

Il est inutile de démontrer qu'on peut faire vibrer ainsi le nombre de notes que l'on veut, en appuyant sur plusieurs touches à la fois. L'expression, sur cet instrument, dépend de la pression du doigt sur la touche. Plus on appuie, et plus la baleine presse le pinceau sur le rouleau, et plus, alors, le son est dur et puissant.

Cette invention n'est pas sans mérite, mais M. Baudet n'a construit encore qu'un seul instrument.

Son piano quatuor fonctionne bien, cependant l'audition ouvre le champ aux observations. Le piano-archet étant destiné à reproduire les effets du violon et du violoncelle, doit avoir les sons agréables.

Or, ici les basses sont passables parce que le chant expressif ne se dessine pas dans un morceau sur cette partie du clavier. Le medium est déjà dur; le haut est criard et détestable. L'inventeur a trouvé les moyens d'arriver an but, mais cela ne suffit pas.

Qu'il cherche, qu'il combine la matière de ses cordes et de ses pinceaux, de manière à nous faire entendre des sons pleins, moelleux et chantants comme ceux du violon, au moins approximativement.

Son instrument ne sera jamais accepté avec ses médiocres qualités actuelles. Le jury n'a pas même vu le piano-archet dans sa promenade à travers les pianos. On peut dire que c'est d'une insouciance inqualifiable !" Etudes sur l'exposition de 1867 ou les Archives de l'industrie au ..., Volume 3, Eugène Lacroix, 1867, p. 226

Un autre texte sur cet invention dans La musique à l'Exposition universelle de 1867, Pontécoulant, p. 128-133

1874

Brevet de 1874 : "103,567. Brevet de quinze ans, 21 mai 1874; Baudet, représenté par Le Blanc, à Paris, rue Sainte-Appoline, n°2. Application aux pianos d'une disposition mécanique permettant aux petites mains d'enfants de jouer comme on le fait sur les claviers ordinaires." Bulletin des lois de la République française, 07/1875, p. 50 (Gallica)

Le piano archet dans : La musique, les musiciencs, et les instruments de musique chez les ..., Jean Pierre Oscar Comettant, p. 692-693

1882

Brevet de 1882 : "148.359. Brevet de quinze ans, 11 avril 1882; Baudet, représenté par Le Blanc et Pagès, à Paris, rue Sainte-Apolline, n° 2. - Perfectionnements dans la construction des pupitres extensibles pour pianos." Bulletin des lois de la République française, 07/1883, p. 496 (Gallica)

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Pour les références voyez
pianos français 1850 - 1874


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